Hôtel d'Angleterre – Genève
Sur les pas de mère Nature

Atypique? La «Luvorene Quatre Saisons » l'est sans aucun doute. La poésie en plus. Fille de la montre de poche «Quatre Saisons Carrosse», cette montre-bracelet mécanique à remontage manuel reprend le boîtier de son aînée, qu'elle renverse d'un quart de tour de manière à positionner à 3 h sa caractéristique saillie en arceau cerclant le balancier. Egalement déclinée suivant les quatre saisons, elle reprend aussi les quatre ors distinctifs: or vert pour le printemps, jaune pour l'été, rouge pour l'automne et blanc pour l'hiver. Avec, à chaque fois, un décor différent symbolisé par un élément chapeautant le balancier: fleur, soleil, feuille et flocon de neige. Eléments auxquels est associé un code couleur. En revanche, ce qui ne varie pas, ce sont les deux ouvertures sur le cadran, en forme de cloches, ainsi que la petite seconde à 1 h 30, l'indication des phases de lune par une aiguille à 4 h 30, les jours à 9 h et la couronne de remontoir à 9 h. Une montre qui «marque le premier pas des futures collections Vincent Bérard vers une ‘‘haute couture'' horlogère destinée essentiellement aux femmes».
"Nous avons personnellement livré nos premières montres en octobre, directement au poignet des clients. Les détaillants n'ont pas de modèles. Notre gamme ne compte que très peu de pièces et cette année, toute la production va partir. Nous n'avons pas d'annulation. Bien que les clients soient plus prudents et qu'ils ne commandent pas beaucoup, ils continuent tout de même. Ce qu'ils recherchent, c'est plus de substance, des montres issues de manufactures. Or, s'il est vrai que nous avons des sous-traitants – à mon sens, les meilleurs –, nos mouvements sont en grande partie faits maison et nos modèles sont différents des autres. Aujourd'hui, Vincent Bérard représente plus d'une quinzaine de collaborateurs, mais nous comptons bien atteindre la vingtaine. Donc, pas de crise pour le moment chez nous. Ni de marché gris d'ailleurs, puisque nous ne sommes pas une marque connue et que nous travaillons avec les meilleurs détaillants au monde."Tribune des Arts - Janvier 2009 - No 368