| «Même si je discerne des facteurs d'inquiétude (les bourses malmenées, le dollar trop faible, le pétrole trop haut), je reste optimiste pour l'année qui vient. Il faut être raisonnable: quand on a connu des progressions annuelles de l'ordre de 20%, on peut accepter de ne plus faire que 5% ou 10% de croissance sans pour autant parler de «crise»! Aller moins vite, ce n'est pas reculer. Un peu plus de stabilité en termes de croissance aiderait sans doute à stabiliser un marché horloger qui est assez agité… Il n'y a pas encore de vraie «crise économique » et nos clients riches restent aussi riches que nombreux, mais on peut néanmoins anticiper un léger coup de frein. Audelà d'une année, nous n'avons pas assez de visibilité, mais ce n'est pas une raison pour faire preuve de pessimisme… » Georges-Henri Meylan, administrateur-délégué d'Audemars Piguet. |
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Hommage à la musique
L'idée est belle: une «minuterie» qui alterne, autour du cadran, touches de nacre blanche et touches noires. D'où le nom de la «Pianoforte», qui se pose en hommage à la musique et plus particulièrement au piano. La force du contraste noir/blanc donne beaucoup de personnalité à cette montre, qui bénéficie également de l'intéressant boîtier ovale de la collection «Millenary». Quand les diamants (311 pierres) viennent rehausser cette esthétique, en l'assortissant à un superbe bracelet en crocodile noir, on touche à une forme de quintessence haute horlogère, absolument précieuse et si masculine qu'il serait impossible que les femmes ne s'en emparent pas!
Dans le sillage du Ladycat
Audemars Piguet dédie ce chronographe «Royal Oak Offshore» à l'équipage féminin du Ladycat, dont il reprend les couleurs rose fuchsia et noir, un des contrastes les plus dynamiques de la palette chromatique. On est ici dans l'élégance sportive par excellence, avec un chronographe en acier, dont la lunette est surmoulée de caoutchouc rose et sertie de 32 diamants. Le cadran noir, guilloché en «grande tapisserie», est éclairé par les index en applique fuchsia et les cadrans argentés d'une montre automatique qui reste malgré tout fonctionnelle. Au choix: bracelet en caoutchouc rose ou en crocodile rose doublé d'alcantara noir. Mais il n'y en aura pas pour toutes les admiratrices de Ladycat, puisque cette série nautique – univers où Audemars Piguet dispose de solides références – ne sera réalisée qu'à 150 exemplaires.
Impertinence veloutée
On ne présente plus la collection «Royal Oak», qui avait inventé, voici trente-cinq ans, l'idée du «sport élégant», ni la «Royal Oak Offshore», qui a appris le caoutchouc noir aux montres de luxe. Au féminin, le contraste entre l'audace des matériaux, la permanence du design et la tradition mécanique est encore plus impertinent. Le nouveau chronographe «Lady Royal Oak Offshore» propose ainsi un boîtier en or rose serti de 323 diamants taille brillant, un mouvement automatique, un cadran nacré guilloché dans le style «grande tapisserie» et un bracelet «vulcarboné» blanc, très doux au toucher.
Bouquet printanier
Pour consoler celles qui arriveraient trop tard pour les «Ladycat» fuchsia, quelques nouvelles «Royal Oak» féminines sont proposées ce printemps. Avec ce qu'il faut d'or rose, de diamants, de nacre et de bracelets en caoutchouc (en blanc ou en couleur) pour séduire les plus exigeantes. La «Lady Royal Oak» se présente alors munie d'un boîtier en or rose dont la lunette est sertie de 32 diamants, plus un saphir cabochon translucide sur la couronne. Le cadran couleur chocolat étant assorti au bracelet de la même teinte (mouvement à quartz).
En vitrines
Sous la houlette d'un Georges-Henri Meylan plus souverain que jamais, Audemars Piguet s'offre de nouvelles vitrines pour sa collection de boutiques à travers le monde. Voici quelques semaines, c'était Paris, rue Saint- Honoré, entre place Vendôme et rue Royale, avec une série spéciale «France» (tricolore) de la «Royal Oak». Il y a quelques jours, c'était le vaisseau amiral de la flotte, place de la Fusterie, à Genève: un immense espace pour découvrir l'univers Audemars Piguet au coeur de la capitale de l'horlogerie internationale. Dans quelques semaines, on attend l'ouverture des boutiques de Taïwan (mai) et de Madrid (septembre), cette dernière comprenant un café qui deviendra vite le rendez-vous des collectionneurs madrilènes.
Tribune des Arts - No360 - Avril 2008