Le tourbillon n'est pas une marque

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L'horlogerie aujourd'hui est tout sauf plate. Avec des montres lourdes, épaisses et donc quelque peu encom­brantes au poignet. Mais 2008 restera, incontestable­ment, l'année des tourbillons pas comme les autres, qui tournent dans tous les sens, sur plusieurs axes et dans toutes les positions.

LES PROPOS DE GABRIEL

Le tourbillon n'est pas une marque

Basel World ouvrant ce ma­tin même, des milliers de personnes vont pouvoir dé­couvrir jusqu'au 10 avril dans la cité des bords du Rhin, les dernières productions en matière d'horlogerie, les complications et les tour­billons les plus inattendus, mais aussi des bijoux et des joyaux. La Suisse ne faillit pas à sa réputation puisque pas moins de 407 marques suisses - horlogerie, bijoute­nouvelles rie et produits apparentés ­sont présentes. En tête, Patek Philippe bien sûr, toujours de grande classe, Rolex, à la technologie parfaite. Mais je n'aurais garde d'oublier Jean­-Claude Biver, si présent dans de nombreuses opérations aux quatre coins du monde, et dont la plus importante est sans conteste l' Euro-Foot en juin. Le grand patron de la marque Hublot est incon­testablement le roi du mar­keting! Je suis impressionné par l'arrivée en force de l'horlo­gerie chinoise avec plus de 150 marques de bonne qua­lité mais qui manquent par­fois de finition. Mais, j'en suis persuadé, le tir sera vite corrigé, et dans deux à trois ans, nous assisterons àune montée en force de ces mê­mes marques. L'horlogerie aujourd'hui est tout sauf plate. Avec des montres lourdes, épaisses et donc quelque peu encom­brantes au poignet. Mais 2008 restera, incontestable­ment, l'année des tourbillons pas comme les autres, qui tournent dans tous les sens, sur plusieurs axes et dans toutes les positions. On en entend tellement parler que certains croient même que c'est une marque alors que c'est un échappement! L'hor­logerie a donc gagné de dimensions, non seulement en largeur avec la mode des montres pour athlètes au poignet, mais aussi en profondeur et en épaisseur. Verticaux, orbi­taux, perpendiculaires ou tubulaires, ces nouveaux tourbillons défient l'entende­ment et nous poussent à reconsidérer notre approche du temps. Mais la grande question, à Bâle, c'est la date des salons. Faut-il se retrouver au prin­temps, comme cette année, ou en janvier, comme l'ont décidé les marques du SIHH pour 2009? Des marques présentes à Bâle préfére­raient, semble-t-il, que le début de l'année horlogère coïncide avec le début de l'année civile. Certaines le prouveront en faisant acte de présence à Genève en janvier 2009, pendant l'édition du SIHH.
J'ai compté qu'au moins soixante marques organise­ront alors quelque chose à Genève, dans leur boutique, dans leur manufacture, dans les hôtels, ou alors dans leur «base» genevoise, comme les marques du Swatch Group, au pont de la Machine . Nicolas Hayek a sans doute déjà prévu de nombreux cocktails dans ce cadre de rêve. Beaucoup d'entre elles revenant ensuite à Bâle quel­ques semaines plus tard, les budgets consacrés aux salons vont sans doute exploser. Ce qui fait que chacun s'inter­roge sur ces salons horlogers à répétition, qui se suivent et parfois se chevauchent. Mais il ne faut pas oublier, et je ne me lasse pas de le répéter, que cette grande manifesta­tion fait vivre Genève. Avant, pendant bien sûr, mais aussi après. Hôtels, banques, arti­sans et jusqu'aux chauffeurs de taxi. Dès lundi prochain et jusqu'au samedi inclus, le SIHH ouvre ses portes aux rêves les plus fous. Que, comme d'habitude, je vous ferai partager jour après jour. SOURCE : Tribune de Genève (3 avril 2008)