Genève ne semble pas vraiment touchée par la crise. Ouverte sur le monde entier, elle joue en effet un rôle à part dans l'économie mondiale. Et les résultats des dernières ventes aux enchères de montres sont bien là pour prouver que tout ne va pas si mal que ça. Je comprends que l'on puisse éprouver un sentiment d'angoisse face à l'avenir. Mais est-il toujours vraiment justifié? Je me permets d'en douter.

François-Paul Journe
Comme ne cesse de le répéter mon ami Patrick Cremers, de A l'Emeraude à Lausanne, on commence à mieux respirer. Et ce, depuis début novembre. Les chiffres se remettent à monter. Car on est de plus en plus à la recherche de beaux produits, au top, de qualité absolument irréprochable, comme les montres rares et aux belles complications, qui viennent de trouver preneur à Genève.
A mon avis, tout est question de température. Or, elle n'est pas si mauvaise que ça. Et elle se vérifiera une fois de plus pour les fêtes de fin d'année. Les grandes marques n'ont aucun souci à se faire. Leurs résultats sont positifs malgré tout, surtout quand ces marques offrent une jolie histoire et du rêve. Je rappelle que notre ville est fière d'abriter les marques les plus prestigieuses dans tous les domaines, mais surtout en horlogerie et joaillerie avec des boutiques qui sont parmi les plus belles du monde. Ce qui est normal quand on sait que les collectionneurs sont de plus en plus riches et que les gens fortunés cherchent toujours le refuge de l'argent. De toute façon, on peut toujours fêter Noël de façon plus sobre, sans bijou!
Les grandes marques s'en sortiront quoi qu'il arrive, je ne cesse de le répéter. Le Grand Prix d'horlogerie de Genève, décerné la semaine passée et qui a couronné mon grand ami, François-Paul Journe, a aussi rassuré un peu tout le monde, en démontrant que tout ne va pas si mal que ça au royaume de l'horlogerie.
GABRIEL TORTELLA Source: Tribune de Genève - 20 novembre 2008