La bataille océanique de Sea Shepherd

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La marque met toutes ses forces dans la protection de l'environnement. Sur les mers, elle soutient actuellement l'action de l'organisation connue, entre autres, pour combattre les baleiniers illégaux.

WORLDTEMPUS – 12 avril 2010

Louis Nardin

Baselworld ne rime pas toujours avec strass, allées scintillantes et discours policés. Assister à la conférence de presse de Paul Watson organisée par la marque Tempus Computare constituait effectivement un contraste saisissant. A la tête de Sea Shepherd, une organisation non gouvernementale qu'il a lui-même fondée en 1977, ce capitaine frondeur lutte contre la destruction des océans. Il dispose pour cela de plusieurs navires qui sillonnent le globe en permanence et use de méthodes parfois musclées pour arriver à ses fins. «Un hiver, nous avons coulé la moitié de la flotte baleinière islandaise dans les ports où les navires étaient stationnés», indique-t-il comme fait d'arme.

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S'appuyant sur la Charte mondiale de la nature de l'ONU et de plusieurs traités internationaux, Paul Watson entend empêcher le pillage des océans et préserver des espèces en voie d'extinction telle le requin, la baleine ou le thon rouge qui occupera tout son été qu'il passera, entre autres, à détruire des filets illégaux en Méditerranée. D'ailleurs, il vient de recevoir le soutien d'un particulier détenteur d'un hydravion légendaire, le Catilina 9767, que ce dernier met à disposition pour des missions de repérage et de promotion lors de cette mission baptisée «Operation blue rage.»

Tempvs Comtvtare_328053_1Marque militante

Marque militante née d'un coup de sang et de tête – lire l'article de l'Agefi sur le sujet -, Tempus Computare a donc présenté à Bâle un modèle en l'honneur de Sea Shepherd. Vendu 13'000 francs taxes comprises, il s'en est déjà écoulé à 20 exemplaires sur les 100 que compte la série, et cela principalement en Asie et en Europe. Comme pour toute montre produite par Tempus Computare, 30% du produit des ventes iront directement à l'ONG. «Baselworld a été à la hauteur de nos attentes puisque nous avons, entre autres, noué des contacts avec plusieurs marchés, l'Europe et l'Asie restant toujours nos principaux débouchés, note Nicolas Jeanson, cofondateur de la marque. Actuellement, il ne reste à vendre que 30% des pièces de nos deux premières collections, un résultat très encourageant.»

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Quatre prochains modèles sont déjà à l'étude dont un en faveur de l'association française Terre d'abeilles qui s'engage pour la préservation de cet insecte indispensable à la vie terrestre par son rôle de pollinisateur. Doté d'une carrure sculptée partiellement en bois, elle sera limitée à 70 exemplaires et dévoilée au GTE – Geneva Time Exhibition – en janvier 2011. Une seconde pièce sera dédiée à la protection des dauphins et dédiée au travail de Ric O'Barry, dresseur du célèbre dauphin de la série Flipper et connu pour avoir participé à la réalisation du documentaire «La baie de la honte» évoquant le massacre annuel de centaines de dauphins dans la baie japonaise de Tiaji. Deux autres montres sont également en préparation et viendront également enrichir le catalogue 2011.

L'Omega de Paul Watson.

Le capitaine a, quelque part, déjà l'habitude de porter de la belle horlogerie suisse. Membre du Media and arts advisory board et ancien James Bond, Pierce Brosnan lui a en effet offert un modèle Omega qu'il possède toujours.