Dans un entretien à la Süddeutsche Zeitung (Munich, Allemagne), le président fondateur du Swatch Group explique pourquoi il n‘est pas intéressé par le rachat des marques du groupe Egana, ni par celles de Peace Mark. Il confirme son actuelle passion pour l‘écologie automobile et prouve qu‘il reste, à presque 80 ans, un des entrepreneurs les plus dynamiques du vieux continent.

L‘interview d‘Elisabeth Dostert en quelques points-clés : « Beaucoup d‘erreurs de gestion autour de ces dernières années pour Junghans : racheter la marque n‘aurait aucun sens pour nous ». « Je ne veux plus racheter les canards boiteux de l‘industrie horlogère ». Les purs investisseurs financiers ne pensent qu‘à l‘argent, aux profits rapides et à tout prix, sans se préoccuper des produits et des investissements à long terme. Je ne dois rien à personne et je ne suis pas tenir d‘avoir une forte rentabilité à court terme : je vise des bénéfices raisonnables en augmentant les emplois et en construisant des usines ». « Ni le groupe Peace Mark, ni Soprod, ni Milus ne m‘intéressent : le Swatch Group est déjà le numéro un mondial avec 162 usines et 19 marques ». « Les erreurs de gestion de Peace Mark sont beaucoup plus graves que celles de Junghans (groupe Egana) : ils ont voulu grandir trop vite et ils ont acheté des positions à n‘importe quel prix ». « L‘Europe reste un des meilleurs marchés du monde : nous pourrions nous y intéresser à un réseau de détaillants, dans l‘esprit de notre partenariat avec le Rivoli Group (Dubaï) ». « Sur le marché américain, un des nos principaux marchés, nous allons profiter de notre partenariat avec Tiffany ». Nicolas Hayek a fondé l‘entreprise Belenos (du nom du dieu solaire des Celtes), avec le Swatch Group (majoritaire), la Deutsche Bank, George Clooney, l‘Ecole polytechnique de Lausanne (EPFL) et d‘autres investisseurs, dont et l‘ancien astronaute Claude Nicollier, parce qu‘il croit à l‘avenir de la « voiture verte » respectueuse de l‘environnement : il se réjouit du succès de la Smart, voiture dont il avait créé le concept. Ayant investi une cinquantaine de millions de francs (suisses), le président du Swatch Group croit à l‘avenir des voitures à énergies non-fossiles, fonctionnant avec des piles à combustible ou à l‘énergie solaire : un accord de partenariat aurait été signé avec un grand constructeur automobile, avec une mise sur le marché dans les deux ou trois ans à venir. Belenos ne devrait pas être introduit en Bourse (on sait que Nicolas Hayek ne porte ni le système des bourses, ni les boursiers dans son coeur).
Synthèse : G.P.
SOURCE : Süddeutsche Zeitung, 11 septembre 2008, en allemand (cliquez sur le masque du dieu Bélénos ci-dessous)...
