Nick Hayek a réitéré sa "confiance" pour l'ensemble de l'année.
Romandie News - 31 mars 2009
afp/rp
La situation dans le secteur horloger, frappé par la crise financière, s'est améliorée en mars grâce à une reprise des commandes, a estimé lundi le directeur général du groupe Swatch, Nick Hayek, qui a réitéré sa "confiance" pour l'ensemble de l'année.
Le mois de mars "nous a confirmé que la situation s'est améliorée" et que "les détaillants ont recommencé à commander", a précisé le patron du numéro un mondial de l'horlogerie.
"On ne parle plus d'annulation de commandes de l'ordre de 50% à 60%", a-t-il souligné en marge de Baselworld, plus grand salon mondial de l'horlogerie et de la bijouterie, qui se tient jusqu'à mercredi à Bâle.
"Certains détaillants achètent plus, pareil ou de 15% à 20% de moins" que l'année précédente, a ajouté M. Hayek, selon lequel cette tendance confirme "une reprise".
Même s'il faut attendre le milieu de l'année pour confirmer cette tendance, "nous avons de bonnes chances que la situation se stabilise et que la deuxième partie de l'année nous permette de récupérer une partie du retard que nous avons pris en janvier et février", a-t-il poursuivi.
Après 21% en 2008, Swatch a vu sa marge d'exploitation passer entre 12% et 15% sur les premiers mois de l'année. "C'est suffisamment d'argent pour financer les investissements, produire et mettre de +cash+ de côté", selon M. Hayek.
Pour le patron du leader mondial du secteur -- qui détient un large portefeuille allant de l'entrée de gamme avec Swatch au luxe avec Breguet -- "les six premiers mois de l'année vont être en dessous de l'année d'avant" où le groupe avait enregistré un chiffre d'affaires de 2,8 milliards de francs suisses (+8,6%).
Sur l'ensemble de 2009, les ventes devraient également être plus faibles, mais "même si en fin d'année on ferait 8% à 10% de moins (de chiffre d'affaires) on ferait encore mieux qu'en 2007", a indiqué le patron de Swatch.
En 2008, les ventes étaient ressorties quasiment stables à 5,7 milliards (+0,5%).
Pour le patron de Swatch, les clients ne boudent pas les montres. "Le consommateur continue à acheter", mais les détaillants "ont été pris de panique" et ont réduit leurs stocks.
"En mars, le consommateur continue à acheter, les stocks diminuent (...) et le détaillant va devoir continuer à acheter et, lentement, la situation va se normaliser", a constaté M. Hayek.
Face au raffermissement du franc suisse, qui a coûté à Swatch 230 millions en 2008, le groupe compte dans l'immédiat attendre. "On ne peut pas faire des augmentations de prix tels quels", en répercutant les changements de taux sur les prix.
"On attend le plus longtemps possible et après on fait des ajustements de 5%, 10%", selon M. Hayek.
Alors que la liste des entreprises touchées par le recul des commandes ne cesse de s'allonger en Suisse, Swatch ne prévoit pas de licenciement ou de chômage technique.
"Il y a beaucoup d'autres moyens que vous pouvez prendre avant de licencier", a estimé le directeur général.
Touché par la crise économique, la Suisse -- numéro un mondial du secteur -- a vu ses exportations horlogères chuter de 22,4% en février après plusieurs années de hausse effrénée.
Dans la Confédération, les spécialistes du secteur tablent sur une baisse des exportations de 20% au premier semestre 2009.
afp/rp
La situation dans le secteur horloger, frappé par la crise financière, s'est améliorée en mars grâce à une reprise des commandes, a estimé lundi le directeur général du groupe Swatch, Nick Hayek, qui a réitéré sa "confiance" pour l'ensemble de l'année.
Le mois de mars "nous a confirmé que la situation s'est améliorée" et que "les détaillants ont recommencé à commander", a précisé le patron du numéro un mondial de l'horlogerie.
"On ne parle plus d'annulation de commandes de l'ordre de 50% à 60%", a-t-il souligné en marge de Baselworld, plus grand salon mondial de l'horlogerie et de la bijouterie, qui se tient jusqu'à mercredi à Bâle.
"Certains détaillants achètent plus, pareil ou de 15% à 20% de moins" que l'année précédente, a ajouté M. Hayek, selon lequel cette tendance confirme "une reprise".
Même s'il faut attendre le milieu de l'année pour confirmer cette tendance, "nous avons de bonnes chances que la situation se stabilise et que la deuxième partie de l'année nous permette de récupérer une partie du retard que nous avons pris en janvier et février", a-t-il poursuivi.
Après 21% en 2008, Swatch a vu sa marge d'exploitation passer entre 12% et 15% sur les premiers mois de l'année. "C'est suffisamment d'argent pour financer les investissements, produire et mettre de +cash+ de côté", selon M. Hayek.
Pour le patron du leader mondial du secteur -- qui détient un large portefeuille allant de l'entrée de gamme avec Swatch au luxe avec Breguet -- "les six premiers mois de l'année vont être en dessous de l'année d'avant" où le groupe avait enregistré un chiffre d'affaires de 2,8 milliards de francs suisses (+8,6%).
Sur l'ensemble de 2009, les ventes devraient également être plus faibles, mais "même si en fin d'année on ferait 8% à 10% de moins (de chiffre d'affaires) on ferait encore mieux qu'en 2007", a indiqué le patron de Swatch.
En 2008, les ventes étaient ressorties quasiment stables à 5,7 milliards (+0,5%).
Pour le patron de Swatch, les clients ne boudent pas les montres. "Le consommateur continue à acheter", mais les détaillants "ont été pris de panique" et ont réduit leurs stocks.
"En mars, le consommateur continue à acheter, les stocks diminuent (...) et le détaillant va devoir continuer à acheter et, lentement, la situation va se normaliser", a constaté M. Hayek.
Face au raffermissement du franc suisse, qui a coûté à Swatch 230 millions en 2008, le groupe compte dans l'immédiat attendre. "On ne peut pas faire des augmentations de prix tels quels", en répercutant les changements de taux sur les prix.
"On attend le plus longtemps possible et après on fait des ajustements de 5%, 10%", selon M. Hayek.
Alors que la liste des entreprises touchées par le recul des commandes ne cesse de s'allonger en Suisse, Swatch ne prévoit pas de licenciement ou de chômage technique.
"Il y a beaucoup d'autres moyens que vous pouvez prendre avant de licencier", a estimé le directeur général.
Touché par la crise économique, la Suisse -- numéro un mondial du secteur -- a vu ses exportations horlogères chuter de 22,4% en février après plusieurs années de hausse effrénée.
Dans la Confédération, les spécialistes du secteur tablent sur une baisse des exportations de 20% au premier semestre 2009.

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