Le président du conseil d'administration du groupe Swatch obtient le Prix de l'innovateur de l'année par The Economist , dans la catégorie des produits de consommation, pour avoir revitalisé l'horlogerie suisse durant les années 80, battant les Japonais à leur propre jeu et créé le plus grand groupe au monde, avec le quart du marché. D'autres géants de l'économie sont également primés. A la parution de son dossier trimestriel sur la technologie, le magazine honore, dans la catégorie «innovation sociale et économique», Hernando de Soto, fondateur de l'Institute for Liberty and Democracy, pour son combat en faveur des droits de propriété et du développement économique. Dans la communication, le prix va aux fondateurs de Skype, système de téléphonie gratuite par ordinateur, dans l'énergie et l'environnement à Johannes Poulsen, l'ancien CEO de Vestas, un grand groupe dans l'énergie éolienne.
Dossier sur les limites du concept de liberté
La NZZ consacre son mensuel Forum à la liberté, illustré de photos de Wim Wenders. Sous l'angle économique, le quotidien analyse ce que certains perçoivent comme un avantage dans le contexte de mondialisation, l'absence de liberté politique en Chine et en Russie. Le concept change de visage d'un continent à l'autre. Aux Etats-Unis, la liberté doit être physiquement vécue et respirée par ses individus, en Europe occidentale elle est collective. D'ailleurs, l'Europe occidentale n'est plus son refuge. Sous maints aspects, elle est davantage défendue en Europe centrale. Tant de tabous et d'interdictions de pensée se sont imposés à l'Ouest. Même un débat sur la flat tax est impensable dans nos contrées alors que le projet a été appliqué dans plusieurs pays. Et bientôt on se demandera si notre continent peut être libre s'il dépend pareillement du gaz russe. Sur la base du chapitre fiscal, la NZZ penche pour un ton bien pessimiste.
L'importance psychologique de certaines statistiques
Pour la première fois depuis des années, l'indice PMI est passé sous la barre des 50 aux Etats-Unis, note Gene Epstein, dans le Barron's . Au-dessus de cette barre, l'économie est en expansion, en dessous en contraction. Le journal critique cette perception. Le PMI a annoncé trop de récessions qui ne se sont pas réalisées. En outre, il a prévu une contraction en mai 95, juin 98 et novembre 2002, soit à l'aube d'une expansion. En réalité, pour le PMI, la limite entre expansion et contraction devrait être plutôt à 47. L'économiste appuie donc Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, qui salue le ralentissement et prévoit une expansion modérée.
Un regard différencié sur le private equity
Qualifié de sauterelles par le socialiste Müntefering, le private equity avait besoin d'un regard plus scientifique. C'est chose faite avec Daniel Schäfer, journaliste, qui publie Die Wahrheit über die Heuschrecken (Frankfurter Allgemeine Buch). Uniquement en Allemagne, le secteur emploie 800 000 personnes. L'auteur souligne le risque systémique, lié à l'engagement de sommes considérables. Il se penche sur l'économie du secteur, «les agents du changement», selon les termes de la NZZ, et sur le rôle trouble des politiciens et syndicalistes à son égard.
Le Temps / Emmanuel Garessus/ www.letemps.ch