WORLDTEMPUS - 1er juillet 2010
Propos recueillis par Mathilde Binetruy

Jean-Daniel Pasche © Fabrice Eschmann/Worldtempus.com
Comment avez-vous appris le décès de Nicolas Hayek ?
Par un ami journaliste très bien renseigné.
Il a réalisé de grandes choses pour l'horlogerie suisse, quelle est selon vous la plus emblématique ?
La plus grande chose que M. Hayek ait réalisée est d'avoir redonné confiance à une grande partie de l'industrie horlogère suisse en l'amenant à se battre sur un terrain auquel elle ne croyait plus.
Il a aussi pris des décisions contrastées qui lui ont valu des inimitiés dans le milieu des sous-traitants. Qu'en pensez-vous ?
Lorsqu'on prend des décisions à la tête d'un groupe qui occupe des positions stratégiques dans tous les secteurs de l'horlogerie, on provoque forcément des mécontents. Il faut aussi dire que la façon d'appréhender les choses diffère selon le positionnement dans le marché.
A votre avis, qui peut aujourd'hui lui succéder au titre de figure de l'horlogerie ?
La fonction n'existe pas formellement, il ne faut dès lors pas chercher un successeur à M. Hayek dans ce rôle. Cependant, l'horlogerie suisse compte des personnalités de premier plan qui savent assurer le développement de leurs entreprises et par conséquent celui de l'horlogerie suisse.