Le SIHH reste un club privé

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La halle 6 n'offre pas les conditions pour pouvoir s'agrandir.

Le SIHH (Salon international de la haute horlogerie), dont la 13e édition se déroulera à Genève du 7 au 14 avril, est devenu, au fil des ans, le passage obligé de l'horlogerie de haute qualité tout en demeurant un club très fermé.

Seules 16 marques, dont 11 du groupe Richemont, exposent cette année à Palexpo, deux de moins que l'année dernière, Perrelet et Bovet ayant décidé de dévoiler leurs modèles dans leurs propres locaux. Pourtant, le comité du SIHH avait annoncé que, dès la mise en service de la fameuse «halle 6», il envisageait de s'ouvrir aux marques prestigieuses qui attendent à sa porte. «Nous avons longuement étudié les possibilités de la halle 6, expliquent Rodolphe Huser et Fabienne Lupo, et nous nous sommes aperçus qu'elle ne peut pas être louée de manière indépendante, tant son accès, ses services ou la possibilité d'assurer une sécurité optimale ne sont pas satisfaisants. Comme Palexpo, dans son entier, est encore beaucoup trop grand pour nous, nous avons décidé de rester dans la halle 7 malgré sa forme allongée peu pratique.

Sécurité optimale

«La halle 7 possède en effet un restaurant panoramique, ce qui n'est pas le cas de la halle 6, un parking direct, une entrée de prestige proche de l'aéroport, une excellente infrastructure, ainsi que la possibilité d'assurer une sécurité optimale».

Cette année, le comité du SIHH a été particulièrement attentif à la sécurité puisque, non seulement tous les visiteurs passeront à travers un portique du type de celui des aéroports, mais aussi que tous les bagages confiés au vestiaire seront examinés aux rayons X.

En revanche, le somptueux décor du SIHH n'a pas été modifié, bien qu'il date de 1996. «Nous avions prévu de le revoir totalement en fonction des dimensions de la halle 6 mais, comme nous avons renoncé à ce déménagement, nous ne le renouvellerons que l'année prochaine.»

Mais le SIHH, ce n'est pas seulement Palexpo. La manifestation génère 14 500 nuitées en neuf jours dans les hôtels 4 et 5 étoiles de Genève et de sa région, ainsi que plus de 4000 repas dans les meilleurs restaurants. Un chiffre qui ne varie quasiment pas d'une année à l'autre, même aujourd'hui avec la guerre entre les Etats- Unis et l'Irak.

Pas d'annulations

«Nous n'avons pas eu d'annulation, la seule différence, c'est que la plupart des Américains qui, les autres années, venaient en couples et profitaient du voyage pour passer une semaine en Europe, arrivent seul et ne restent qu'en Suisse».

Le SIHH, c'est aussi le bateau «Lausanne » ancré devant l'Hôtel Beau- Rivage. Un club privé, dont la réputation a fait plusieurs fois le tour du monde, qui est si apprécié que les visiteurs se battent pour y avoir accès. Il bénéficie cette année de deux ajustements importants: une grande tente sera montée sur la rive, avec un bar, afin d'améliorer encore le confort et l'accueil, et l'entrée sera encore plus stricte que les autres années. «Devant le succès, nous avons dû augmenter le budget du bateau de 25% afin d'offrir toujours plus de qualité à nos hôtes», relève Rodolphe Huser.

Le SIHH nécessite ainsi un secrétariat de très grande envergure car, rappelle Fabienne Lupo, il gère l'ensemble de la manifestation. Même les chambres d'hôtels sont administrées directement, ce qui évite les abus et permet d'importantes négociations sur les prix. Il est vrai que ce seul service emploie quatre personnes à plein temps durant six mois. Mais il offre une meilleure image de Genève, évite les coûteux intermédiaires et permet même des économies. Et, puisqu'on parle d'image, signalons encore que les transports des invités se fera avec les toutes nouvelles limousines «Phaeton» de Volskwagen, une trentaine de ces très luxueuses voitures ayant été mises à disposition par la marque.