La plus belle des expositions

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La 21e édition du Salon de la Haute Horlogerie tiendra toutes ses promesses du 17 au 22 janvier.


Tribune de Genève - 13 janvier 2011

Gabriel Tortella  "Les propos de Gabriel"



Le Salon international de la haute horlogerie (SIHH) s'apprête à ouvrir ses portes lundi prochain. Une bonne façon d'aller de l'avant après avoir vécu, nous tous, une année noire marquée par de nombreuses disparitions. Je rappelle simplement celle de Nicolas Hayek, notre père à tous, à la fin de juin, et celle, toute proche, de mon ami Claude-Daniel Proellochs qui, de 1988 à 2005, a lancé Vacheron Constantin sur de nouveaux rails. Je lui ai rendu un hommage mérité sur worldtempus.com.

Programmée juste cinq jours, du lundi 17 au vendredi 22 janvier, cette 21e édition tiendra ses promesses, j'en suis sûr. Sachez que les grandes marques sont toutes présentes. Comme l'an passé, elles sont au nombre de 19, ce qui est un gage de stabilité. Je ne peux que tirer mon chapeau à ma douce Fabienne Lupo, directrice de la Fondation de la haute horlogerie, qui planifie tout dans le moindre détail, sans jamais faire de bruit. Il y a une bonne année de travail pour une manifestation qui ne dure que quelques jours mais dont les échos se prolongeront tout au long de 2011. Cette édition se présente comme une bouteille de bon vin bien décanté. Les marques horlogères ont su opérer un tri salutaire. Ce qui fait que le salon maintient son cap inchangé, celui d'une grande sélectivité.

Ces dernières années, les grandes marques ont bien travaillé. Les ventes ont progressé, les boutiques se sont accrues. Sachez qu'au SIHH, il y aura des pièces vraiment exceptionnelles, sous la forme de montres classiques dont la plupart sont destinées au marché chinois. Ce n'est pas mon ami Bernard Fornas qui me contredira, lui qui est toujours si chatouilleux sur ses nouveautés. Ni Juan-Carlos Torres, de Vacheron Constantin, qui a conçu un véritable feu d'artifice.

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Le SIHH fait aussi des envieux. Comme toutes les grandes manifestations à l'audience planétaire, il suscite des «petits» qui ne sont certes pas admis dans le saint des saints, mais qui gravitent autour, en bons satellites dépendant du Soleil qui rayonne au loin depuis Palexpo. Beaucoup investissent les grands hôtels, comme le Kempinski avec Hublot et Zenith. Certains font même le choix d'un château. C'est Genève qui peut être satisfaite, son économie va tourner à plein régime. Aussi, je me permets de vous donner un bon conseil: ne misez que sur la qualité. Après le SIHH, qui va connaître un très grand succès, dirigez-vous donc vers la rue du Rhône et achetez une montre de marque. Elle a une identité qui lui est propre. C'est un très beau rêve qui ne vous donnera que du bonheur. Si votre montre tombe en panne, elle sera réparée en bonne et due forme. Vous n'aurez pas à l'expédier en Australie, si vous voyez ce que je veux dire. Le bon marché, c'est bien connu, se paie toujours trop cher. Et je romps, une fois de plus, une lance pour le service de vente et d'après-vente que toutes les boutiques doivent développer, alors qu'elles le négligent pour la plupart. Vous ne pouvez pas savoir quel plaisir j'éprouve rien qu'à écouter un beau tic-tac vieux de trente à quarante ans!



CONFIDENTIEL


Je lève un coin du voile sur les nouveautés de ce SIHH pour vous présenter le dernier-né de Bovet, qui sera présenté au Beau-Rivage. Il s'agit d'un chronographe automatique, Cambiano édition 2011, de type Amadeo, convertible, réalisé en collaboration avec Pininfarina.

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Demain soir, au Mandarin Oriental, alors que la Tribune des Arts fête ses 31 ans, ce qui est un record absolu pour un magazine, j'aurai l'honneur de remettre trois Prix, pour l'Homme de l'année, l'Homme de la passion et la Montre de l'année. Ce qui nous fera ausssi, pour notre part, commencer 2011 sous de meilleurs auspices.

 

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