
«Il s'agit d'un problème de calendrier uniquement dont nous discutons avec Bâle depuis plusieurs années. Cette fois, le long week-end des fêtes de Pâques tombe du 10 au 13 avril. Le Salon de l'auto de Genève a lieu du 5 au 15 mars, tandis que BaselWorld démarre le 26 mars. Pour monter convenablement le SIHH, il nous faut seize jours minimum et neuf jours pratiquement pour le démontage. Ajoutez-y la manifestation proprement dite, ce qui fait trente-deux jours au total d'occupation de Palexpo. Nous ne pouvions donc pas, cette année, éviter un télescopage avec le Salon de l'auto. On nous a même proposé de faire le SIHH début mai, mais il y a le Salon du livre.»
– Y a-t-il du nouveau du côté des exposants?
– Une nouvelle marque fait son entrée au SIHH, ce qui porte le nombre des exposants de 16 à 17. Il s'agit de Ralph Lauren Watches & Jewellry Co. (cf. p.39). C'est une joint venture entre Polo Ralph Lauren et le groupe Richemont. Pour la première fois, elle présente sa collection de haute horlogerie, développée en collaboration avec les manufactures horlogères du groupe Richemont.
– L'ambiance sera-t-elle changée, en raison de la crise?
– Je ne le pense pas, même si l'on nous a demandé, certes, de ne pas faire de grandes fêtes somptuaires. Etant donné la conjoncture actuelle, l'idée est de mettre l'accent sur une certaine forme de sobriété et de professionnalisme, avec la volonté affichée d'être encore plus sélectif et plus exclusif. Ce qui est tout à fait normal et n'empêche absolument pas, au contraire, de maintenir la grande qualité de l'accueil, si caractéristique du salon. Quant aux soirées, elles ont été redimensionnées, afin de pouvoir traiter de manière plus personnelle les invités des marques.
– Y aura-t-il donc moins de visiteurs?
– Nous avons fait une constatation étrange, à savoir que d'une année à l'autre, on enregistrait une augmentation de la fréquentation du SIHH de l'ordre de 10%. Ce qui n'était pas logique, car il s'agit, rappelons- le, d'une manifestation professionnelle et privée. Aussi, nous avons décidé de nous recentrer exclusivement cette année sur l'essentiel, à savoir nos clients et la presse spécialisée.
– Dans cette optique, les soirées After Dinner seront supprimées?
– Oui, en effet. Les marques exposantes organiseront des dîners privés pour accueillir leurs propres invités. En revanche, le cocktail VIP est maintenu comme une ouverture sur la ville. Il aura lieu vendredi 23 janvier.
– Le décor reste-t-il inchangé?
– Oui, le décor général créé en 2005 par le designer Giampiero Bodino, est maintenu. Rappelons-en le concept. C'est celui d'une grande place, à l'instar des principales capitales européennes, rythmée par des arcades qui mettent en valeur les vitrines des marques. Celles-ci sont libres d'aménager à leur guise leur intérieur, en faisant appel à leurs propres décorateurs qui sont chargés de créer une ambiance fidèle à l'esprit de chaque marque. Quant à la superficie générale du salon, elle est toujours la même. Nous occupons quelque 30 000 m2 dans les halles 5 et 6 de Palexpo.
– Comment fonctionnez-vous?
– Il est bon de rappeler que le SIHH est organisé par la Fondation de la haute horlogerie pour le compte du comité des exposants, qui, sans président, prend ses décisions à la majorité.
– Avez-vous d'autres activités, à part le SIHH?
– Bien entendu. La Fondation est très impliquée pour la promotion de la haute horlogerie dans le monde. D'ailleurs, nos activités ont été reconnues et récompensées par le Grand Prix d'Horlogerie de Genève, le 13 novembre dernier, lequel nous a décerné le Prix spécial du jury. Et au SIHH, un espace culturel leur est entièrement dédié.
Propos recueillis par Michel Bonel

La BA du comité des exposants
Le comité des exposants du SIHH a souhaité faire un geste concret de bienfaisance. Il versera le bénéfice de la soirée VIP à la Fondation Prim'Enfance. Créée en septembre 2007 à Genève par Philippe Monnier, son directeur, elle rassemble des personnalités de divers horizons, scientifique, universitaire, institutionnel et financier, qui oeuvrent bénévolement à la réalisation de son but social: donner une chance équitable à chaque enfant malade.
www.primeenfance.ch
Tribune des Arts - Janvier 2009 - No 368