Située 82, rue Serrano àMadrid, elle marque la première étaped'une conquête de l'Europe méthodiquement planifiée.
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Le 23 octobre 2006 à Madrid,s'ouvrait la huitièmeboutique Roger Dubuis. Le débutd'un retour aux sources?Pas réellement. Car bien queson directeur général, CarlosDias, soit d'origine portugaise,le royaume de Roger Dubuisprend racine à Genève. Avecnon seulement une manufacturecapable de fabriquer lemoindre élément composantses mouvements, y compris lebalancier-spiral, mais aussi uneboutique en nom propreouverte en 2002 à l'endroit leplus chic de la ville; la rue duRhône bien sûr. Logique lorsquel'on vise l'univers de lahaute horlogerie.
Quant à conquérir le monde,le marché actuel veut que l'onpousse les portes de l'Asie, cequ'en visionnaire, Carlos Diasn'a pas attendu de faire. C'estainsi qu'en 2004 s'inaugurèrentles boutiques de Jakarta, HongKong et Singapour, suivies en2005 de Bangkok, puis l'annéepassée de Tokyo et Kuala Lumpur.Toujours dans les rues les plus prestigieuses. Une prioritépour la marque. De quoi setourner vers l'Europe avec uneassurance sans faille.
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Luxe et chaleur
Destination: l'Espagne, aucoeur de Madrid, rue Serrano.Incontournable à ce stade dedéveloppement. D'autant queRoger Dubuis connaît un succèsfou dans le pays, tant auniveau horloger que joaillier.Le Portugal, ce sera l'annéeprochaine, conjointement àBombay, Kiev, Milan, Moscouet Paris. D'ici 2012, il est ainsiprévu d'ouvrir pas moins de 35boutiques à travers le monde.C'est bien connu, Carlos Diasvoit grand. Mais exclusif. Ceque démontre la décoration intérieurecommune à tous sespoints de vente.
A l'enseigne madrilène, quis'étend sur 133 m2, on retrouvedonc cette sélection de bois précieuxet de couleurs éclatanteschères à Carlos Dias. En particulier,l'ébène de Macassar quevient sublimer unemosaïque deverre doré à la feuille, des textilesraffinés et du marbre. Letout baigné de lumière et déclinéen lignes contemporaines, sobres et rectilignes. Résultat:une ambiance à forte personnalité,aussi luxueuse que chaleureuse,où chaque instant est unprivilège.
Sylvie Guerreiro
Tribune des Arts - No348 - Février 2007

