Montres Le Guide 09-10Anne-Marie Belcari
Un nom respecté de ses pairs, plébiscité par le public. Qui incarne performance, complications et high-tech.

Que de chemin parcouru en si peu de temps. Vingt-trois modèles, une dizaine de boutiques dont la dernière ouverte en juin 2009 à Pékin. Que d'innovations, que de surprises. Chaque montre crée l'événement. Par son style, caréné, inimitable. Par son esprit Formule 1 et son ingénierie. Et bien sûr, par sa fiabilité. Prétendre qu'une montre Richard Mille est un concentré de performances n'est pas un simple discours marketing ; c'est un fait.
L'approche technologique qui préside à la création n'est pas un leurre : le nerf de Richard Mille est axé sur la robustesse et la légèreté, l'ergonomie, la résistance aux chocs, la réduction des frottements. D'où la recherche constante, et jamais gratuite, de matériaux efficients : alliages métalliques et non métalliques, silicium, Alusic, nanofibres de carbone… Les calibres profitent de solutions souvent novatrices, issues de l'aéronautique et de l'aérospatiale. A l'instar de la F1 considérée comme la vitrine technologique de l'industrie automobile, Richard Mille est sans doute la vitrine technologique de l'industrie horlogère. On se souvient du tourbillon RM 006 testé avec succès par Felipe Massa en condition de Grand Prix. Les modèles 2009 sont autant de bolides qui carburent à l'innovation et présentent une finition manuelle issue de la grande tradition horlogère suisse.
Turbo sur les matériaux

Nouvelle carrosserie en titane pour le calibre extraplat RM 016 : désormais à l'épreuve des chocs et des rayures, le boîtier de la RM 016 Titalyt® bénéficie d'un traitement d'oxydation par électro-plasma, inédit en horlogerie, qui renforce sa dureté. Aérodynamique s'il en est, la RM 021 Aérodyne est façonnée à partir d'une structure en titane associée à des nanofibres de carbone et à de l'aluminure de titane orthorhombique alvéolée : cet alliage, employé par la NASA, lui donne une rigidité incomparable.

De son côté, la platine de mouvement de la RM 019 Tourbillon est en Onyx noir, donc plus résistante aux changements de température. Celle des quatre modèles All Gray en titane microbillé est en nanofibres de carbone, d'où sa remarquable stabilité mécanique, physique et chimique. Même matériau pour les Felipe Massa RM 004-V2 et RM 008-V2, aux couleurs brésiliennes, qui s'étoffent d'un mécanisme de chronographe à rattrapante optimisé. La nouvelle RM 023 arbore, quant à elle, un rotor en or blanc à géométrie variable, réglable selon l'activité de son propriétaire ; le segment de masse est en alliage de tungstène et de cobalt, les roulements à billes en céramique synthétique. Enfin, la première montre de plongée – et première montre ronde – de la collection Richard Mille, RM 025, est redoutable de complexité : boîtier tripartite, cornes intégrées, couronne dynanométrique et lunette unidirectionnelle en trois pièces assemblées par vis protègent un exceptionnel mouvement chronographe à tourbillon issu du célèbre calibre RM 008.

Croqueuse de mécanique
Les temps changent. Obsolète celui où la femme se contentait de montres bijoux réduites à leur seule esthétique. L'horlogerie féminine moderne revendique son droit à la sophistication, aux complications, à la technique. Précurseur, Richard Mille l'est également dans ce domaine. Sa première montre pour dame, la RM 007, superbe exercice de style au service d'une extrême technicité, se destine depuis 2005 à celles qui exigent le meilleur. A la fois élégante et robuste, elle devient glamour, sublimée de pierres précieuses. Son mouvement sophistiqué à rotor monté sur roulement à billes d'or n'en est pas moins destiné à un usage quotidien. Aujourd'hui, Richard Mille confirme cette orientation en lançant la RM 019 Tourbillon.
Par où commencer ? Par le calibre, exceptionnel ? Par le design, envoûtant ? Les deux s'entrelacent pour ne former qu'un. Dans un boîtier en or rouge ou blanc rehaussé d'une couronne avec collier en Alcryn, un noeud Triquetra en diamants relie dans un cycle sans fin barillet, tourbillon et indicateur de réserve de marche. La platine du mouvement usinée dans de l'Onyx noir combine les vertus harmonieuses de la gemme et sa résistance aux contrastes thermiques. Touche finale, le contre-pivot du pont de tourbillon est gravé d'un noeud représentant le symbole celtique qui incarne sans conteste l'oeuvre d'art la plus allégorique de la civilisation celte. Il est l'emblème de la longévité et du cycle toujours recommencé de notre existence… la boucle est bouclée ! Richard Mille, druide horloger ? Gageons qu'à l'image de ce noeud mythique suggérant que l'existence ne connaît ni début ni fin, la marque continue de nous étonner, à l'infini. Et de fait, c'est une collection joaillière qui s'annonce.
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RICHARD MILLE Société indépendante Direction: Richard Mille, Président Dominique Guénat, administrateur Nombre de collaborateurs: 60 Collections-phares les 23 modèles créés par Richard Mille Best-seller RM 011 Prix de vente publics: de CHF 38'200.- à 690'250.- (hors sertissage) Production annuelle: environ 2'500 pièces Site Internet:www.richardmille.com |
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