Cher le mètre carré!

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La rue du Rhône est devenue, indiscutablement, l'une des artères les plus chères au monde
Aujourd'hui, la rue du Rhône est devenue une sorte de boîte postale deréférence pour l'univers du luxe… dommage qu'elle soit si triste lanuit. (CHRISTIAN BONZON)

 

La rue du Rhôneest deve­nue, indiscutablement, l'une des artères les plus chères aumonde où, sur quelques centaines de mètres, le luxe s'affiche dans toutson éclat.
Aujourd'hui, toutes les gran­des marques sont présentes.
Elles ont d'ailleurs payé très cher pour être là. Ce qui fait que,malheureusement, d'autres commerces ont dû fermer leurs portes. Leder­nier en date étant le sympa­thique café Cristallina, qui, victimede la surenchère des loyers, a mis la clef sous lepaillasson le 31 décembre dernier. Dommage! On y prenait le café dansune chaude ambiance où tout un chacun, du concierge au PDG, se tenaitau coude à coude. Avec ce café, c'est un peu de la chaleur genevoisequi disparaît. De même, tout près de la place Bel-Air, la vénérablechemiserie Jaquet a cédé la place à Jaeger-Le­Coultre et à IWC. Cesnou­veaux arrivés rejoignent ainsi la longue cohorte des an­ciens, présents depuis de longues années. CommeCartier, Patek Philippe et Les Ambassadeurs. Même Tou­zeau s'est décidéà franchir le pas. Il s'installera début avril à l'angle du boulevardHelvé­tique, dans un espace spa­cieux et superbe. Le haut de la rue duRhône à proximité de Rive devient toujours plus le nouveau pôle duluxe, bien que son coeur demeure in­contestablement dans la section de rue comprise entre Gucci et Dior.
Et dire qu'il y a une ving­taine d'années, l'ambiance était totalementdifférente avec ses terrasses et ses bis­trots. On sentait que c'étaitle coeur même de Genève qui battait tout au long de cette artèredevenue aujourd'hui comme une boîte postale de référence, une desadresses les plus prestigieuses au monde. A l'égal de l'avenueMontaigne à Paris ou de la Via Condotti à Rome, où se trouve depuistoujours le mythique Bulgari. Je n'ai qu'un seul regret tout de même.Le soir venu, la rue du Rhône s'enfonce dans la torpeur lorsque lesboutiques ferment leurs portes. Sans bistrots et sans restaurantspratiquement – même le Relais de l' Entrecôte s'apprê­terait à fermer–, elle est d'une tristesse incroyable.
Dommage, Genève est pour­tant une si jolie ville!

 

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