WORLDTEMPUS - 1er février 2010
William Türler

Il suffit de tourner les pages des magazines australiens ou de zapper sur les chaînes locales pour s'en rendre compte: la marque genevoise est particulièrement visible sur l'île-continent. Explications d'Olivier Bernheim, CEO de la marque..
En ces temps difficiles pour l'industrie horlogère, peu de nouvelles incitent à la joie. C'est pourtant le cas des exportations vers l'Australie, seul pays - avec la Corée du Sud - à avoir enregistré une variation positive en 2009. La progression s'est élevée selon la Fédération de l'industrie horlogère – FH - à 10,6% sur un an pour s'établir au mois de novembre 2009 à 136,6 millions de francs. Une performance suffisamment rare pour être soulignée dans un contexte encore très fragile.

Multitude d'annonces
La marque horlogère Raymond Weil ne s'y est pas trompée: sur place, on ne peut que constater la multitude d'annonces la mentionnant, que ce soit dans les magazines, la presse quotidienne, les affiches et même à la télévision. Une présence plus marquée, en tous les cas, que celle d'autres sociétés horlogères helvétiques de taille comparable. «Ce marché horloger est longtemps resté en retard sur le reste du monde alors que nous y avons fortement investi depuis 20 ans, relève Olivier Bernheim, CEO de Raymond Weil. Cela nous permet d'être aujourd'hui leader sur ce continent.». Intimement liée à l'Australie, la société y est présente depuis sa création en 1976: le premier représentant ayant été la femme du consul honoraire de Suisse, avant que le flambeau ne soit repris par un ami de la famille fondatrice qui avait émigré d'Afrique du Sud.
Actions caritatives
Actuellement, le partenaire de distribution de la marque genevoise mène «une stratégie publicitaire extrêmement active» dans le pays, notamment au travers des grandes villes côtières (Sydney et Melbourne), principaux moteurs de la croissance horlogère en Australie. Les médias principaux sont privilégiés, tout comme l'implication dans des actions caritatives locales, telles que le soutien à la recherche médicale sur le cancer de l'enfant. Au niveau des produits eux-mêmes, la stratégie ne diffère pas des autres marchés internationaux: «Les orientations adoptées ces dernières années sur le marché australien concernent l'introduction de nouvelles pièces mécaniques plus sophistiquées et le renforcement des collections d'entrée de gamme», résume Olivier Bernheim.

Aujourd'hui l'entreprise compte environ 120 points de vente sur territoire australien, y compris sur le marché Duty Free, historiquement très important là-bas. La clientèle visée, à majorité masculine (65%), se compose d'une population «innovatrice et ouverte aux changements», âgée de 30 ans et plus, pour la plupart des cadres moyens et supérieurs ou de représentants de professions libérales. «Proposer à nos clients des pièces horlogères à des prix accessibles, très élégantes et empruntes d'un véritable savoir-faire reste au centre de nos préoccupations depuis 33 ans et constitue notre leitmotiv en termes de nouveaux développements», conclut Olivier Bernheim.
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