Family business

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Créée en 1976, la marque Genevoise table sur une stratégie managériale payante: l'indépendance et la famille.
Revolution #7 - Mars 2010Anne-Marie Belcari

Outres ses montres qui ont su évoluer et répondre aux attentes d'un large public, Raymond Weil est aussi une affaire d'hommes, de confiance et de loyauté. Autant de valeurs qui, aujourd'hui plus que jamais, prennent une importance capitale.

 

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Olivier Bernheim, CEO de Raymond Weil depuis 1996. ©  Raymond Weil

 

"Independence is a state of mind". Un slogan publicitaire qui s'érige en doctrine. À lui seul, il résume l'esprit et la philosophie de la marque fondée par Raymond Weil. D'emblée, l'idée – d'ailleurs chère à l'horlogerie – de transmettre son patrimoine de génération en génération s'impose : C'est Olivier Bernheim, son gendre, qui, après avoir rejoint la société en 1982, en prend la présidence en 1996. Ce sont également Pierre et Elie Bernheim, ses petits-fils, qui assurent depuis 2006 les directions des ventes et du marketing.

 

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Pierre et Elie Bernheim, entrés au sein de la société en 2006, assurent les fonctions respectives de Directeur des Ventes et Directeur Marketing. © Revolution

 

Quant à Raymond Weil, il continue à jouer un rôle indéniable en qualité de fondateur et président honoraire. Trois générations qui travaillent à l'unisson, c'est dire si l'esprit de clan est fort. Fondamentalement attachés à leur indépendance, les quatre hommes en ont fait une arme dans l'univers d'une industrie fortement concurrentielle: pas de groupe ni d'actionnaires, ici les décisions se prennent en famille. Un management de proximité efficace, stable, extrêmement réactif, qui a le don, non négligeable en cette période d'incertitude, de rassurer les collaborateurs tout en affichant la ferme volonté d'aller de l'avant.

 

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Raymond Weil a fondé la marque éponyme en 1976. © Revolution

 

Une dynamique…

De fait, la marque a peu chômé ces dernières années. Si Olivier Bernheim lui a insufflé une belle dynamique avec la création en 1999 d'un département Recherche & Développement et prototypage, Pierre et Elie lui ont apporté renouveau et fraîcheur. À commencer par l'identité visuelle : le monogramme RW, qui se retrouve désormais sur la couronne des garde-temps, est aujourd'hui bien ancré dans les esprits. La campagne publicitaire a tout d'abord succombé à la mode des ambassadeurs, en l'occurrence féminine en la personne de Charlize Theron, mais lorsque l'actrice a fait preuve d'infidélité contractuelle, la réaction fut immédiate: fin du celebrity marketing, retour au produit-roi. Il se trouve que les montres ont effectivement leur mot à dire...

Au début exclusivement quartz et entrée de gamme, la marque a évolué avec son temps jusqu'à opérer un repositionnement stratégique en 2008 et ajouter à son arc des pièces mécaniques sophistiquées. Trois collections - Nabucco, Don giovanni così grande et Freelancer - signent une réelle montée en gamme, avec de hauts standards de qualité, des matériaux précieux et technologiques (fibre de carbone) et des mouvements mécaniques automatiques. Le tout pour des prix qui se veulent accessibles.

 

 

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Nabucco « Va, Pensiero », nouveauté en titane présentée à Baselworld 2010, imposant (46mm de diamètre). © Raymond Weil

 

Chf 5'200.- (3'850 euros) pour la dernière née du sérail Nabucco, baptisée "Va, pensiero" en clin d'oeil à Verdi. Ce chronographe au look anthracite très tendance façonné dans le titane est motorisé par le calibre  ETA 7753 tri-compax automatique.

 

 

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Don Giovanni Così Grande « Heure sautante », un hommage à la haute horlogerie. Mouvement automatique visible par le fond transparent du boîtier.  © Raymond Weil

 

 

Chf 4150.- (3'450 euros) pour la Don giovanni Così Grande Heure sautante en acier ; celle en or rose est à Chf 14'400.- (10'700 euros), avec des finitions perlées et en côtes de Genève, symboles de bien facture.

 

 

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Freelancer Chronographe Dame. Les femmes ont aussi leur version horlogère du temps, disponible en plusieurs couleurs.  © Raymond Weil

 

La collection Freelancer quant à elle, créée en hommage au fondateur de la marque, se compose de montres automatiques heures-minutes et de chronographes, certains avec indications du jour et de la date, pour homme et pour femme. La parité des collections est une des caractéristiques de Raymond Weil. Les dames peuvent choisir entre des pièces mécaniques, tel le chronographe Freelancer, et des montres à quartz, Shine ou Noemia.

 

 

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Noemia, nouvelle collection en hommage à la petite-fille de Raymond Weil. Une silhouette galbée saupoudrée de diamants. Mouvement à quartz.  © Raymond Weil

 

…Tous azimuts

 Enfin, il faut mentionner tradition, ligne qui fait le lien entre deux univers considérés par les puristes comme antinomiques : le quartz et les complications horlogères (indication rétrograde du jour et grande date), pour un prix moyen de cHF 850.- (770 euros). Là où certains verront une offre disparate, d'autres souligneront que ces orientations ont contribué à l'expansion internationale de Raymond Weil et à rajeunir sa clientèle. Côté communication, la multiplication de vidéos corporate et produits, la présence accrue de la marque sur la toile via notamment le RW club (communauté virtuelle dédiée aux arts et à la culture), la création du prix international de la photographie Raymond Weil et le partenariat exclusif avec les Brit Awards sont à n'en pas douter les signes d'une entreprise qui a de l'énergie à revendre.

 


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