Il y a plus d‘un demi siècle que les montres RADO connaissent un succès qui ne manque pas de provoquer parfois certaines controverses. D‘abord, parce que c‘est le type de garde-temps qui ne laisse pas indifférent : soit, on l‘adore, soit on l‘abhorre !
Certains vantent les mérites d‘un design qui a toujours été avant-gardiste depuis sa création en 1957.... D‘autres regrettent l‘évolution très lente d‘un style trop épuré, assez éloigné des tendances esthétiques actuelles.
Par contre, tout un chacun reconnaît à RADO le mérite d‘avoir été l‘une des premières à introduire sur le marché horloger, l‘usage de la céramique high-tech.....dont se réclament aujourd‘hui bon nombre de créateurs.
Une autre spécificité de la marque est moins connue, alors qu‘elle joue un rôle prépondérant dans sa personnalité : c‘est son procédé de fabrication tout à fait original qui, depuis sa mise en oeuvre en 1976, permet la métallisation de la glace.
En le faisant se confondre visuellement avec le cadran, cette « fusion » renforce l‘aspect monochrome du modèle et contribue largement à la fluidité de sa ligne.
Dimension ludique
A l‘occasion de l‘introduction de sa nouvelle collection « Jubilé », RADO franchit un pas supplémentaire en permettant à sa métallisation d‘investir la couleur.
Sous la glace saphir, le cadran arbore des gemmes qui jouent de diverses tonalités, pour donner à l‘ensemble plus de profondeur et d‘intensité.
Ainsi, dans ce modèle « Chronographe », le bleu va opter pour diverses nuances jusqu‘à devenir indigo, vert-menthe, fuchsia, violet ou jaune.
Et le tout se prolonge dans une ligne dont seuls les poussoirs émergent à peine.
Une fois encore, les avis risquent d‘être partagés !
Prix de vente : 3.900 euros
Jean Perini
Source: Sabato, le supplément hebdomadaire des quotidiens belges L‘Echo et De Tidj,
samedi 11 octobre 2008
