Les logiciels libres se répandent partout sur la planète. Ils ont plu à Crystal Concept. Cette société romande s'est appuyée sur les solutions Open Source pour mettre au point un outil de gestion novateur qui a déjà séduit plusieurs entreprises de l'industrie horlogère.

PME-PMI : L'informatique enfin transparente
Les logiciels libres se répandent partout sur la planète. Ils ont plu à Crystal Concept. Cette société romande s'est appuyée sur les solutions Open Source pour mettre au point un outil de gestion novateur qui a déjà séduit plusieurs entreprises de l'industrie horlogère.
C'est en 2003 que Frédéric Vianin (voir photo) fonde Crystal Concept. Il mise sur l'Open Source et décide de développer une application de gestion destinée aux PME-PMI. Une solution complète intégrant toutes les fonctions nécessaires à la bonne marche d'une entreprise (stocks, logistique, production, achats, facturation, comptabilité, SAV, rapports et systèmes d'analyse métier). «L'Open Source est nettement plus qu'une mode, explique-t-il. Saviez-vous que la grande majorité des services Internet sont basés sur des solutions Open Source telles que Linux, Joomla ou MySQL. D'ailleurs, vous utilisez l'Open Source sans le savoir dans votre voiture, votre téléphone mobile, pour votre combox ou votre box-TV.»Si de nombreux logiciels libres se sont répandus, il manquait toutefois une application pour les PME-PMI. C'est ce vide qu'ont voulu combler Frédéric Vianin et son équipe en proposant Crystal EAS (Enterprise Application Suite) initié il y a près de trois ans.
Car si Crystal EAS est issue de l'Open Source, elle présente une deuxième particularité: elle est proposée selon le modèle SaaS, ou «Software as a Service». Que l'application soit installée sur un serveur en mode hébergé chez le fournisseur ou mis à disposition en mode local chez le client, aucune licence n'est facturée et toutes les opérations de maintenance et d'administration sont assurées par Crystal Concept.
L'évolution du marché ainsi que les annonces faites par les principaux acteurs internationaux démontrent que bon nombre d'entreprises auront opté pour le mode SaaS durant la prochaine décennie. «Jusqu'à présent, précise Frédéric Vianin, l'utilisation de solutions informatiques professionnelles en mode hébergé (ASP) était réservée aux grandes entreprises ou aux multinationales. Mais maintenant, les PME-PMI peuvent elles aussi bénéficier de ces services d'un haut niveau qualitatif.»
Justement, que débourse concrètement le directeur qui choisit ce genre d'approche? Il paie les prestations et les services qui lui sont nécessaires: le paramétrage,
la personnalisation, la formation et l'accompagnement, rien d'autre. Il n'a plus besoin d'acheter les licences, ou un nouveau set de logiciels lorsqu'il engage des collaborateurs supplémentaires. Plus besoin d'investir dans des serveurs qu'il faut changer chaque fois que le volume des affaires augmente. En fait, il budgète un coût linéaire qui n'augmente pas par paliers imprévisibles, mais selon un plan qui a été défini contractuellement.
C'est cette logique qui a plu à Gabriella Russo et George Rauccio, les deux directeurs d'Alco. Cette entreprise vaudoise qui fabrique les brosses les plus fines utilisées dans l'horlogerie et la joaillerie souhaitait rationaliser et optimiser ses processus de gestion. Elle a été la première à choisir la solution Crystal EAS pour remplacer l'ERP utilisé depuis quelques années déjà. Rapidement, d'autres sociétés du monde horloger, notamment Leonard, Carven et Sarcar, ont elles aussi été conquises par l'approche novatrice de Crystal Concept. Pour Alexandre Reymond, directeur de la société Leonard à Genève, «le choix de Crystal EAS en mode hébergé nous a permis de disposer d'un outil convivial, performant et évolutif sans avoir à supporter les coûts prohibitifs des solutions commerciales.»
Depuis plus de quinze ans que Frédéric Vianin travaille dans le conseil informatique, il a constaté que «les directeurs ont tendance à sous-estimer l'importance des services d'accompagnement et de la formation. Et lorsqu'il faut resserrer les budgets, ils liment ces postes puisque le prix du matériel et des licences n'est pas compressible.» Avec le modèle SaaS, la formation et l'accompagnement deviennent la priorité. Et un choix auquel bien des entreprises seront confrontées ces prochaines années.SOURCE : Revue FH (Suisse)