Fondée en 1988 et basée à L’Abbaye, au cœur de la Vallée de Joux en Suisse, Claude Meylan tire son nom et son inspiration de l’une des familles fondatrices de l’horlogerie dans la région, dont les racines remontent au XVIIIᵉ siècle. Connue sous le surnom de « Sculpteur du Temps », la marque s’est spécialisée dans le squelettage, transformant des mouvements mécaniques en véritables œuvres d’art pour le poignet.
Après une brillante carrière dans des maisons de luxe comme Van Cleef & Arpels et Dunhill, Philippe Belais a pris les rênes de Claude Meylan en 2010. Fort de son expertise dans la revitalisation de maisons patrimoniales, il a redéfini l’identité de la marque en mariant riches traditions et créativité contemporaine. Des collections comme la Tortue témoignent de la maîtrise du squelettage et de l’audace dans la réinterprétation du design suisse chez Claude Meylan.
Mais qui est Philippe Belais, le responsable de la transformation ? Dans cet entretien pour « Le temps d’une pause », il revient sur les passions qui façonnent son univers, entre son admiration pour un empereur-philosophe romain ou un footballeur légendaire et son rêve de restaurer des voitures anciennes.
Bonjour Philippe. Alors, dites-nous : Quel est votre livre préféré ?
Sans hésiter, l’appendice d’Épictète à la fin des « Pensées » de Marc Aurèle ! Un recueil de réflexions d’une clarté incroyable, en parfaite adéquation avec les vraies valeurs. Une philosophie de vie qui me séduit totalement !
Votre film préféré ?
C’est bien plus compliqué que de choisir un livre… mais, pour l’avoir revu récemment, je dirais « Un homme et une femme » de Claude Lelouch. Tout y est, dans les images comme dans les dialogues !
Votre album préféré ?
« Musicology » de Prince. Un compositeur et interprète comme on en fait peu… une incroyable richesse instrumentale et des harmonies uniques !
Votre cuisine préférée ?
Des coquilles Saint-Jacques poêlées ou à la provençale… et là, je ne touche plus terre !
Votre boisson préférée ?
De l’eau plate – du lac. Ou, si vous insistez vraiment, un rhum brun !
Votre destination de vacances préférée ?
L’île du Sud en Nouvelle-Zélande. Il y a tout ! En résumé, c’est un peu comme la Suisse… mais avec la mer tout autour !
Votre émission de télévision préférée ?
Aïe… je ne suis pas vraiment fan de télévision, mais j’apprécie les émotions que procure « The Voice ».
Votre podcast préféré ?
Les TED Talks, parce qu’ils sont multiples et variés.
Votre vêtement (ou accessoire vestimentaire) préféré ?
Mes montres, bien sûr !
Votre passe-temps préféré ?
Le sport en général ! Sauf au ski, je suis, je l’avoue, un peu cabot. Et j’ai besoin d’un ballon pour me donner à fond !
Dites-nous quelque chose sur vous qui pourrait nous surprendre.
J’ai eu la chance de suivre un programme « Sport-Études » en ski, tennis et football !
Quel est l’objet (n’étant pas une montre) dont vous ne pouvez pas vous passer ? Ou un objet sans lequel vous ne pouvez aller nulle part ?
Je ne suis pas vraiment attaché aux objets, je voyage toujours aussi léger que possible !
Citez une chose que vous aimeriez faire ou réaliser, ou un endroit que vous aimeriez visiter, avant de quitter ce monde.
J’aimerais devenir carrossier pour façonner des ailes et autres pièces de voitures anciennes.
Quelle personne vous a inspiré dans votre vie et/ou votre carrière ? Comment l’a-t-elle fait ?
À part ma famille, Émile Péquignet m’a donné l’opportunité exceptionnelle de découvrir le monde et d’ouvrir l’export pour ses montres. Ce fut un véritable pied à l’étrier pour la suite de mes aventures professionnelles.
Citez une personne célèbre ou un personnage historique, mort(e) ou vivant(e), avec qui vous aimeriez déjeuner et dites-nous pourquoi.
Johan Cruyff, mon idole quand j’avais 12 ans. J’étais un fan inconditionnel, au point de peindre mes chaussures de foot en blanc et noir pour qu’elles ressemblent à ses Puma, que je ne trouvais pas dans le commerce !
Quelle est la première montre que vous avez possédée ? Qu'avait-elle de spécial ?
Une Kelton ! Un cadeau de mon père, qui était passionné par les montres.
Enfin, petit contrôle de votre poignet ! Quelle montre portez-vous et pourquoi vous plaît-elle ?
Ma Tortue Claude Meylan, dont le squelette évoque la première bannière de la Confédération suisse. Le mouvement est traité en blanc, avec un bracelet en caoutchouc blanc et des aiguilles rouges.
Pour plus d'informations sur l’entreprise de Philippe, veuillez consulter le site web Claude Meylan.