Alexandre Beauregard, fondateur de la marque éponyme, est une figure rare dans le monde de l'horlogerie.
Né au Canada, il partage aujourd'hui son temps entre Genève et son atelier à Montréal. Cet artisan lapidaire adopte une approche d’autodidacte non conventionnel dans la création de montres superbes. Ses pièces d'inspiration florale, mêlant haute joaillerie et savoir-faire suisse, ont séduit les collectionneurs et amateurs de haute joaillerie à travers le monde.
Dès son plus jeune âge, sa passion pour le design et l'artisanat l'a conduit vers l'univers des pierres précieuses, où il a perfectionné ses compétences sous la tutelle du lapidaire renommé Yves Saint-Pierre.
Son parcours atypique – englobant le design, la mode et la gemmologie, entre autres disciplines – l'a mené en Suisse, où il a lancé la marque Beauregard en 2018. Depuis, plusieurs créations ont été nominées au Grand Prix d'Horlogerie de Genève et la marque a exposé dans des salons prestigieux comme Watches & Wonders.
Aujourd'hui, Alexandre évoque ses inspirations et intérêts au-delà de son travail, offrant un aperçu de l'esprit créatif à l'origine des montres parées de pierres précieuses qui ont captivé le monde horloger.
Bonjour Alexandre. Alors, dites-nous : Quel est votre livre préféré ?
« Factfulness » de Hans Roslin est un monument de la pensée critique. J'apprécie aussi « Une histoire de tout, ou presque... » de Bill Bryson, qui permet de mieux comprendre l’univers... enfin, un peu.
Votre film préféré ?
« Underground » d’Emir Kusturica. Tout y est parfait : le scénario, l’image, la musique, le jeu, la folie… un véritable chef-d’œuvre.
Votre album préféré ?
Tout Brassens, pour ses textes somptueux, sa poésie irrévérencieuse, son humour et sa tendresse. Et aussi pour me rappeler mon enfance, bercée par sa voix.
Votre cuisine préférée ?
La cuisine savoyarde, pour sa simplicité complexe, ses herbes aromatiques et ses vins.
Votre boisson préférée ?
Le Château Beauregard, un vin rouge de Pomerol qui ne déçoit jamais, avec des propriétaires attentionnés et un nom plutôt sympa !
Votre destination de vacances préférée ?
Tucson pendant le Gem Show. C’est ma semaine de bonheur, où je retrouve mes amis passionnés de pierres sous le chaud soleil de l'Arizona, alors qu'il fait -30°C à Montréal.
Votre émission de télévision préférée ?
Je n’ai pas de télévision.
Votre podcast préféré ?
« Les pires moments de l’histoire » avec Charles Beauchesne. L’histoire revisitée avec humour, avec une recherche rigoureuse et des sujets passionnants.
Votre vêtement (ou accessoire vestimentaire) préféré ?
Ma paire de gants rembourrés – ceux qui vivent au nord du 49e parallèle comprendront.
Votre passe-temps préféré ?
Lire. Je suis un lecteur avide. Quelle formidable invention qui sollicite notre imaginaire pour pénétrer un univers.
Dites-nous quelque chose sur vous qui pourrait nous surprendre.
J'ai fait 11 ans de patinage artistique de compétition.
Quel est l’objet (sauf une montre) dont vous ne pouvez pas vous passer ? Ou un objet sans lequel vous ne pouvez aller nulle part ?
Un crayon. Pour noter et griffonner. C’est une soupape absolument nécessaire.
Citez une chose que vous aimeriez faire ou réaliser, ou un endroit que vous aimeriez visiter, avant de quitter ce monde.
Un grand tour d’Europe avec mon amoureuse. Séjourner dans des auberges de campagne, découvrir les vignobles et les villages. Prendre le temps de se perdre et de s’ennuyer un peu.
Quelle personne vous a inspiré dans votre vie et/ou votre carrière ? Comment l’a-t-elle fait ?
Rudyard Kipling, à travers son poème « If », traduit en français sous le titre « Tu seras un homme, mon fils » par André Maurois. Ce poème m'accompagne depuis l'adolescence.
Citez une personne célèbre ou un personnage historique, mort(e) ou vivant(e), avec qui vous aimeriez déjeuner et dites-nous pourquoi ?
Nikola Tesla. J'ai tellement de questions à lui poser !
Quelle est la première montre que vous avez possédé ? Qu'avait-elle de spécial ?
Une Esquire en acier avec cadran blanc. Mon épouse (petite amie à l’époque) avait la version dame, et c’était un peu notre montre de fiançailles. Un achat conséquent, car nous n’étions pas riches. Une capsule de souvenirs de cette période fabuleuse où nous étions un jeune couple désargenté.
Enfin, petit contrôle de votre poignet ! Quelle montre portez-vous et pourquoi vous plaît-elle ?
Je porte l'un des deux prototypes Ulysse, ma première création pour homme, que j’ai réalisée avec Vianney, Dzevad, Bertrand, Philippe… mes potes transatlantiques, mes frères fous.
Pour plus d'informations sur l’entreprise d’Alexandre, veuillez consulter le site web Beauregard.