5 minutes avec Michael Guenoun, CEO Baume & Mercier

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© Baume & Mercier
Un peu moins d’un an après son arrivée en poste, mais surtout deux mois après l’excitation du salon Watches and Wonders (WWG), le CEO de Baume & Mercier détaille en profondeur sa stratégie pour la marque, jusqu’à l’anniversaire des deux siècles, à venir en 2030

Quelles tendances avez-vous constatées à WWG ?

Malgré un environnement complexe, un remarquable enthousiasme de la part de nos clients, de la presse, des visiteurs. D’ailleurs, pour la première fois, Baume & Mercier a vendu directement à ses clients finaux durant le salon. C’était une première et nous avons noté une ferveur majeure pour cette initiative.

Au-delà, nous avons observé l’importance de l’authenticité. Les clients y sont sensibles. Ils reconnaissent l’authenticité des marques qui ont plusieurs siècles d’expérience et qui savent, encore aujourd’hui, articuler leur héritage avec des créations modernes. Nous avons aussi remarqué un fort engouement pour le vintage. Pour y répondre, nous avons dévoilé une édition limitée de 73 pièces de notre Riviera chronographe flyback, avec un look très rétro. Nous avons aussi noté la réduction des diamètres. Ce qui était en 43 mm passe en 41 mm. Le 40 mm descend à 39 mm.

Enfin, les cadrans en couleur ont remporté une importante adhésion. C’est quelque chose que Baume & Mercier a toujours pratiqué et que nous continuons de faire, comme en témoignent nos dernières Riviera 33 mm en quartz aux couleurs estivales.

Les déclinaisons estivales et sport-chic de la RIviera Quartz 33 mm - © Baume & Mercier
Les déclinaisons estivales et sport-chic de la RIviera Quartz 33 mm - © Baume & Mercier

Le mouvement Baumatic est lancé depuis presque 10 ans, en 2017. Quel regard portez-vous dessus et quelles évolutions lui voyez-vous ?

C’est un élément essentiel de nos collections aujourd’hui. Il anime 100% de nos Clifton. Il prouve notre authenticité horlogère, notre légitimité. Il possède cinq jours de réserve de marche, ce qui est extraordinaire pour un mouvement de ce type à grande diffusion et très accessible. Nous souhaitons renforcer son importance en insistant notamment sur la pédagogie auprès du grand public autour de ses nombreux bienfaits.

La collaboration avec Soulages a été unanimement saluée. Envisagez-vous de renouveler ce type d’approche ?

Concernant Soulages, le partenariat est toujours actif. Nous aurons donc prochainement des nouveautés qui vont s’inspirer de son univers. Toutefois, nous ne recherchons pas « la collab pour la collab ». Tout ce que nous faisons doit s’inscrire dans le respect de notre héritage, de nos racines, et doit être exécuté avec autant d’audace que de simplicité, ce qui correspondait parfaitement à l’esprit des premières pièces que nous avons réalisées avec Soulages. Nous allons poursuivre dans cette direction.

Qu’en est-il de l’offre destinée aux plus «jeunes» ? La collection Clifton Club qui leur était destinée s’est arrêtée...

Il n’y a que ceux qui ne tentent rien qui ne risquent rien ! En réalité, nous nous inscrivons dans deux directions bien précises. La première concerne effectivement la jeune clientèle. Elle préserve la montre Baume & Mercier comme celle d’un instant de célébration. Nous avons toujours été la montre offerte pour un diplôme, un premier poste, une union. C’est quelque chose qui compte autant pour nous que pour nos clients, qui y sont très attachés.

Riviera Flyback Chronograph Limited Edition - © Baume & Mercier
Riviera Flyback Chronograph Limited Edition - © Baume & Mercier

La deuxième direction, c’est celle d’un recentrage sur nos collections historiques et donc sur notre légitimité horlogère, celle d’une maison qui va bientôt avoir deux siècles d’histoire ininterrompue. C’est dans cette perspective que nous avons mis fin, en mars dernier, à la collection Baume. C’était un développement indépendant que nous n’avons pas voulu poursuivre pour nous recentrer sur notre cœur de métier horloger.

Le patrimoine de Baume & Mercier est d’une richesse méconnue, notamment en termes de design, mais aussi de ses premiers mouvements. Comment mieux le valoriser ?

C’est effectivement un patrimoine d’une richesse incroyable. Lorsque je suis arrivé à la direction de la marque, il y a un peu moins d’un an, la première chose que j’ai faite fut de me rendre au sein des collections de nos pièces musée. Nous en avons 1200. C’est un héritage colossal. Nous sommes actuellement en train de développer un plan dynamique qui devrait aboutir, à partir de 2026 et jusqu’en 2027, à une collection itinérante de nos pièces les plus emblématiques.

Michael Guenoun, CEO de Baume & Mercier © Baume & Mercier
Michael Guenoun, CEO de Baume & Mercier © Baume & Mercier

Baume & Mercier aura 200 ans dans moins de 5 ans. Comment imaginez-vous l’événement ?

Je ne peux pas vous en dire plus aujourd’hui. Nous commençons effectivement à travailler sur cet évènement historique. La direction ne sera pas celle de la haute horlogerie en tant que telle, mais il y aura beaucoup de créativité, des surprises. On ne s’interdit rien !
 

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