Variation sur un thème: les montres à oiseau chantant
Parmi les choses remarquables qui ont été créées à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle dans le domaine des montres à musique et à automates, les montres incorporant un oiseau chantant font figure de véritables «trésors de l'horlogerie».
Le fait de réaliser dans le si petit espace d'un mouvement de montre de poche un mécanisme aussi complexe que celui qui reproduit le chant naturel d'un oiseau est une prouesse qui fut rendue possible grâce à la mise au point, vers 1780, du piston coulissant. Cette invention est attribuée aux Neuchâtelois Pierre Jaquet Droz (1721-1790) et à son fils Henry Louis (1752-1791), de concert avec leurs collaborateurs Jean Frédéric Leschot (1746-1824) et Jacob Frisard (1753-1810). Ce nouveau système remplaçait les volumineux jeux de flûtes dits «serinettes » que l'on trouvait dans les pendules de la génération précédente. La miniaturisation de ces mécanismes permit de les incorporer dans de petits objets, pendulettes, tabatières et très occasionnellement dans des montres, souvent destinés aux marchés chinois et turc. Ces merveilles issues des ateliers genevois de la «fabrique» ou de ceux des montagnes neuchâteloises, sont l'œuvre de quelques ingénieux et habiles horlogers tels Philippe DuBois (1738-1808), du Locle, les frères Rochat, de la vallée de Joux, François Elisée (1771-1836), Frédéric (1774-1848) et Samuel Henri (1777-1854), auxquels s'ajoutent deux autres horlogers originaires de la Vallée: Philippe Samuel Meylan (1772-1845) et Isaac Daniel Piguet (1775- 1841), établis à Genève sous le nom de Piguet & Meylan.
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| Sacrifice à l'Amour. Montre «Louis XVI» avec déclenchement à la demande d'un oiseau chantant. Mouvement N° 1 signé par Jaquet Droz. Genève, vers 1785. Ors de couleurs, émail, rubis et perles. |
![]() | Montre «Directoire» Montre |
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Tribune des Arts - L'Annuaire 2004 - 5ème édition



