Ce drame d’inspiration japonaise est animé par le calibre maison Louis Vuitton LV 525, un mouvement à remontage manuel de 3 Hz composé de 426 pièces. Offrant une réserve de marche de 100 heures, il est logé dans le boîtier de 46,8 mm en or rose 18K, gravé et laqué, de la Louis Vuitton Tambour Bushido Automata.
L’inspiration puise dans la légende japonaise du Bushidō, souvent traduit par « la voie du guerrier », code éthique qui guida la classe des samouraïs pendant des siècles. Ancré dans la pensée confucéenne, shintoïste et bouddhiste zen, il mettait l’accent sur la loyauté, l’honneur, l’autodiscipline et l’acceptation de la mortalité.
L’entrée de Louis Vuitton dans la haute horlogerie avait d’abord suscité une curiosité polie plutôt qu’une admiration fervente. Mais cette perception a radicalement changé avec l’arrivée de ses montres automates, créées dans la manufacture genevoise de la maison, La Fabrique du Temps. Résultat : la poésie mécanique de Vuitton a conquis les collectionneurs, qui considèrent désormais la marque comme un acteur sérieux dans ce domaine rare de la haute horlogerie.
Contrairement aux complications de mesure du temps comme la rattrapante ou la sophistication céleste des calendriers perpétuels, l’art de l’automate est celui de l’animation. Mais en y regardant de plus près, on découvre une micro-ingénierie moderne qui cache sa complexité derrière une façade de métiers d’art flamboyants et d’un réalisme saisissant.
L’origine de l’espèce
La Tambour Bushido n’existerait pas sans la Tambour Carpe Diem de 2021, une montre qui avait surpris et remporté le prix de l’Audace au GPHG. Avec son crâne ricanant et son serpent déroulant les heures, elle redéfinissait la marque et posait les bases de la collection halo des Automates Louis Vuitton. À la fois macabre et espiègle, la Carpe Diem transformait le memento mori en poésie mécanique.
Après le succès de la Carpe Diem, vint en 2023 la Tambour Opera Automata, toujours dans le boîtier de 46,88 mm et animée par le calibre manuel LV 525. Cette fois, c’est un spectacle masqué qui évoquait la vitalité des masques de l’opéra chinois à travers de fines gravures et des émaux éclatants. L’émailleuse Anita Porchet et le graveur Dick Steenman y consacrèrent respectivement 60 et 76 heures pour chaque pièce – un travail qui saute aux yeux.
La Tambour Fiery Heart Automata constitua le troisième chapitre logé dans le boîtier Tambour traditionnel, avec des détails sertis de diamants pour un spectacle profondément romantique. Elle marqua aussi une étape, en intégrant le premier cadran émaillé réalisé en interne : un fond vert éclatant pour un cœur en flammes entouré de roses rouges. À chaque déclenchement, les fleurs monogrammées LV au centre se mettent à tournoyer, tandis que les flammes autour du cœur ardent s’animent, avant que le cœur ne s’ouvre pour révéler les mots : « Sweet but fierce ». Destinée à un public féminin, cette Automata intégrait également la lente rotation d’un tourbillon volant, propulsé par le calibre complexe LFT 325.
La Tambour Taiko Galactique
Dévoilée cette année, la Tambour Taiko apporte un nouveau souffle à la collection des Automates, en s’inspirant des étoiles. Son boîtier arbore des cornes plus prononcées et une couronne à 12 heures, dans un style plus proche de la collection Tambour redessinée, plus élancée. Pourtant, la Taiko Galactique ne fait aucune concession : son vaste boîtier de 46,7 mm offre à son cadran éloquent l’espace qu’il mérite. Le calibre LFTAU14.02, composé de 459 pièces, propose le son cristallin d’une répétition minutes avec un timbre de cathédrale. Lors de son activation, le cadran s’anime en sept points distincts : des éléments tournent et bougent, le soleil à 12 heures et les panneaux solaires de la station spatiale « LV » se mettent en rotation, tandis que l’astronaute à la marque LV salue de ses bras et que flotte un drapeau Louis Vuitton.
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