La MT1.1 Tourbillon 7 Jours inaugure la maison Marco Tedeschi et donne d’emblée le ton : celui d’une horlogerie pensée depuis le mouvement, guidée par une vision technique claire, dont l’esthétique découle naturellement.
Cette histoire commence bien avant 2026. Vingt ans plus tôt, Marco Tedeschi conçoit son premier tourbillon central, architecture autour de laquelle s’est progressivement construit tout l’écosystème de la marque Kross Studio, lancée en 2020.
Depuis, cette vision s’est structurée au sein d’une manufacture intégrée, avec une feuille de route précise : développer une famille cohérente de 12 mouvements ou complications supplémentaires, tous repensés selon une même philosophie de création : la forme doit suivre le mouvement.
Dans ce contexte, le premier chapitre signé Marco Tedeschi ne pouvait être qu’un tourbillon. On pourrait croire que le tourbillon tient ici le premier rôle, mais les apparences sont trompeuses ! Il se fait presque voler la vedette par un personnage d’ordinaire beaucoup plus discret : la réserve de marche. Ici, c’est bien elle qui impose la vraie mesure de cette montre, avec ses 168 heures d’autonomie.
Comme dans une architecture classique, un organe réglant à tourbillon repose sur l’action conjointe du balancier et du spiral. Mais ici, ces deux éléments sont logés dans une cage en rotation. Il ne suffit plus d’alimenter le système régulateur, il faut aussi fournir l’énergie nécessaire pour entraîner la cage.
Cette particularité est loin d’être anodine d’un point de vue énergétique : un calibre à tourbillon demande entre 20% à 40% d’énergie supplémentaire par rapport à un mouvement comparable sans tourbillon. À cette contrainte énergétique s’ajoute une contrainte d’encombrement réelle. La cage elle-même, ainsi que tous les composants qui relient cet ensemble au reste du calibre, occupent un espace précieux au sein du mouvement. Le tourbillon consomme davantage d’énergie, tout en réduisant l’espace disponible pour la stocker.
Atteindre 7 jours de réserve de marche ne doit rien au hasard. Une telle autonomie ne s’obtient en y réfléchissant dès la conception.
Il faut alors concevoir toute l’architecture du mouvement autour de cette exigence, en libérant un maximum d’espace pour le barillet, qui compte déjà parmi les organes les plus volumineux d’une montre mécanique.
Sur la MT1.1, le barillet occupe l’espace maximal disponible sur la platine, au-delà même de son rayon. Le résultat est là : 168 heures d’autonomie, là où une montre mécanique classique évolue souvent autour de 40 heures.
La logique technique de cette pièce se lit directement sur le cadran. L’indicateur de réserve de marche à 12h s’impose comme l’indication la plus naturelle sur une montre dont toute l’architecture repose sur la gestion de l’énergie. Face au tourbillon à 6 heures, il crée un équilibre simple et très lisible entre l’organe qui consomme et l’indication mesurant la ressource disponible.
La Maison Marco Tedeschi pose d’emblée les bases de son récit : un tourbillon, une réserve de marche hors norme, et une démonstration limpide de ce qui guidera la suite.