« C'est un moment vraiment historique : l'Observatory célèbre la précision et l'essence même d'Omega », a confié Raynald Aeshlimann, Président et CEO d'Omega, lors de la présentation de la nouvelle Constellation Observatory à Bienne.
Neuf références composent cette collection qui s'inscrit dans une tendance bien ancrée : des calibres de dernière génération au cœur de boîtiers aux accents résolument vintage. La Constellation « pie-pan » des années 1950 a servi de modèle, et son caractère si reconnaissable, avec sa lunette périphérique inclinée, est magnifié par des index en losange et des cornes aux angles affirmés.
Le boîtier de 39,4 mm se décline en quatre versions acier, aux cadrans bleu, vert, opaline et céramique noire, cette dernière se distinguant par l'absence du motif gaufré en tranches caractéristique du pie-pan. Côté matières nobles, cinq références sont au programme : or Moonshine jaune sur bracelet alligator, ou encore or Moonshine sur un nouveau bracelet maille à neuf rangs, clin d'œil direct aux bracelets « brick » iconiques des années 1950. Sur ces modèles précieux, les rayures périphériques du cadran sont réalisées à la main par guillochage. La collection est disponible à partir de 9 200 CHF en acier, jusqu'à 49 700 CHF dans sa version tout or.
La mécanique à l'heure du Big Data
La véritable révolution de cette collection tient à un partenariat inédit : celui qu'Omega a conclu avec le Laboratoire de Précision, organisme indépendant, pour repousser les limites de ses protocoles de test. Ensemble, ils génèrent des volumes de données colossaux, au service d'une quête qui obsède les horlogers depuis toujours : la précision parfaite. Pour saisir l'ampleur du changement, il suffit de comparer avec les certifications COSC et Metas, que la marque continuera d'ailleurs d'obtenir, lesquelles produisent une seule mesure par jour. Le Laboratoire, lui, en génère des millions. « Quinze jours dans une chambre noire suffiront à réunir autant de données que tous les chronomètres testés au cours de l'histoire de l'horlogerie », résume M. Aeschlimann.
Née dans le sillage de la montre du Centenaire de 1948, la Constellation accompagne Omega depuis 1952. Précision et certification, délivrée par les observatoires officiels suisses, ont toujours été son ADN.
Deux nouveaux calibres automatiques Master Chronometer viennent enrichir la collection : le 8915 Luxe et le 8915 Grande Luxe. Ce dernier, qui anime la version en boîtier platine, se distingue par un rotor en or 18 carats.
Mais la nouveauté la plus inattendue reste ailleurs : c'est la première fois qu'un chronomètre certifié se présente sans trotteuse. Loin d'être un oubli, cette absence est un message destiné aux initiés, une façon de signifier, sans le dire, que les nouveaux outils de mesure rendent la seconde visible désormais superflue. Elle offre par ailleurs un bénéfice concret : le boîtier gagne en finesse, affichant 12,23 mm de hauteur, soit environ 0,35 mm de moins qu'avec un mouvement équipé d'une seconde centrale. La preuve, une fois de plus, que les grands raffinements se jouent dans les moindres détails.