Les Cabinotiers Temporis Duo Grand Complication Openface

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©Vacheron Constantin
Réunir au sein d'une montre-bracelet une répétition minutes, un chronographe à rattrapante et une régulation à tourbillon est un défi. Ces complications horlogères bénéficient des derniers développements techniques de Vacheron Constantin et de ses recherches sur les matériaux.

Elles ont également fait l'objet d'une attention particulière en matière de décoration et de terminaison manuelle des quelques 700 composants du calibre 2757 S. Ce travail est visible sur les deux faces grâce au cadran saphir d'une grande complexité qui coiffe les affichages. Cette pièce de haute technicité fait de la mécanique horlogère un art cinétique servant à mesurer le temps.

Un savoir-faire séculaire

Les complications de cette nouvelle pièce Les Cabinotiers sont intrinsèquement liées à la transmission des savoir-faire horlogers chez Vacheron Constantin. En 1819, Vacheron Constantin réalisait une montre de poche à seconde morte indépendante et répétition à quarts, l'une des premières du genre. Le mécanisme à seconde morte, qui autorise l'avancée de la trotteuse centrale par saut d'une seconde, a joué un rôle important dans la mesure des temps courts. En rendant ce mécanisme indépendant grâce à un train de rouage supplémentaire, les horlogers de l'époque ont mis au point vers la fin du 18e siècle ce qui est considéré comme l'ancêtre du chronographe. Avec un tel dispositif, il était dès lors possible de stopper l'aiguille des secondes sans influer sur la marche des indications horaires. Le chronographe à rattrapante, avec ses deux aiguilles coaxiales dont la deuxième peut être stoppée pour le calcul d'un temps intermédiaire avant d'être relancée pour rattraper la première, a d'abord connu un premier système à une seule aiguille en 1831, puis la configuration à deux aiguilles en 1838. Vacheron Constantin a rapidement intégré ces développements apportés aux chronographes de poche de l'époque.

©Vacheron Constantin
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La même profondeur historique peut être relevée pour les montres à sonnerie au sein de la Maison. Les répétitions minutes ayant pour fonction de sonner les heures, quarts et minutes à la demande font en effet partie du vocabulaire horloger de Vacheron Constantin depuis plus de deux siècles. La première mention d'une pièce à sonnerie Vacheron Constantin dans les registres de production remonte ainsi à 1806, avec une montre de poche en or à répétition des quarts. Depuis cette date, les montres à sonnerie ou à répétition font partie de l'héritage de la Maison qui n'a cessé de s'enrichir au fil des décennies. La pièce de 1827, la première montre Vacheron Constantin à grande et petite sonneries, en offre une excellente illustration, tout comme la Référence 4261 datant du début des années 1940 qui intègre une répétition minutes dans un calibre d'à peine 3,28 mm d'épaisseur.

Une même évolution séculaire concerne le tourbillon, dont il est déjà question en 1901 dans les archives de la Maison avec une commande passée par un client parisien pour une pièce à grande complication devant intégrer une telle régulation. Au fil des décennies, les horlogers de la Maison n'ont eu de cesse de développer ce mécanisme essentiel dans l'isochronisme du régulateur soumis aux effets de l'attraction terrestre, notamment en développant des solutions techniques à axes multiples. La montre de poignet Les Cabinotiers Tourbillon Armillaire bi-axial avec spiral sphérique ou encore la pièce à exemplaire unique Les Cabinotiers - The Berkley Grand Complication dotée d'un tourbillon à trois axes illustrent parfaitement ce savoir-faire.

Si cette configuration réunissant un chronographe et une répétition minutes régulés par un tourbillon a fait l'objet de quelques réalisations remarquables en montre de poche, elle est restée quasi inexistante en montre de poignet. Pour Vacheron Constantin, c'était l'occasion de relever le défi dans la plus pure tradition des montres à grande complication qui font sa réputation depuis 270 ans. Des pièces souvent réalisées sur commande, à l'instar de la montre Référence 57260 présentée en 2015 avec un record de 57 complications dont un calendrier perpétuel hébraïque. Pour cette nouvelle montre à exemplaire unique Les Cabinotiers, les horlogers de la Maison ont ainsi équipé le modèle du calibre 2757 dévoilé en 2022. Ce mouvement qui intègre dans un même mécanisme régulé par un tourbillon, un chronographe monopoussoir à rattrapante ainsi qu'une répétition minutes, apparaît ici dans une nouvelle version avec cadran ajouré et spiral sphérique, gage de meilleur isochronisme. Ces trois complications parmi les plus emblématiques de la Haute Horlogerie compte parmi les plus difficiles à réaliser, offrant une combinaison rare et originale dans l'univers actuel de la mesure du temps.

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Virtuosité horlogère

Ce calibre 2757 S intègre 696 composants. Malgré la complexité, les horlogers de Vacheron Constantin sont restés fidèles aux principes d'élégance chers à la Maison en réussissant à agencer les complications de ce garde-temps dans un mouvement d'une grande finesse, soit une hauteur d'à peine 10,4 mm pour un diamètre de 33,3 mm. La conception même du mouvement, notamment au niveau de ses fonctions chronographiques, n'en a pas moins été soumise à l'impératif de la performance.

Dans cet ordre d'idée, le module du chronographe à rattrapante a été spécialement étudié dans une perspective de rendement grâce à un agencement en profondeur de ses composants. Cette optimisation des volumes, malgré la finesse du calibre, s'accompagne également de nouveaux matériaux. Certaines roues du train de rouage ont ainsi été réalisées en titane ou électro formées en nickel-phosphore avec une denture au profil propre à Vacheron Constantin, pour une meilleure pénétration des engrenages évitant tout chevrotement des trotteuses. Après maintes recherches, celles-ci ont été finalement réalisées en aluminium, un matériau rigide et ultraléger. Le silicium, autre matériau ultraléger qui ne nécessite aucune lubrification, a également été mis à profit au niveau d'un des leviers de rattrapante et de son isolateur. Ces gains obtenus au niveau du poids de composants et des frottements diminuent ainsi la perte d'amplitude énergétique en provenance du barillet pour une confortable réserve de marche qui atteint les 50 heures, chronographe enclenché, avec affichage au dos de la montre.

Pour la mesure des temps courts, précis au 1/5e de seconde avec un régulateur cadencé à 18'000 alternances/heure, l'affichage s'effectue via les deux trotteuses centrales sur la minuterie périphérique avec compteur 30 minutes placé en évidence à 2h. Comme cette fonction exige une très grande régularité dans la précision, les horlogers de Vacheron Constantin ont opté pour une construction à deux roues à colonnes, la première dévolue au chronographe et la deuxième à la rattrapante. Ce chronographe est ainsi commandé par un seul poussoir à 2h pour les fonctions de base (start/stop/reset) et par celui à 4h pour la rattrapante (stop/reset). Une pression sur ce dernier stoppe la seconde aiguille sur un temps intermédiaire pendant que la première trotteuse continue sa course. Une nouvelle pression permet à la rattrapante de rejoindre instantanément la première aiguille des secondes dans le décompte du temps.

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Régulateur centripète et spiral sphérique

Deuxième complication intégrée au calibre 2757 S, la répétition minutes a également bénéficié des évolutions techniques mises au point au sein de la Manufacture. Parmi elles, un ingénieux dispositif de régulateur de sonnerie volant centripète. Ce mécanisme permet de réguler la durée de la séquence musicale afin de pouvoir entendre les notes distinctement et harmonieusement. Ce système se distingue par ses deux masselottes dont la forme très particulière a été optimisée dans le but de générer une sorte de « frein moteur » par force centripète agissant sur la barrette de sonnerie. L'énergie libérée par le barillet de la répétition minutes est ainsi lissée. Ce dispositif original est en outre totalement silencieux.

Logé à 6h, le tourbillon est équipé d'un spiral sphérique, permettant un développement concentrique des spires du ressort, gage d'isochronisme du régulateur. Il se distingue par une cage dont la forme s'inspire de la croix de Malte, emblème de la Maison. Tenu par un pont délicatement chanfreiné main, cette cage du régulateur qui effectue une rotation complète par minute, est ainsi porteuse de la petite seconde.

Le cadran saphir fait preuve d'une grande complexité. D'une épaisseur de seulement 0,5mm, il offre une alternance de surfaces polies et dépolies sur les compteurs avec cerclage en or en périphérie, tandis que les marqueurs des heures bénéficient d'un traitement NAC gris et que ceux du chronographe sont gravés et encrés.

L'excellence mécanique mise en lumière par des finitions de Haute Horlogerie

Le cadran saphir fait preuve d'une grande complexité. D'une épaisseur de seulement 0,5mm, il offre une alternance de surfaces polies et dépolies sur les compteurs avec cerclage en or en périphérie, tandis que les marqueurs des heures bénéficient d'un traitement NAC gris et que ceux du chronographe sont gravés et encrés.

Le boîtier en or rose 750/1000 de 45 mm de diamètre avec fond ouvert est prolongé par un bracelet en cuir d'alligator vert olive, à boucle déployante en or rose. La teinte fait écho à l'aiguille du compteur de chronographe et aux deux trotteuses. Les finitions main alternent les surfaces anglées, polies, satinées, grenées, perlées ou encore gravées et microbillées, offrant un jeu de reflets et de lumière. Sur l'ensemble du temps dévolu à la réalisation de cette pièce, les terminaisons du calibre ont pris deux fois plus de temps que son assemblage et son emboîtage.

Le contraste entre ponts et platine avec revêtement NAC noir et les parties mobiles « métalliques » agit déjà comme un révélateur de cet art cinétique qui prend consistance grâce à la minutie du détail. Côté cadran, les ponts squelettés, aux flancs étirés et anglés à la main, offrent une terminaison cerclée. Les roues, aux bras anglés, sont roulées et polies, opération délicate qui demande des outils spéciaux pour les roues en titane.

Côté fond du mouvement, l'horloger en charge de la montre, qui réalise l'ensemble des opérations d'assemblage et de terminaison, jusqu'au réglage et à l'emboîtage, à la façon des Cabinotiers du 18e siècle, a réalisé un décor inédit. Les ponts NAC offrent une creusure sablée à la main à grain fin, surmontée d'une bordure au fini poli miroir.

Le régulateur de sonnerie est gravé des initiales J.M.V., en hommage à Jean-Marc Vacheron, et présente une barrette dont le berçage est le fruit de 8 heures d'un travail méticuleux, exécuté à la main.

Marque
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