Une ode horlogère aux grandes épopées antiques
Des épopées mythologiques aux expéditions des héros de l'Antiquité, l'esprit humain a toujours été animé par cette quête d'aventure et de découverte lui permettant de triompher de l'adversité. Si toutes les quêtes répondent à un objectif précis, elles constituent avant tout un cheminement intérieur, un parcours jalonné d'épreuves qui forgent le caractère et enrichissent la vie.
Dans la mythologie grecque, le demi-dieu Héraclès – Hercule chez les Romains – était le fils de Zeus et d'Alcmène, princesse mortelle séduite par le roi des dieux. Folle de jalousie face à l'infidélité de son époux, la déesse Héra accabla Héraclès de tourments au point qu'il tua sa femme Mégara et leurs enfants dans un accès de folie. Pour expier sa faute, Héraclès consulta l'oracle de Delphes qui lui ordonna de se mettre au service de son cousin Eurysthée, roi de Tirynthe et de Mycènes. Connu pour sa lâcheté et sa jalousie mesquine, le roi imposa à Héraclès une série de douze travaux, tous aussi dangereux les uns que les autres. En accomplissant ces douze travaux, Héraclès en est venu à incarner non seulement le courage, l'endurance et la force mais aussi l'ingéniosité, la créativité et la capacité de se jouer d'épreuves à priori insurmontables
La technique au service des arts décoratifs, calibre 1120 AT
Fidèle à sa vision artistique du temps, Vacheron Constantin possède un riche héritage en matière d'affichages originaux, souvent conçus comme un champ d'expression pour les arts décoratifs. Les montres Les Travaux d'Héraclès associent un affichage des heures « vagabondes » à une minuterie fixe positionnée sur le côté droit du cadran.
Cet affichage de l'heure aussi évocateur qu'inattendu est dû au calibre automatique 1120 AT qui intègre un ingénieux module d'heures satellites mis au point par les horlogers de Vacheron Constantin et développé sur un mouvement manufacture ultraplat. Positionné sur la partie supérieure du mouvement qui se dissimule sous le cadran, ce mécanisme d'affichage repose sur une roue des heures à trois branches dont chacune se termine par un carrousel portant quatre chiffres des heures. Ce mécanisme est entraîné par un système breveté prenant la forme de l'emblématique croix de Malte de la Maison.
Ingénieux et technique, ce module satellitaire permet aux heures trainantes de survoler le cadran de haut en bas, le long de la minuterie fixe positionnée sur un arc de cercle de 120° gradué aux dix minutes. Les chiffres des heures « voyagent » ainsi sur le cadran, leur position indiquant les minutes à la place d'une aiguille traditionnelle. Une fois passée la marque des 60 minutes, le chiffre de l'heure s'efface pour laisser place à celui de l'heure suivante.
Conformément à l'excellence technique exprimée à travers ses calibres, Vacheron Constantin accorde une attention particulière aux finitions manuelles de chaque composant, y compris ceux qui demeurent invisibles une fois le mouvement assemblé. Sur le calibre 1120 AT, cette tradition s'exprime par une variété de finitions incluant perlage, côtes de Genève, soleillage et anglage qui soulignent l'architecture du mouvement dans un saisissant jeu de lumière.
Ces finitions sont complétées par une masse oscillante en or 22 carats ornée d'un motif « tapisserie » inspiré des frises grecques. Ce motif est réalisé à l'aide d'une machine à tapisserie traditionnelle datant de 1904 entièrement actionnée à la main. La technique débute par la préparation du modèle, lequel sert de guide sur un tour finement réglé pour reproduire le motif par gravure sur métal dans un mouvement continu et ininterrompu. En contrôlant avec une grande précision la pression du burin et la profondeur de la coupe, l'artisan obtient un subtil relief et des textures alternées qui jouent avec la lumière pour révéler le motif dans ses moindres détails. Ce savoir-faire ancestral, encore maîtrisé au sein de la Maison, confère à chaque masse oscillante un caractère pictural unique. Le Poinçon de Genève, certification d'origine et de qualité, atteste des valeurs esthétiques du calibre 1120 AT autant que de son excellence technique.
Un riche héritage artistique
Vacheron Constantin demeure profondément attachée à la préservation et à la transmission des savoir-faire traditionnels inhérents aux métiers d'art, valeur clé de la Maison depuis sa fondation en 1755.
Les cadrans sont constitués de deux plaques en or blanc 18 carats, placées sur des niveaux distincts, dont l'une chevauche partiellement l'autre. Sur le niveau inférieur, le secteur droit du cadran est orné de la reproduction d'une carte de la Grèce au 17e siècle. La technique de gravure à la main en taille-douce appliquée aux zones maritimes à servi à créer des vagues pour renforcer l'impression de profondeur. Sur ce fond texturé, le maître artisan a ensuite appliqué un émaillage translucide – incolore en haute mer et gris le long des côtes pour en souligner les contours – en veillant avec précision à laisser les zones terrestres exemptes d'émail. Quatre couches d'émail sont appliquées, chacune suivie d'une cuisson à des températures comprises entre 800 et 900 °C. Après l'émaillage, les continents sont gravés à la main, toujours en taille-douce, afin d'ajouter relief et texture, soit un travail exigeant une attention de tous les instants pour ne pas endommager l'émail. La réalisation de cette partie du cadran nécessite environ huit heures de gravure à la main, auxquelles s'ajoutent huit heures d'émaillage.
Pour concrétiser cette partie du cadran, les maîtres artisans de Vacheron Constantin ont dû relever deux autres défis, tous deux aussi exigeants en termes de précision. Il s'agissait d'une part à inscrire les chiffres arabes des minutes sur une surface irrégulière faite d'émail brillant et d'or texturé et, de l'autre, à positionner un cabochon poli en or jaune 18K 3N de seulement 0,4 mm de diamètre à l'emplacement exact correspondant, sur la carte, au travail d'Héraclès représenté sur le cadran.
La grande plaque supérieure du cadran, placée sur le côté gauche, illustre le travail auquel chaque montre est dédiée. Pour avoir exercé une véritable fascination depuis plus de deux millénaires, la légende des travaux d'Héraclès a inspiré d'innombrables peintres et sculpteurs à travers les âges et selon les styles les plus variés. De leur côté, les cadrans Les Travaux d'Héraclès signés Vacheron Constantin constituent une réinterprétation contemporaine de ce thème, puisant leur inspiration dans la sculpture grecque classique et la peinture des maîtres européens anciens. Le héros, une micro-sculpture tridimensionnelle en or blanc, se détache sur fond de peinture miniature de couleur, réalisée en en émail grand feu, évoquant le paysage où se déroule chacun des travaux.
La réalisation du fond émaillé peint à la main a nécessité au total 50 heures d'un travail d'une très grande précision. Celui-ci débute par l'application de cinq couches d'émail blanc opalescent sur la base en or blanc 18K afin de créer un effet chatoyant sur lequel sont ensuite ajouté le ciel, l'eau et la terre. Chaque couche doit être cuite à très haute température avant l'application de la suivante. S'ensuit la peinture du paysage avec de subtiles variations de couleurs et une grande minutie dans la représentation des roches, de la végétation et des formations nuageuses. Un travail qui requiert dix couches d'émail successives.
Gravée main en micro-sculpture, la figure d'Héraclès en or blanc 18K, engagé dans un combat à mort contre une redoutable créature mythologique, respire la force et la puissance. Bien qu'elle mesure seulement 0,5 mm d'épaisseur, elle dégage une impression d'un grand dynamisme grâce au soin apporté par le graveur aux détails de la musculature, des traits du visage et de la chevelure d'Héraclès. Un même soin du détail est apporté à la fourrure, aux écailles ou aux plumes des différentes créatures qu'il affronte. Chaque applique requiert environ 40 heures de micro-sculpture.
Les Travaux d'Héraclès – Le Lion de Némée
Doté d'une peau invulnérable, le lion de Némée semait la terreur parmi les habitants de la région située en Argolide (l'actuelle Corinthe). Le roi Eurysthée ordonna à Héraclès d'abattre la bête, première épreuve de la série de ses douze travaux. Incapable de percer la peau du lion malgré son adresse légendaire au tir à l'arc, Héraclès parvint à acculer la créature dans sa caverne, à la saisir par le cou et à l'étrangler à mains nues. Il confectionna ensuite une cape à partir de la peau du lion, portée en guise de protection mais aussi comme symbole de son courage. Les couleurs de la peinture miniature sur émail réalisée sur le cadran sont mises en valeur par un bracelet en alligator bleu foncé.
Les Travaux d'Héraclès – L'Hydre de Lerne
Créée par Héra elle-même dans le but précis de tuer Héraclès, l'hydre de Lerne était un monstre à têtes de serpent qui hantait les marais de la région située au sud d'Argos, sur la côte orientale du Péloponnèse. Pour son deuxième travail, Héraclès fut chargé de détruire cette créature mais à chaque tête tranchée, deux nouvelles repoussaient. Avec l'aide de son neveu Iolaos, Héraclès appliqua des brandons incandescents sur les plaies de la bête afin d'empêcher toute repousse par cautérisation. Parvenu enfin à la tête principale et immortelle du monstre, il la trancha et l'enfouit sous un immense rocher, avant de tremper la pointe de ses flèches dans le sang empoisonné de l'hydre. Les couleurs de la peinture miniature sur émail réalisée sur le cadran sont mises en valeur par un bracelet en alligator bleu.
Les Travaux d'Héraclès – Les Oiseaux du lac Stymphale
Eurysthée ordonna à Héraclès de délivrer Stymphale, ville proche de la Corinthe actuelle, d'un immense vol d'oiseaux agressifs et anthropophage, rassemblés dans les marais entourant le lac proche de la cité. Redoutables mangeurs d'hommes, ces volatiles possédaient des becs de bronze capables de transpercer les armures et des plumes métalliques qu'ils projetaient sur leurs proies. Consciente de la difficulté de la tâche, Athéna, fille de Zeus, déesse de la sagesse et de la stratégie guerrière, remit des crotales en bronze à Héraclès, un instrument à percussion apte à effrayer les oiseaux les forçant à prendre leur envol. Tandis qu'ils s'élevaient dans le ciel, Héraclès put ainsi les abattre avec ses flèches aux pointes enduites du sang empoisonné de l'hydre de Lerne. Les couleurs de la peinture miniature sur émail réalisée sur le cadran sont mises en valeur par un bracelet en alligator vert.
Les Travaux d'Héraclès – Le Taureau de Crète
Célèbre pour sa beauté et sa puissance, le Taureau de Crète était convoité par Eurysthée qui ordonna à Héraclès de le capturer à mains nues et de le ramener à Mycènes. L'animal avait été envoyé au roi Minos de Crète par le dieu Poséidon, à condition de servir de sacrifice en son honneur. Comme Minos manqua à sa promesse, furieux, Poséidon transmit sa colère au taureau. À son arrivée en Crète, Héraclès obtint de Minos la permission de capturer l'animal. Devenu incontrôlable, il dévastait villes et campagnes. Héraclès réussit à terrasser le taureau et à le ramener à Eurysthée. Selon la légende, ce dernier était si terrifié par la bête qu'il fit fabriquer une immense jarre de bronze dans laquelle il pouvait se cacher. Les couleurs de la peinture miniature sur émail réalisée sur le cadran sont mises en valeur par un bracelet en alligator brun.