Les Cabinotiers – Grisaille Haute Joaillerie Dragon

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Les Cabinotiers Grisaille High Jewellery – Dragon © Vacheron Constantin
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Les garde-temps à exemplaire unique de la nouvelle collection Les Cabinotiers Récits de Voyages reflètent la formidable expansion géographique de Vacheron Constantin

Avec les premiers contacts commerciaux noués entre Vacheron Constantin et la Chine au milieu du 19e siècle, ce pays est une destination incontournable du voyage. Pour lui rendre hommage, la montre Les Cabinotiers – Grisaille Haute Joaillerie Dragon arbore un cadran en émail grisaille vert, une première chez Vacheron Constantin, toile de fond inédite pour le mythique dragon impérial à cinq griffes. Le calibre manufacture 1120, mouvement automatique parmi les plus fins jamais produits, anime cette pièce à exemplaire unique sertie de diamants baguette.

Vacheron Constantin et la Chine

L’aventure humaine de Vacheron Constantin, qui donne corps aux métiers d’art, s’enrichit avec Les Cabinotiers – Récits de Voyages d’une odyssée horlogère imaginaire vers des destinations représentant autant d’étapes historiques dans l’expansion de la Maison. Chaque pièce à exemplaire unique de la collection évoque ainsi les arts et la culture des différents continents conquis par la Maison. Ce développement international, entrepris dès le début du 19e siècle, passe par la Chine.

L’empereur s’intéresse aux meilleurs artisans européens parmi lesquels Vacheron Constantin pour reconstituer sa collection perdue. Pour avoir commencé à prospecter le marché chinois dans la première moitié du 19e siècle, avec des contacts commerciaux attestés dès 1845, la Maison dispose déjà d’une solide réputation dans le pays.

Les Cabinotiers Grisaille High Jewellery – Dragon © Vacheron Constantin
Les Cabinotiers – Grisaille Haute Joaillerie Dragon © Vacheron Constantin

Email grisaille vert : une première

Le maître artisan de Vacheron Constantin a conçu une nouvelle technique d’émail grisaille pour sublimer le cadran de cette pièce et mettre en lumière le mythique dragon à cinq griffes.

Symbole de puissance, de noblesse et de chance, il est toujours accompagné de sa perle, emblème de sagesse.

L’art de la grisaille, un savoir-faire datant du 16e siècle, fait apparaître le motif dans un jeu de clair-obscur pour lui conférer toute sa profondeur. Cette technique, rare aujourd’hui, consiste à appliquer sur une base d’émail sombre une superposition de couches d’un émail blanc rare, le blanc de Limoges. Chaque couche d’émail est ensuite passée au four en respectant scrupuleusement un temps de cuisson défini à la seconde près. Au fil des cuissons, les détails du dragon s’esquissent et donnent progressivement consistance à cette mise en scène du dragon avec une véritable précision du détail. Généralement, le travail de l’émailleur se termine avec la pose d’une dernière couche d’émail translucide lapidée pour obtenir un effet de brillance et de profondeur, qui fait ressortir les contrastes du tableau.

Pour cette pièce, le maître émailleur de la Maison a procédé différemment. Il a choisi de teinter de vert l’émail translucide appliqué sur le travail initial au blanc de Limoges. Cette coloration vient renforcer le côté fantasmagorique de la représentation. Pour en accentuer le relief, le maître émailleur a ensuite travaillé une nouvelle fois au blanc de Limoges les dernières subtilités du motif, par couches successives passées au four. Le fait d’avoir conjugué émail grisaille et sertissage est une première dans l’univers des métiers d’art de Vacheron Constantin. Le boîtier en or blanc 18 carats de 40mm est serti de 146 diamants baguette sur la lunette, la carrure et les cornes (7,1 carats). Un diamant brillant orne la couronne en serti inversé. Il s’accompagne d’un bracelet en cuir d’alligator vert foncé avec boucle ardillon en or blanc sertie de 16 diamants baguette. 

Les Cabinotiers Grisaille High Jewellery – Dragon © Vacheron Constantin
Les Cabinotiers – Grisaille Haute Joaillerie Dragon © Vacheron Constantin

Calibre 1120 : un mouvement ultra-plat mythique

La montre Les Cabinotiers – Grisaille Haute Joaillerie Dragon se distingue par sa silhouette toute en élégance. Avec une hauteur de boîtier de seulement 8,9mm, ce modèle bénéficie du savoirfaire de la Maison dans l’univers des calibres ultra-plats.

Si les premiers calibres ultra-plats de Vacheron Constantin datent du 19e siècle, c’est tout au long du 20è siècle que la manufacture a développé plusieurs mouvements reconnus pour leur finesse afin de répondre aux attentes de confort d’une clientèle désormais séduite par la montrebracelet.

En 1911 par exemple, les registres de Vacheron Constantin font état de trois calibres de diamètres différents mais d’une épaisseur commune de 2,82mm. Cette quête de la finesse aboutit à la réalisation de mouvements de 2,25mm de hauteur en 1917 et de 1,88mm en 1924. En 1955, pour célébrer son bicentenaire, Vacheron Constantin présente le calibre 1003, mouvement à remontage manuel de 1,64mm d’épaisseur, alors le plus fin jamais produit.

Le calibre 1120, d’une épaisseur de 2,45mm, s’inscrit dans ce même souci d’allier la technicité à une esthétique de l’élégance.

Présenté en 1968, ce mouvement a été redessiné en 2010 avec une masse oscillante en or 18 carats qui adopte les contours de la croix de Malte. Il garde les mêmes dimensions mais avec une réserve de marche poussée à 40 heures. Estampillé du prestigieux Poinçon de Genève, il passe au niveau supérieur en termes de décoration et de finitions avec côtes de Genève, perlage, anglage et étirage des flancs à la main. Avec ses 144 composants et son régulateur cadencé à 19'800 alternances/heure (2,75 Hz), ce calibre 1120 de dernière génération anime les aiguilles feuille en or blanc de la montre. 

Les Cabinotiers Grisaille High Jewellery – Dragon © Vacheron Constantin
Les Cabinotiers – Grisaille Haute Joaillerie Dragon © Vacheron Constantin

La série Les Cabinotiers Récits de Voyages

Approfondir son art horloger à Genève tout en s’ouvrant au monde, telle est la vocation de Vacheron Constantin. Jacques-Barthélémi Vacheron (1787–1864), petit-fils du fondateur, a été le premier à sillonner les routes de France et d’Italie, relayé par son associé François Constantin (1788-1854), inlassable voyageur qui a veillé au développement commercial de la Maison. Avec lui s’ouvrent l’Europe centrale, l’Amérique du Sud, la Scandinavie et l’Asie, en même temps que Vacheron Constantin prend pied aux Etats-Unis et Chine mais aussi au Brésil, à Hong Kong, à Cuba.

De la correspondance de François Constantin couvrant un quart de siècle naît le portrait d’une Manufacture ouverte sur une Europe en pleine restructuration au lendemain des guerres napoléoniennes et du Congrès de Vienne. Un espace qui ne cesse d’ailleurs de s’élargir à mesure que le nom de Vacheron Constantin traverse les frontières et conquiert de nouveaux marchés. Depuis cette époque, la notion même du voyage est un concept inhérent aux valeurs de la Maison, partie intégrante de cette aventure humaine que sont les près de 270 ans d’histoire de Vacheron Constantin. Avec les métiers d’art et l’art mécanique comme moyens d’expression, la Maison propose avec ces montres Récits de Voyages une odyssée horlogère à travers le monde et ses merveilles, sur les traces de ses fondateurs.

Résumé

Vacheron Constantin présente Les Récits de Voyages, un ensemble de pièces à exemplaire unique Les Cabinotiers conjuguant métiers d’art et maîtrise technique. Cette collection dédiée à l’expansion internationale de la Maison entamée au 19e siècle célèbre l’esprit d’ouverture dont elle a fait preuve dès ses origines. Chaque montre sert ainsi à illustrer les étapes successives de cette odyssée. La pièce Les Cabinotiers – Grisaille Haute Joaillerie Dragon rend honneur à la Chine, un pays dont les échanges commerciaux avec Vacheron Constantin remontent à 1845. Sur le cadran de la montre figurant un dragon impérial à cinq griffes et sa perle, le maître artisan de Vacheron Constantin a réalisé un motif en émail grisaille vert, une première au sein de la Manufacture. Autre première, le sertissage d’un modèle au cadran réalisé en émail grisaille. Le boîtier de cette pièce est ainsi entièrement serti de 146 diamants baguette sur la lunette, la carrure et les cornes. Un diamant taille brillant orne la couronne. Cette montre certifiée du Poinçon de Genève intègre le calibre 1120 à remontage automatique, mouvement mythique qui se distingue par sa finesse extrême de 2,45mm et par l’esthétique de sa construction. Il se loge dans un boîtier en or blanc de 40mm de diamètre pour 8,9mm d’épaisseur, porté sur un bracelet en cuir d’alligator vert foncé avec boucle ardillon en or blanc sertie. 

Les Cabinotiers Grisaille High Jewellery – Dragon © Vacheron Constantin
Les Cabinotiers – Grisaille Haute Joaillerie Dragon © Vacheron Constantin

Entretien avec Christian Selmoni, Directeur du Style et du Patrimoine

Vous mettez en avant la finesse de certains modèles présentés dans cette collection Les Cabinotiers – Récits de Voyages. Quelle est la légitimité de Vacheron Constantin dans ce domaine ?

Depuis sa création en 1755, Vacheron Constantin a touché à tous les domaines de l’art horloger en montres de poche, montresbracelets mais aussi en bagues, en sautoirs, en broches, avec une maîtrise consommée des complications, grandes complications et des mouvements mécaniques ultra-plats. Ce dernier domaine d’expertise pourrait facilement paraître moins prestigieux que les montres à complications par exemple. Il n’en est rien. Les calibres ultra-plats demandent autant de talent et de savoir-faire, comme on le constate chez Vacheron Constantin dès ses origines. Au début 19e siècle déjà, la correspondance entre les dirigeants de la Maison fait clairement référence à des « montres plates ». Cette quête de finesse est devenue une signature Vacheron Constantin tout au long du siècle dernier. Un exemple: une montre de poche dévoilée en 1931 avec un mouvement mécanique manuel de 17 5/12 lignes ou 39,20mm de diamètre, d’une épaisseur d’à peine 0,94mm. Le calibre 1003, présenté en 1955 pour les 200 ans de la Maison, et le calibre 1120 apparu treize ans plus tard, que l’on retrouve dans la montre Les Cabinotiers – Grisaille Haute Joaillerie Dragon, s’inscrivent dans cette tendance consistant à concevoir des mouvements ultra-plats d’une esthétique aboutie. Certains de ces calibres sont devenus des icones au sein de la communauté des collectionneurs, qui reconnaissent à la fois les solutions techniques retenues et le sens de la forme dans l’agencement de leurs composants. Ce qui est valable dans le domaine des montres à deux ou trois aiguilles l’est également dans celui des complications, notamment grâce à ce même calibre 1120 avec modules de fonction additionnelle. Dans ce registre, je citerais également l’exemple du calibre 1731 à répétition minutes, le plus fin du marché lors de sa présentation en 2013 avec une hauteur de 3,90mm.

Émail grisaille et sertissage, pourquoi conjuguer seulement maintenant ces deux métiers d’art parfaitement maîtrisés chez Vacheron Constantin ?

Ces deux techniques comptent en effet parmi les métiers d’art parfaitement maîtrisés au sein de la Manufacture. Si la conjugaison des deux n’a pas semblé judicieuse par le passé, cela tient notamment au fait que les cadrans réalisés en émail grisaille sont d’une beauté saisissante, avec un souci de détail époustouflant dans des ambiances de clair-obscur qui forment des tableaux réalistes que rien ne doit perturber. Les pièces en émail grisaille présentées l’an dernier par Vacheron Constantin dans sa collection Les Cabinotiers Les Royaumes Aquatiques offrent une lunette et un boîtier lisses, sans aucun sertissage. Avec la pièce Les Cabinotiers – Grisaille Haute Joaillerie Dragon, la teinte verte donnée à l’émail grisaille du cadran a incité les designers de la Maison à tenter autre chose. Le sertissage du boîtier est alors apparu comme une évidence, non seulement parce qu’il accentue l’effet de profondeur voulu par cette technique d’émaillage mais également parce qu’il en rehausse l’éclat.

Vacheron Constantin et la Chine, une très longue histoire ?

La Chine est un pays fascinant avec lequel Vacheron Constantin entretient des liens étroits depuis la moitié du 19e siècle. En 2015, pour célébrer les 65 ans de relations bilatérales entre la Chine et la Suisse, Vacheron Constantin a participé à l’exposition « Genève au cœur du temps – Les origines de la culture horlogère suisse », en partenariat avec le Musée d’art et d’histoire de Genève et le Capital Museum de Beijing. Il s’agissait de la plus importante exposition horlogère jamais réalisée en terre asiatique avec plus de 350 pièces, outils, tableaux et gravures, dont un tiers provenant du patrimoine de Vacheron Constantin. La Manufacture était également présente sur le site de l’exposition au Capital Museum de Beijing avec ses maîtres horlogers, graveurs, émailleurs et guillocheurs. Ce simple exemple permet d’illustrer l’importance que revêt la Chine pour la Maison qui dispose d’une trentaine de points de ventes dans le pays. Les clients chinois sont en effet sensibles à la belle horlogerie et à la bienfacture manufacturière. Ils apprécient les métiers d’art au plus haut point et font preuve d’une grande fidélité à ces principes. 
 

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