HM12 The Guardian

Fresh
Image
HM12 The Guardian © MB&F
7 minutes read
Un concept horloger global pour inaugurer la troisième décennie de MB&F.

Reprenant l’esprit sci-fi des précédentes Horological Machines, la HM12. The Guardian est un duo mécanique qui associe la très complexe montre-bracelet HM12 – dotée d’une complication visière inédite, d’un tourbillon volant, d’un micro-rotor double face, d’une heure sautante et de finitions traditionnelles raffinées – à The Guardian, un robot imposant, de 38 cm de haut, équipé d’un thermomètre mécanique et d’outils intégrés. La création comprend près de 1 500 composants. Elle fait l’objet de trois éditions strictement limitées à 12 pièces chacune.

La source d’inspiration de la Machine

Les robots de l’enfance du fondateur Maximilian Büsser influencent les créations MB&F depuis le début. L’un des exemples les plus frappants est apparu en 2015 : MB&F s’est associée à L’Epée 1839 pour créer Melchior, une horloge-robot inspirée par les souvenirs que Maximilian Büsser a retenu des jouets, de la science-fiction et des machines conçues comme des personnages plutôt que comme des objets. En 2026, MB&F présente quelque chose de nouveau : une montre-bracelet qui représente le cerveau d’un robot et un robot qui permet à la montre-bracelet d’exister bien au-delà du poignet.

Un concept horloger global pour inaugurer la troisième décennie

Initialement destinée à célébrer le 20e anniversaire de MB&F, la HM12 The Guardian a nécessité un développement bien plus long que prévu. Le projet s’est étendu et il a gagné en complexité. Ce qui ressemblait à du retard s’est progressivement transformé en opportunité : l’objet s’est avéré parfait pour lancer la troisième décennie de la marque.

La HM12 The Guardian n’est pas une simple montre, c’est un concept horloger global. Elle nous renvoie délibérément aux sources de MB&F, à une époque que nombre d’amateurs de la marque ne connaissent que depuis peu. Elle opère un recentrage. En quelque sorte, elle « remet l’église au centre du village », comme on dit.

HM12 The Guardian Purple © MB&F

Retour à l’idée première

Chez MB&F, revenir aux sources ne signifie pas revisiter le passé, mais reprendre les concepts et principes qui ont façonné la marque depuis le début, et voir s’ils demeurent pertinents quand on les pousse plus loin. Parmi eux figure un principe de toujours : « un adulte créatif est un enfant qui a survécu ».

La HM12 The Guardian revisite des éléments clés de ces vingt dernières années et les réunit dans un seul objet. À la croisée d’une Horological Machine, d’une Legacy Machine et d’une Co-création, elle conjugue design narratif, haute horlogerie, expertise mécanique et relation ludique avec l’objet.

Un nouveau duo de créatifs

En outre, la HM12 marque un tournant dans l’équipe créative de MB&F. Pour la première fois, après 20 ans de collaboration avec le célèbre designer Eric Giroud – qui reste un partenaire clé sur d’autres projets –, Maximilian Büsser a formé un tandem avec Maximilian Maertens pour l’ensemble de la conception et du développement d’une Horological Machine. Max et Max collaborent depuis plusieurs années mais, auparavant, le travail de Max Maertens s’était principalement manifesté dans les horloges et les boîtes à musique co-créées avec L’Épée et Reuge.

Pour la HM12 The Guardian, Max Büsser a donné l’impulsion initiale en formulant le concept : « Et si la tête d’un robot était une montre ? ». Il s’est ensuite effacé et Max Maertens est devenu l’architecte et le gardien du projet. Il a travaillé sans relâche pendant quatre ans : dessin, modélisation en 3D, impression de prototypes, tests de stabilité et ajustement des proportions.

HM12 The Guardian Green © MB&F

Un visage, avant d’être une montre

À première vue, la HM12 se présente de face. Elle affiche un visage sur la tête du robot qui la porte. Deux yeux. Une présence. Les références sont multiples. Pour Max Büsser, elles proviennent des robots et jouets de son enfance, de l’imagerie de la science-fiction des années 1970 et 1980, alors que les machines représentaient des personnages, des explorateurs ou des gardiens. Pour Max Maertens, ce sont celles d’une génération plus récente, marquée par les Transformers, les séries animées et des films comme I, Robot, où les robots évoluent, s’adaptent et endossent des rôles plus complexes. La HM12 se situe à la croisée de ces imaginaires issus de différentes époques.

Une tête mécanique

Entièrement assurée en interne, la construction du mouvement et du boîtier de la HM12 a nécessité plus de quatre ans de travail. Tous les éléments ont a été conçus au sein de MB&F, avec l’intention narrative comme les contraintes mécaniques à l’esprit.

La HM12 a été conçue comme un visage, la montre entière formant la tête du robot. L’affichage de l’heure occupe la place des yeux. Les heures sautantes instantanées à gauche et les minutes traînantes à droite se lisent à la pointe de repères fixes, alors que les informations se succèdent sur des disques tournants.

En dessous, la partie avant du micro-rotor, qui reprend la forme de l’astérohache MB&F, occupe l’emplacement de la bouche. Au-dessus, le tourbillon volant fait office de cerveau : délibérément exposé, il arbore une esthétique classique qui relève de la haute horlogerie plutôt que du design futuriste. Le crâne de la HM12 est en grande partie composé de verre saphir, ce qui permet à la lumière de pénétrer sous de multiples angles et de frapper directement le tourbillon, visible de face comme de profil, via à une ouverture sur l’un des côtés du boîtier.

HM12 The Guardian Blue © MB&F

La visière, un mécanisme au sein du mécanisme

Parmi les caractéristiques de la HM12 figure un système de visière qui constitue à la fois une complication et un élément fonctionnel lié à l’histoire que raconte l’objet. Dans la logique de la montre, la visière est destinée à protéger le visage du robot. En outre, elle transforme radicalement le visage de la montre et elle lui redonne de la couleur.

Actionnée par la couronne de gauche, la visière se déplace en continu de manière linéaire. Le porteur contrôle l’exposition du visage et il peut la figer à tout moment, entre le totalement visible et le totalement masqué. La couronne est débrayable : quand la visière atteint son point d’arrêt, elle se désengage.

Le système est entièrement mécanique et totalement indépendant du mouvement. On compte plus de 200 composants dédiés à cette seule fonction : le degré de complexité est supérieur à celui de nombreuses montres mécaniques complètes. Chatons, roues polies et angles rentrants témoignent d’un niveau de finition habituellement réservé à l’horlogerie traditionnelle.

Le développement a été mené en parallèle, un ingénieur se concentrant sur le mouvement horaire, l’autre sur le système de bouclier, mais avec une coordination constante pour éviter les problèmes en matière d’espace, de cinématique et de fonctionnement. Le résultat est une machine unique dans laquelle la mécanique et le storytelling agissent de concert.

HM12 The Guardian © MB&F

De l'autre côté de la tête

Entièrement développé en interne, le calibre HM12 doté de 84 heures de réserve de marche comprend 646 composants, la plupart finis à la main, dont 86 rubis. Au verso, le HM12 joue sur un registre différent : elle adopte un langage horloger plus classique. Alors que la face se rapproche d’une expression futuriste, le dos est modéré. Le calibre a été dessiné pour épouser la forme du boîtier, et non l’inverse. Pour faire écho à l’aspect du visage humain, le mouvement est ajouré, équilibré et symétrique.

Les finitions renforcent le contraste. Les ponts finis à la main sont légèrement incurvés et la platine est grenée. L’arrière du rotor se caractérise par un dôme guilloché réalisé en collaboration avec le célèbre horloger indépendant Kari Voutilainen et son équipe – un exercice d’autant plus exigeant que le guillochage est pratiqué sur une surface sphérique bombée, et non plane.

La HM12 se place délibérément entre deux mondes : elle associe le langage futuriste expressif des Horological Machines au raffinement classique des Legacy Machines.

The Guardian, un compagnon, pas un support

La HM12 est livrée avec The Guardian, le corps du robot, les deux ne faisant qu’un. La montre se libère de son bracelet, via un système de retrait rapide, et se fixe directement sur la tête, via un système de clips conçu pour la maintenir fermement tout en permettant des manipulations répétées. Le bracelet se range dans un tiroir dissimulé dans le socle du robot. Ce dernier n’est pas un support. C’est un corps construit autour de la montre.

Le développement de The Guardian a été confiée à L’Épée, partenaire de longue date de MB&F. Le robot conçu comme une extension mécanique de la montre compte 755 composants. Au centre de sa poitrine, on trouve un thermomètre mécanique qui figure le cœur du robot. Chaque bras porte un outil. D’un côté, un bouclier qui contient une loupe pour inspecter le mouvement et en révéler les moindres détails. De l’autre, une lampe torche à rayons UV amovible, conçue pour activer le Super-LumiNova sur la montre et sur le robot.

Un objet unique tourné vers l'avenir

La HM12 The Guardian fait l’objet de trois éditions limitées : Blue, Purple et Green. On ne comptera que douze pièces par couleur, soit un total de trente-six. Pas plus.

La HM12 The Guardian réunit bon nombre des éléments qui ont façonné MB&F au cours des vingt dernières années : une Horological Machine inspirée de la science-fiction, un calibre entièrement maison, des finitions de haute horlogerie traditionnelles, un affichage non conventionnel et un compagnon mécanique conçu pour être manipulé et exploré. Ce qui apparaît tout d’abord comme une sculpture ludique est en réalité le résultat de plusieurs années de développement et de près de 1 500 composants qui fonctionnent à l’unisson.

La HM12 The Guardian revient aux sources de MB&F : la création d’objets mécaniques dotés d’une forte personnalité, d’une réelle substance technique et d’un caractère merveilleux. Elle réaffirme ces fondements et elle les transporte dans la troisième décennie de la marque.

Marques