Hermès H08 : l’essayer, c’est l’adopter

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Hermès H08 © Brice Lechevalier
Pourquoi on s’attache si rapidement à cette nouvelle incarnation du sport-chic.

En tant que passionnés et journalistes spécialisés dans l’horlogerie, les membres de notre équipe de rédaction ont la chance de pouvoir essayer régulièrement des nouveautés confiées par les marques, afin de les tester et de donner leur avis, de manière confidentielle ou par le biais d’un article.

Ce fut le cas avec la nouvelle version de la montre Hermès H08 automatique, dévoilée durant Watches and Wonders et prêtée début mai, au moment de décoller pour les Îles Vierges Britanniques. Cette semaine-là en effet, notre maison d’édition fêtait le 15eanniversaire de la Skippers Cup, une course-croisière organisée pour les lecteurs du magazine Skippers, voile & océan (qui lui-même célèbre son 25e anniversaire en 2026). Durant toute une semaine, une quarantaine de navigateurs suisses et lecteurs de notre magazine Skippers découvraient les fameuses BVI sur des voiliers habitables monotypes de 41 pieds, au gré des régates et parcours conçus pour eux. Les BVI font depuis longtemps figure de paradis de la voile (à l’époque des pirates) avant d’être également devenues un paradis fiscal prisé des flibustiers modernes. Leurs noms évoquent déjà un parfum d’aventure : autour de l’ile principale de Tortola sont parsemées Anegada, Jost Van Dyke, Norman Island ou encore Virgin Gorda, toutes flamboyantes de verdure et baignées d’eaux turquoise. Un décor idéal dans lequel la dominante orange de la H08 s’est fondue à merveille.

Montre Hermès H08, orange © Brice Lechevalier

Une forme de douceur

La couleur orange n’est pas le seul élément qui interpelle dans la nouvelle montre Hermès H08 automatique, parfaite pour l’été et pour apporter de la gaieté au poignet toute la journée. Elle saute aux yeux sur le bracelet en caoutchouc structuré à boucle déployante en titane DLC, et se veut plus subtile sur la minuterie. Fléchée d’un côté et dotée d’un anneau à l’autre extrémité, centrée symétriquement et assortie au bracelet (qui existe par ailleurs en bleu, dune ou vert moyen), l’aiguille des secondes cache bien son jeu et n’est pas immédiatement identifiable à l’arrêt : serait-ce par exemple l’indication d’un second fuseau ? En mouvement, son rythme dévoile naturellement sa fonction, mais on ne se lasse pas de son design original.

Montre Hermès H08, bleu Zanzibar © WorldTempus

Autre particularité intéressante : son boîtier de forme associe les rondeurs d’une lunette en céramique à un harmonieux mélange de formes carrée et coussin en matière composite, aux arêtes incurvées, suscitant de nombreuses questions de la part des participants : mais quel est donc ce matériau qui ressemble à du carbone mais paraît plus clair ? Evidemment léger et résistant, doux au toucher, alternant les aspects mat et brillant, il s’agit de fibres de verre tressées et aluminisées et de poudre d’ardoise, aux reflets argentés du plus bel effet. Sa taille de 39 mm convient également aux poignets plus fins, d’autant que le bracelet intégré les enveloppe parfaitement. Durant notre semaine de yachting, autant de femmes que d’hommes ont d’ailleurs souhaité la découvrir de plus près et l’essayer. Son fond ouvert laisse entrevoir le mouvement aux teintes similaires à celles de la fibre de verre, notamment la masse oscillante satinée délicatement ennoblie d’un semis de H. Le même motif tapisse la face inférieure du bracelet en caoutchouc, qui caresse la peau avec une sensation de maintien agréable.

Montre Hermès H08, vert moyen © Hermès

L’efficacité du design

Si l’on devait garder une seule montre dans sa vie et la porter tous les jours, ce serait pour moi naturellement un modèle sport-chic, qui s’adapte à toutes les situations du quotidien : cocktail, détente, évasion, monde professionnel et sport. C’est le cas de la montre Hermès H08, dont l’élégance n’a d’égal que la polyvalence. Elle ne m’a pas quitté durant toute la Skippers Cup, s’adaptant à l’ensemble des situations avec une facilité déconcertante. S’agissant d’un événement nautique, l’étanchéité à 100 mètres fait partie des conditions sine qua non. Sa résistance aux chocs est également essentielle, ceux-ci pouvant être nombreux durant les manœuvres sur un bateau, ou en pratiquant toute autre activité sportive.

Montre Hermès H08, bleu Zanzibar © WorldTempus

Plus inattendue, sa lisibilité exemplaire a également permis de lui attribuer les fonctions d’un compte à rebours de régate de secours pendant les procédures de départ. Extrêmement réussie et originale, la typographie de son cadran ne constitue pas seulement un bonheur esthétique, ses chiffres blancs si particuliers sur fond ardoise, assortis aux aiguilles bâtons luminescentes, ne laissent aucune place au doute. De même, la trotteuse orange à la pointe luminescente ressort parfaitement sur les index blancs des secondes entre lesquels s’intercalent des index orange toutes les 5 secondes. En hissant le pavillon 5 min avant le départ des régates, une telle lisibilité s’est avérée précieuse pour suivre toutes les phases jusqu’au signal sonore autorisant les bateaux à franchir la ligne de départ, et pas une seconde avant. Cette même lisibilité reste également la bienvenue la nuit sur le pont, ou dans la cabine, quand il s’agit de constater sa sensibilité au jetlag sans devoir allumer la lumière.

Montre Hermès H08, dune © Hermès

Toujours parmi les qualités d’une montre devenues importantes ces dernières années, la montre Hermès H08 s’offre l’oxymore de l’ostentatoire anonyme. Ses couleurs vives attirent le regard, mais le métier horloger de cette marque de luxe mondialement désirée n’a pas encore la notoriété d’un sac Birkin de sa division maroquinerie, et ne provoque donc pas de convoitise malvenue. La H08 permet donc en outre une forme d’insouciance tellement précieuse aujourd’hui, nous ancrant dans la simplicité de porter sobrement un t-shirt et sa H08 pour profiter de l’été. 

Skippers Cup © Jonathan Viey
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