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Découvrez la Reverso Tribute Enamel "Turner Series"

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Reverso Tribute Enamel 'Turner Series' © Jaeger-LeCoutre
Quatre Montres Émaillées à la Main Célèbrent la Beauté de Venise.

Venise, ou la Sérénissime. Sa lumière et sa beauté extraordinaires ont fasciné plusieurs générations d’artistes au fil des siècles. Parmi eux, le peintre britannique J.M.W. Turner y a notamment trouvé une inépuisable source d’inspiration. Ses toiles chatoyantes ont non seulement su en saisir l’atmosphère unique, mais ont également contribué à faire évoluer l’art du paysage dans la peinture occidentale.

En septembre, la Maison Jaeger-LeCoultre sera de retour à Venise pour la Biennale Homo Faber. À cette occasion, elle a imaginé quatre nouvelles éditions limitées de la Reverso Tribute Enamel en hommage à la Cité des Doges. Chacune présente, au verso, une reproduction miniature de l’un des tableaux de Turner dédiés à la ville, réaffirmant ainsi le rôle de la Reverso comme vecteur de l’expression artistique.

Reverso Tribute Enamel 'Turner Series' © Jaeger-LeCoutre

Une vision singulière de l’art et de la culture

Créée en Europe, la Biennale Homo Faber voyage aujourd’hui à travers le monde avec un seul objectif : célébrer et promouvoir l’excellence de l’artisanat sous toutes ses formes. Cette mission s’inscrit dans la droite ligne de l’engagement de Jaeger-LeCoultre à soutenir non seulement les métiers techniques hautement spécialisés propres à l’horlogerie, mais aussi les talents artistiques associés à la Haute Horlogerie. La nouvelle Reverso Tribute Enamel « Turner Series » incarne ces vocations parallèles tout en exprimant la vision de l’art et de la culture selon la Manufacture et en rendant hommage aux experts et aux savoir-faire de son atelier des Métiers Rares™.

Reverso Tribute Enamel 'Turner Series' © Jaeger-LeCoutre

Turner, pionnier de l’art moderne : né à Londres en 1775, Joseph Mallord William Turner est considéré comme l’un des peintres les plus influents de l’histoire de l’art occidental. Bien qu’il soit surtout connu pour ses paysages, il a aussi exploré de nombreux aspects de la société en pleine mutation dans laquelle il vivait, ébranlée par l’industrialisation, les bouleversements sociaux, ou encore les révolutions politiques et économiques. Précoce, il réalise très jeune ses premières œuvres en s’inscrivant dans le courant réaliste alors en vogue. Il développe cependant rapidement une approche bien plus expressive qui rejette les conventions établies, maniant le pinceau d’un geste souple – et utilisant parfois même son pouce ou un couteau à palette – pour créer des compositions dynamiques. Il nuance la couleur et la lumière non seulement pour représenter ses sujets avec fidélité, mais aussi pour susciter l’émotion. Il révolutionne ainsi le genre du paysage et anticipe en même temps des évolutions artistiques qui ne se manifesteront que plusieurs décennies plus tard. Précurseur de l’art moderne, il a exercé, après sa mort en 1851, une influence profonde tant sur l’impressionnisme de la fin du XIXe siècle que sur l’expressionnisme abstrait du XXe siècle, marquant également des générations d’artistes.

Reverso Tribute Enamel 'Turner Series' © Jaeger-LeCoutre

Venise, la fascination infinie de Turner : Turner était intrigué par l'idée même de Venise, son imagination alimentée par les écrits de Shakespeare et Lord Byron. Il s’y est rendu trois fois – en 1819, 1833 et 1840 – dont la première à 44 ans, alors qu’il était déjà un artiste accompli. Il choisissait toujours la fin de l’été, lorsque l’humidité enveloppe les canaux d’une brume diffuse et que les palais semblent léviter au-dessus de la lagune. Bien qu’il n’ait exposé que 25 tableaux de son vivant, sa série vénitienne fut remarquablement prolifique : au cours de ses séjours, il a réalisé quelque 150 aquarelles et pas moins de 900 dessins en moins de quatre semaines. Ses peintures à l’huile n’ont toutefois été exécutées qu’à son retour dans son atelier londonien.

Les Métiers Rares™ magnifiés avec savoir-faire

Capturer la lumière de Turner dans l’émail : les nouvelles Reverso Tribute Enamel unissent les métiers de la peinture miniature sur émail et de l'émail paillonné sur les fonds de boîtier avec le guillochage et l'émail sur les cadrans. Ce n’est pas la première fois que Jaeger-LeCoultre utilise le fond en métal nu de l’emblématique boîte pivotante, qui se prête presque naturellement à la décoration, comme toile pour reproduire à petite échelle et avec une grande précision de célèbres œuvres d’art. Ici, pour rendre la beauté chatoyante des toiles de Turner, chaque pièce a nécessité environ 80 heures de travail.

Les tableaux ont d’abord été recadrés afin de s’adapter au format portrait de la Reverso, différent du leur, sans compromettre leur essence. Ensuite, le premier des nombreux défis à relever a consisté à miniaturiser ces peintures – dont la plus grande mesure 68 x 91 cm – sur une surface de 2 cm2, soit littéralement la taille d’un timbre-poste, sans omettre aucun détail.

Venice, the Bridge of Sighs, Reverso Tribute Enamel 'Turner Series' © Jaeger-LeCoutre

Il a fallu par ailleurs restituer leur ambiance éthérée et les reflets étincelants de l’eau, sans oublier de recréer le jeu subtil de perspective propre à Turner. Quant à l’aspect vaporeux des nuages, il a réclamé à l’émailleur un travail en plusieurs épaisseurs : cette technique complexe a consisté tout d’abord à peindre la miniature dans son intégralité puis à la revêtir (et à cuire) de deux couches d’émail translucide uniquement sur les nuages. Ceux-ci sont ensuite peints une nouvelle fois avant que l’ensemble de la surface ne soit recouvert de deux autres couches transparentes. D’autre part, pour rehausser le scintillement de l’eau, l’artisan a eu recours à la méthode du paillonnage : une feuille d’argent a été déposée sur la base avant l’application de l’émail coloré translucide.

Pour obtenir le résultat souhaité, chaque œuvre a nécessité 14 couches au total – trois pour la base, quatre pour la peinture et sept pour le fondant translucide final – toutes cuites séparément à 800 °C. Enfin, une signature secrète sur un paillon de feuille d’or permet d’identifier l’artisan à l’origine de chaque pièce.

Un dialogue entre guillochage et émaillage : côté recto, les cadrans colorés sont, eux, décorés de motifs soigneusement guillochés à la main sous l’émail Grand Feu translucide pigmenté. Ces motifs et nuances ont été choisis en harmonie avec les miniatures figurant au verso.

Capturant la lumière à chaque mouvement du poignet, les gravures complexes ont nécessité jusqu’à 1 080 passages sur un tour à guillocher manuel. Leur émaillage a ensuite exigé entre huit et neuf heures de travail supplémentaires pour un seul cadran, jusqu’à cinq couches d’émail et six ou sept cuissons distinctes, là encore à 800 °C. Enfin, le dernier défi a consisté à poser minutieusement les index facettés (ce qui implique le perçage de minuscules trous dans l’émail immaculé sans l’endommager) et à décalquer le chemin de fer. La simplicité des index et des aiguilles Dauphine – communs à toutes les Reverso Tribute – met pleinement en valeur la beauté du décor.

Venice, the Dogana and San Giorgio Maggiore, Reverso Tribute Enamel 'Turner Series' © Jaeger-LeCoutre

La lumière de Venise : quatre œuvres poétiques recréées en miniature

Riches de détails, la plupart des représentations de Venise par Turner visaient moins à dépeindre la ville en elle-même qu’à explorer la manière dont les humeurs de la nature – la lumière, l’eau, le ciel – s’y déployaient. Captivantes et poétiques, elles saisissent à la fois la fragilité et la gloire déclinante de la Sérénissime, mais aussi sa majesté, laissant transparaître une certaine mélancolie derrière sa splendeur. L'artiste évoque les effets transitoires de la lumière, de l'atmosphère et du temps avec une qualité presque cinématographique, de sorte que le spectateur ne se contente pas de regarder une image, mais la vit avec de multiples sens.

Venise, la Dogana et San Giorgio Maggiore : théâtre de la Biennale Homo Faber, l’île de San Giorgio Maggiore se trouve face à la place Saint-Marc, de l’autre côté de la lagune. Dans ce tableau réalisé en 1834, l’accent est mis sur la lumière, la couleur et les reflets. D’un blanc éclatant, la façade de l’église dominant l’île ancre la composition, tandis que les palais alignés au loin s’estompent dans la brume. Les paillons d’argent sous l’émail enrichissent la texture de l’eau, lui conférant un éclat exceptionnel et intensifiant ses nuances changeantes. L’effervescence de la vie vénitienne – les voiliers des marchands, les petites embarcations chargées de provisions, les gondoles charriant les passagers – contraste avec la surface imperturbable du canal. On retrouve ses tons verts sur le cadran, orné d’un nouveau motif guilloché dit « soleil croisé » qui apporte un relief subtil sous les couches d’émail au lustre intense. Ses 180 lignes finement gravées sont réalisées en six passages successifs sur le tour, soit un total de 1 080 sillons.

Venice, the Dogana and San Giorgio Maggiore, Reverso Tribute Enamel 'Turner Series' © Jaeger-LeCoutre

Venise, vue du porche de l’église de la Salute : la lumière voilée confère à cette vue une impression de profondeur remarquable. Les fondations des bâtiments semblent se fondre dans leur reflet, tandis que leurs détails architecturaux sont sublimés par l’effet vaporeux. Des paillons d’argent délicatement appliqués sous l’émail accentuent les ondulations de l’eau, capturant le miroitement et le chatoiement qui caractérisent Venise selon Turner. Peinte en 1835, cette œuvre illustre clairement l’évolution du style de l’artiste, qui adapte ici les techniques de l’aquarelle à la peinture à l’huile – une innovation critiquée par les traditionalistes de l’époque, mais qui allait néanmoins révolutionner l’art du paysage. Basée sur un croquis au crayon réalisé lors de son premier séjour, cette toile reflète également les études approfondies réalisées après sa deuxième visite, en 1833. Le vert de l’eau trouve un écho dans le cadran en émail Grand Feu, sur lequel un motif « grain de riz » guilloché crée des variations d’ombre et de lumière au gré des mouvements du poignet. Une évocation de l’iridescence de la Cité des Doges, qui a su séduire Turner. Ce décor se compose de 70 lignes patiemment gravées, elles aussi, en six passages, soit un total de 420 opérations.

Pont des Soupirs, Palais des Doges et Douane, Venise : hommage direct au grand maître vénitien de la peinture du XVIIIe siècle, Giovanni Antonio Canaletto, il s’agit de la première vue de Venise que Turner a réalisée à la peinture à l’huile – 14 ans après son voyage initial. Bien que cela n’apparaisse pas sur cette version recadrée, le tableau original représente Canaletto devant son chevalet à l’extrême gauche. Avec leurs reflets voilés par la brume d’une journée de fin d’été, les palais semblent flotter entre la lagune et le ciel. Le rose corail du Palais des Doges contraste avec le vert de la lagune et le bleu céruléen éclatant du ciel. Les ondoiements de l’eau sont encore mis en valeur par de minuscules paillons d’argent qui leur confèrent une vivacité remarquable tout en amplifiant leurs jeux de lumière. Le bleu pur du ciel est assorti au cadran revêtu d’émail Grand Feu translucide qui étincelle au soleil, illuminant le motif natté finement guilloché de 46 lignes, creusées, là encore, en six passages.

Bridge of Sighs, Ducal Palace & Custom House, Venice, Reverso Tribute Enamel 'Turner Series' © Jaeger-LeCoutre

Venise, le Pont des Soupirs : dans cette vue peinte en 1840, Turner saisit à la fois la beauté et le déclin de la ville, opposant le premier plan, plus sombre, à l’éclat des façades. Cette dissonance est encore accentuée par les paillons d’argent, qui ajoutent en relief et en reflets, donnant vie à la surface de l’eau. À travers les personnages, le peintre exprime son inquiétude face aux profonds bouleversements sociaux et économiques de son époque. Lorsqu’il a exposé ce tableau, il l’a accompagné de deux vers d’un poème adapté de Byron, qui avait été profondément ému par la chute de la République de Venise : « Me voici sur un pont, des deux côtés s’élèvent un palais et une prison. » Sur le cadran en émail Grand Feu, on retrouve la couleur lavande du ciel et un motif ondulé guilloché à la main rappelant les reflets du soleil sur les canaux. Ces 41 vagues horizontales, larges et profondes, ont été creusées avec précision en neuf passages successifs, soit 369 en tout.

Le Calibre 822, un mouvement intemporel : à l’instar de toutes les Reverso Tribute heure-minute, les créations « Turner Series » sont équipées du Calibre mécanique à remontage manuel 822. Développé spécialement par Jaeger-LeCoultre pour la Reverso, c’est un pilier de la collection depuis plus de deux décennies. Épousant parfaitement la boîte rectangulaire, il mesure un peu moins de 3 mm d’épaisseur, ce qui assure à la montre un profil fin et un confort exceptionnel au poignet. Affichant une réserve de marche de 42 heures et une fréquence de 21 600 alternances par heure (3 Hz), ce mouvement fiable et précis allie la sophistication de la Haute Horlogerie aux arts décoratifs que sont le guillochage, l’émaillage, le paillonnage et la peinture miniature.

Déclinée en 4 éditions limitées à 10 exemplaires chacune, la Reverso Tribute Enamel « Turner Series » rend un hommage éloquent à la ville-hôte de la Biennale Homo Faber.

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