Lancé en 2006, le DATOGRAPH PERPÉTUEL fut la première montre-bracelet A. Lange & Söhne à réunir un chronographe et un quantième perpétuel avec une grande date. Vingt ans après ses débuts, cette nouvelle version en platine 950/1000 souligne la fascination durable qu’exerce ce grand classique. Elle offre ici une interprétation singulière de l’idée de permanence : au cœur de son cadran noir, onze index constitués de diamants « baguette » symbolisent l’inestimable valeur du temps.
La précision, des temps courts comme du temps long
Les fonctions du chronographe sont conçues dans la plus pure tradition Lange : une transmission classique par roue à colonnes assure une commande précise et fiable des mesures de temps courts. Le compteur de précision des minutes sautantes garantit à tout instant une lecture parfaitement claire des minutes écoulées, tandis que la fonction retour-en-vol permet, d’une simple pression sur un poussoir, d’interrompre une mesure en cours et d’en démarrer immédiatement une nouvelle.
Alors que le chronographe mesure le temps présent avec une précision au cinquième de seconde, la précision mécanique du quantième perpétuel nous projette dans un futur lointain. Son mécanisme est programmé pour afficher la date, le jour de la semaine et le mois pendant plusieurs décennies, années bissextiles comprises. Ce n’est qu’en 2100, l’année qui ne sera pas bissextile selon les règles du calendrier grégorien, que l’affichage du calendrier devra être corrigé le 1er mars. L’affichage des phases de lune répond au même degré de précision à long terme : si la montre fonctionne sans interruption, l’écart par rapport à la lunaison réelle ne sera que d’un jour au bout de 122,6 ans.
cadran noir rehaussé de onze index sertis de diamants © A. Lange & Söhne
L’ingéniosité des mécanismes de la montre n’a d’égale que sa simplicité d’utilisation. L’affichage des phases de lune et les différentes indications du calendrier s’avancent simultanément grâce au poussoir de correction rapide situé à dix heures. Des correcteurs individuels intégrés au boîtier permettent aussi de les régler séparément. Un mécanisme de sécurité sophistiqué empêche toute activation involontaire du poussoir de correction rapide.
Harmonie des affichages
Les deux mécanismes complexes interagissent avec précision, et s’associent naturellement à la composition du cadran conçue pour assurer une parfaite lisibilité des nombreuses indications. À douze heures, la grande date caractéristique de Lange, logée dans un double guichet encadré, forme le sommet d’un triangle équilatéral. Sous l’axe horizontal du cadran, les deux compteurs auxiliaires en dessinent la base. Celui de gauche, à neuf heures, réunit la petite seconde, le jour de la semaine et l’indicateur jour/nuit ; celui de droite, à trois heures, affiche le mois, l’année bissextile et le compteur de précision des minutes sautantes du chronographe.
L’affichage des phases de lune à six heures vient parachever l’agencement harmonieux des indications de l’heure, du calendrier et des fonctions du chronographe.
Éclats précieux
Dans cette nouvelle version, le design intemporel du DATOGRAPH PERPÉTUEL se pare de facettes exclusives. Appliqués à la main, onze diamants « baguette » d’un poids total d’environ 0,13 carat matérialisent les index horaires. Deux diamants marquent la position à douze heures, tandis que les index à quatre et huit heures ont été supprimés ; ils laissent place aux compteurs auxiliaires rhodiés, légèrement décalés vers le bas, qui se détachent nettement sur le noir du cadran.
Une esthétique poussée à la perfection
Le boîtier en platine mesure 41,0 millimètres de diamètre pour 13,5 millimètres d’épaisseur. Ce métal précieux est réputé pour sa qualité exceptionnelle et sa grande robustesse. Sa tonalité froide et inaltérable, sa densité élevée et sa résistance participent également de son esthétique singulière.
Fermé par une boucle déployante, le bracelet à cinq rangs en platine s’intègre harmonieusement au boîtier. Il offre, grâce à son design, un remarquable confort au poignet. L’alternance des surfaces polies et mates, associée aux chanfreins latéraux des maillons, met particulièrement en valeur les propriétés du métal précieux.
Toute la sophistication de l’art horloger
Le design équilibré et les finitions d’exception de la montre se prolongent jusque dans les moindres détails du mouvement. Remarquablement fiable, le calibre L952.1 à remontage manuel se compose de 556 pièces, dont 223 pour le seul mécanisme du calendrier. L’association minutieuse de différents matériaux et de techniques de finition traditionnelles donne vie à de subtils reflets colorés. Assemblé à deux reprises, ce mouvement de manufacture s’affirme comme un véritable joyau.
À travers le fond en verre saphir, le mécanisme du chronographe offre un spectacle fascinant. Il est commandé par une roue classique à colonnes qui coordonne l’ensemble des séquences de commutation. Différents bascules et leviers de commande s’engagent dans cette même roue. Le design particulier du cadran nécessite des leviers particulièrement longs : ils doivent laisser suffisamment d’espace au mécanisme de la grande date, tout en permettant d’atteindre les compteurs auxiliaires, plus éloignés car légèrement décalés vers le bas.
Le réglage séparé du mécanisme de chronographe et du quantième perpétuel constitue un défi en soi. Mais la difficulté s’accroît encore lorsque ces deux complications sont réunies au sein d’une même montre et qu’elles doivent être parfaitement accordées l’une à l’autre. Une telle prouesse exige de nos horlogers une expertise technique et une virtuosité d’exécution exceptionnelles.