Chez Patek Philippe, la Nautilus éblouit sans jamais vaciller

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Patek Philippe Nautilus © Patek Philippe
Avec cette version Haute Joaillerie de son iconique Nautilus, Patek Philippe voit grand et c’est, encore une fois, brillant.

Avec cette version Haute Joaillerie de son iconique Nautilus, Patek Philippe voit grand et c’est, encore une fois, brillant. Conjuguer la complexité horlogère à la virtuosité joaillière n’est pas chose aisée. La maison suisse nous prouve une fois qu’elle fait les choses bien, et même à la perfection. Même si elle est en met plein la vue, cette référence 5811/1460G-001 n’a pas été pensée pour briller davantage, mais pour briller autrement.

Dans l’univers horloger, rares sont les icônes qui survivent à l’épreuve du temps et leurs mutations esthétiques sans y laisser un peu de leur âme. À ce jeu délicat, la Nautilus de Patek Philippe est une exception qui a su traverser les années sans jamais se soucier des tendances à travers ses nombreuses itérations. 

Patek Philippe Nautilus 5811/1460G © Patek Philippe

La légende débute en 1976. Cette montre « sport chic » née sous le crayon de Gérald Genta bouleverse alors les codes de l’horlogerie avec sa forme particulière qui attire tout de suite l’œil, et son boîtier en acier alors que ce sont les montres en or qui règnent alors à l’époque. Avec sa lunette, ni ronde ni rectangulaire, mais octogonale, avec des côtés convexes, sa finesse pour un diamètre de 42 mm, elle ne rentre clairement pas dans le rang ! Et pourtant on connaît le succès qu’elle connaît depuis, tout autant que sa cote qui n’a jamais cessé de grimper. L’icône horlogère s’est déclinée au fil des années, mais toujours avec une forme de retenue aristocratique. Rien de tapageur, jamais. Mais est-ce bien nécessaire de le préciser quand il s’agit de Patek Philippe ?!

Patek Philippe Nautilus 5811/1460G © Patek Philippe

Même dans ses déclinaisons les plus exclusives et joaillières, la Nautilus est toujours restée fidèle à son esprit, celle d’une montre d’une rare élégance bien que « sportive » dans son design. La nouvelle référence 5811/1460G-001, dévoilée au printemps dernier, échappe-t-elle à la règle ? On pourrait se laisser tenter par affirmer que tel est le cas. Mais ce n’est absolument pas parce que c’est une pièce de – très – haute joaillerie de – très – grande préciosité qu’elle en oublie ses racines et son iconique aura. Chez Patek Philippe, le terme « Haute Joaillerie » ne s’applique pas à la légère. Il s’agit ici d’une mise en valeur millimétrée du design de la Nautilus par le prisme des pierres, et non une surenchère décorative. Le sertissage est exécuté avec un sens aigu de la proportion et de la continuité. Boîtier, lunette, cadran, index, bracelet, tout ici brille de mille feux. Au total, cette Nautilus en or gris est sertie de 195 diamants taille baguette (pour un total de 13,27 carats) et de 1285 diamants taille brillant (pour un total de 6,43 carats). C’est une merveille de sertissage dont les diamants viennent souligner les lignes et les volumes sans jamais les écraser. Doit-on considérer qu’il y a trop de diamants ? Jamais, ô grand jamais !

La lunette octogonale arrondie, LA signature absolue de la Nautilus, est cerclée de diamants taille baguette. Quant au cadran, il abandonne la traditionnelle finition en relief horizontal frappé au profit de rangs de diamants taille brillant, posés en lignes parallèles, pour recréer visuellement le motif emblématique. Sur le bracelet, les maillons centraux sont rehaussés par des diamants taille baguette alors que les maillons principaux arborent des rangs réguliers de diamants taille brillant. Le sertissage épouse ainsi au plus juste la géométrie et le design de la Nautilus.

Patek Philippe Nautilus 5811/1460G © Patek Philippe

Sous ces éclats et cette virtuosité ornementale, rien n’est altéré d’un point de vue horloger.  Encore une fois, nous sommes chez Patek Philippe, la mécanique reste souveraine, l’esthétique ne l’emporte jamais sur la substance. Le boîtier de 41 mm de diamètre abrite le calibre 26‑330 S, un mouvement à remontage automatique, doté d’une fonction stop-seconde permettant une mise à l’heure à la seconde près. Il affiche les heures, les minutes, et les secondes au centre, avec une réserve de marche de 45 heures. Ce calibre et sa masse oscillante en or sont visibles à travers le fond de boîte, ce qui contraste volontairement avec l’exubérance du reste de la pièce.

Totalement excessive, mais fondamentalement cohérente, la 5811/1460G-001 est sans doute un brin provocatrice. Mais chaque carat posé sur son architecture renforce ce qui fait d’elle une Nautilus : son équilibre et la tension de ses lignes, avec ici un jeu merveilleux entre brut et précieux. C’est un manifeste de savoir-faire, que seule une poignée de marques sont capables d’assumer, sans jamais tomber dans l’ostentation gratuite. Dans une époque où le diamant horloger est parfois devenu un seul arguement marketing, Patek Philippe réaffirme ici que la joaillerie reste pour elle de la grande grande horlogerie, sans compromis ni concession. Cette Nautilus Haute Joaillerie 5811/1460G-001 n’est pas une montre pour attirer le regard, c’est une montre qui sait comment le capturer, et surtout ne plus le lâcher.

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