« L’UR-100V est comme une toile vierge, offrant un champ d’exploration infini », déclare Martin Frei, directeur artistique et cofondateur d’URWERK. « Nous prenons beaucoup de plaisir avec cette collection, que nous redécouvrons sans cesse à travers de nouvelles expressions. Hunter Green s’est imposé naturellement. C’est une couleur vivante, presque organique, qui interagit avec la lumière et le temps », dit-il à propos de cette teinte gris-vert au charme résolument britannique.
Dotée des heures satellites emblématiques d’URWERK, cette version de la collection 100 est l’une des plus lisibles à ce jour. Comme toujours, les heures satellites sont montées sur des croix de Genève en bronze au béryllium, entraînées par un carrousel en aluminium.
Pour la troisième fois, Martin Frei et Felix Baumgartner, maître horloger et cofondateur d’URWERK, ont opté pour une construction intégrale en titane. « Le bracelet effilé en titane a été sablé puis microbillé, et selon nous, il offre le rendu métallique parfait – ce que nous appelons la finition titane magique », poursuit Frei à propos de cette montre étonnamment ergonomique, qui ne mesure que 14 millimètres d’épaisseur.
Au cours de ses 28 années d’existence, la plupart des modèles URWERK ont adopté une approche et une esthétique monochromes — mais ce n’est pas le cas de l’UR-100. « Nos autres montres sont généralement dominées par le noir et le métal. C’est pourquoi j’apprécie vraiment de pouvoir explorer la couleur sur nos boîtiers, et de proposer des versions plus colorées de nos montres. Cette UR-100V Magic T – Hunter Green va dans cette direction, et c’est aussi notre modèle d’entrée de gamme », explique Martin Frei à propos de cette montre affichée à 58 000 francs suisses, dotée d’une réserve de marche de 48 heures.
Un Voyage Céleste
Mais cette montre automatique à l’allure futuriste ne se résume pas à son esthétique : avec ses 41 mm de largeur et 49,7 mm de longueur, elle incarne une véritable exploration horlogère. Elle rend également hommage au voyage vertigineux de la Terre dans l’espace. Sur le côté gauche, à la position que l’on pourrait appeler 9 heures, un indicateur périphérique affiche la distance parcourue à l’équateur en 20 minutes — soit 555 kilomètres. Et l’ouverture située à droite, à 3 heures, indique la distance orbitale parcourue autour du Soleil en 20 minutes : un chiffre vertigineux de 35 740 kilomètres.
« Chaque fois que je présente et explique cette montre, les gens sont stupéfaits par ces mesures. Ils n’en avaient jamais entendu parler, ou du moins, ils n’y avaient jamais pensé de cette manière. Je me suis inspiré d’une horloge conceptuelle de la collection Sandoz, qui présente également ces indications », raconte Frei, juste avant de s’engager dans une réflexion plus philosophique. « L’espace et le temps sont liés, ce sont deux aspects différents d’une même réalité. Et l’aiguille montre comment nous voyageons à travers l’espace. Ce sont les mécanismes du ciel qui orchestrent cela, mais qu’est-ce que le temps ? Nous le définissons en observant les changements dans le mouvement des corps célestes — c’est ainsi que nous percevons le temps », conclut-il.
M. Frei refuse de se laisser enfermer par les contraintes traditionnelles de l’horlogerie. Peut-être que son approche créative et novatrice trouve ses racines dans sa formation en art et en réalisation de documentaires. « Indiquer le mouvement de notre planète sur elle-même, ainsi que notre voyage autour du Soleil, ce ne sont pas des choses auxquelles on pense nécessairement. Mais cela permet de comprendre que c’est, en réalité, le sens même d’une montre. Nous avons tendance à l’oublier, et c’est normal. Mais c’est aussi précieux de s’en souvenir de temps en temps. »