Cet été, deux écoles s'affrontent: maquillage ou effet nude? Et c’est là qu’Arnaud Chastaingt entre en scène. Le Directeur du Studio de Création Horlogerie de Chanel a trouvé une solution pour réconcilier les personnes qui partent en vacances avec une vanity pleine à craquer - glam des pavés à la plage - et les pros du naturel qui préfèrent s'allonger sur un transat sans une ombre de mascara. Sa proposition? « Maquiller le temps pour le rendre plus beau.» La maison fondée par Gabrielle Chanel décline une collection capsule de montres à emporter dans ses bagages pour une baignade dans les vagues avec élégance. Une philosophie fidèle à l'esprit de sa fondatrice. Car bien avant de rhabiller la mode, Mademoiselle avait compris une chose : la beauté, c’est du style au millimètre près. Alors pourquoi ne pas en faire un art du temps ?
Quand le temps passe en mode make-up
On adhère à cette école parce que l'été, c'est justement l'occasion de porter des montres colorées qui s'assument parfois plus difficilement en ville: rose avec effet irisé, teintes laquées... toutes les folies sont permises. Et puis, il y a un côté accessoire de mode avec de telles pièces. Vous pensiez que votre montre se contentait de faire tic-tac ? Pas avec Chanel. La collection Capsule Blush tout droit sortie d'un vanity emprunte les textures d'un blush, les reflets d'un gloss, la sensualité d'un rouge à lèvres. Sous l’œil d’Arnaud Chastaingt, les cadrans deviennent toiles, les aiguilles dessinent des traits précis comme des liners, et les couleurs éclaboussent à la manière du Dripping. Jackson Pollock peut aller se rhabiller : chez Chanel, on splash du rose et du rouge avec une créativité toute parisienne.
Un peu d’art, beaucoup de blush, et une touche de Pop
Concrètement, la ligne joue sur « la radicalité de la laque noire qui illumine la texture d’un rouge ou d’une poudre rosée», comme le précise Arnaud Chastaingt. Et, elle saupoudre le tout d'un côté espiègle. Le modèle Boy Friend détourne ainsi les codes de la cosmétique (et de la bande dessinée) via une bulle graphique digne d’un comic book, qui s’écrie « Coco Kiss », comme un clin d’œil appuyé au Pop Art. C’est fun, audacieux, impertinent. Et pourtant, chaque détail reste d’une précision millimétrée. Autre prouesse? La Première manchette convoque l’ADN du rouge à lèvres. Son bracelet chaîne en cuir évoque un nuancier. Une fusion inattendue entre un bijou, et un accessoire de beauté, portée avec la même nonchalance qu’un manteau de tweed oversize.
Première (de classe beauté)
D'autres pièces semblent aussi sorties d'un tuto beauté. La Première avec sa silhouette noire et son bracelet chaîne entrelacé de cuir joue la séduction avec six charms laqués aux lettres de « Chanel », comme un alphabet en vernis haute couture. La Code Coco Blush? Elle a sa place dans une trousse de maquillage chic : cuir rose irisé embossé, fermoir emprunté au sac 2.55, et un cadran sombre ou scintille un diamant. Quitte à habiller le temps, autant le faire avec style. Et c’est exactement ce que propose la collection Blush : des montres précieuses, certes, mais pas prétentieuses. De la haute horlogerie qui ne se prend pas trop au sérieux, et c’est bien pour ça qu’on l’adore.
Montre ou une palette : pourquoi choisir ?
Et la J12, alors ? Elle se dévoile en pentaptyque : cinq montres qui, réunies, ne forment plus qu’une unique œuvre d’art mécanique. Derrière cette explosion de couleurs façon vernis à ongles éclaté dans une galerie Pop Art, ce ne sont pas moins de 200 heures de recherche qui ont permis de maîtriser l’art délicat d’appliquer de l’émail sur la céramique noire. Happy end: ici pas de manucure qui s'écaille au contact de l'eau, le "maquillage horloger" de Chanel est évidemment… waterproof !