Breitling, pied au plancher

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Breitling annonce trois nouvelles Top Time en séries limitées, rendant hommage à son association avec Sean Connery et sa mythique Aston Martin DB5 dans Opération Tonnerre. Des créations chic et choc mariant bois, platine, or, onyx et cuir, pour gentlemen drivers.

Il fut un temps, assez lointain, où les pilotes choisissaient leur auto et les acteurs, leur montre. Un temps largement révolu depuis qu’est advenu le principe du placement produit et, plus globalement, des licences et produits dérivés. Mais en ces glorieuses sixties, il est amusant de constater qu’un certain Sean Connery, qui a porté les habits du plus illustre agent secret britannique, n’avait pas hésité à associer sa Breitling Top Time à son Aston Martin DB5 dans Opération Tonnerre (1965). Pour les néophytes, oui, la DB5, c’est elle : la mythique Aston grise des premières heures de 007, et à laquelle Daniel Craig, cinq décennies plus tard, allait lui aussi vouer un attachement salutaire. 

À cette association rare et peu connue, même des spécialistes, Breitling décide aujourd’hui de rendre hommage. La marque de La Chaux-de-Fonds dévoile trois variations de séries limitées au nom explicite : « Top Time B01 Chronograph 41 Hommage à l’Aston Martin DB5 ». Difficile de faire plus clair. Mais il faut entrer dans le détail pour en connaître les saveurs. 

Top Time B01 Chronograph 41 Hommage à l'Aston Martin DB5 avec cadran argenté brossé soleil © Breitling

Boîtier culte

Celle qui s’impose en premier est ce boîtier coussin peu commun. Ce n’est pas simplement un rond dans un carré. C’est une composition plus subtile. Elle se retrouve au cœur des compteurs, ces fameux « squircle », contraction de « square » et « circle » délicieusement rétro. Les flancs du boîtier sont généreusement galbés pour offrir une belle présence au poignet. Pourtant, ces Top Time sont d’un « diamètre » tout à fait raisonnable : 41 mm. Aux coins de la boîte, les quatre « oreilles » de la Top Time sont à rainures. Pourquoi ? Pour rien. Parce que c’est beau, inhabituel, atypique, et que cela donne du caractère à la pièce - ce petit vent de liberté des années 60 que l’on ne s’autorise aujourd’hui que trop rarement. 

Top Time B01 Chronograph 41 Hommage à l'Aston Martin DB5 avec cadran laqué noir brossé soleil © Breitling

Matériaux rares

Mais le plus singulier est l’alliance des matériaux. En auto, c’est un sujet qui s’impose naturellement : sellerie de cuir, tableau de bord en carbone, poussoirs en aluminium, sont quelques-uns des classiques de toute sportive qui se respecte. L’idée était déjà là en 1965, mais les matériaux n’étaient évidemment pas les mêmes. C’est à cet héritage esthétique que Breitling a décidé de rendre hommage en offrant à ses trois Top Time une diversité de matières peu commune. Aux côtés d’une première version 100% acier (1022 exemplaires), la manufacture a conçu une édition en acier et platine avec cadran laqué noir (315 exemplaires), et une troisième version en or rouge 18 ct avec cadran en onyx, limitée à 250 exemplaires numérotés. 

Enfin, qui dit auto sportive, dit moteur ad hoc. Le 6 cylindres en ligne de 4 litres développant 286 ch de la DB5 originelle se convertit ici en Calibre Manufacture B01 certifié COSC avec 70 heures de réserve de marche - probablement l’un des moteurs horlogers les plus fiables et précis, en production à La-Chaux-de-Fonds depuis 2009. Visible à travers le fond en saphir ouvert, le mouvement est orné d’un rotor gravé du logo Aston Martin, plaqué rhodium ou en or rouge 18 ct selon la version.

Top Time B01 Chronograph 41 Hommage à l'Aston Martin DB5 avec cadran en onyx © Breitling
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