Breguet Tradition Seconde Rétrograde 7035, un style 100% Breguet

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Tradition Seconde Rétrograde 7035 © Tradition
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Son visage architectural révèle le temps et l’ensemble des organes mécaniques, illustrant la continuité de l’innovation technique et esthétique de Breguet depuis 250 ans.

L’or Breguet, alliage exclusif présenté à l’occasion du 250e anniversaire, vient désormais habiller le boîtier de la Tradition 7035. Cette exécution solaire met en évidence l’architecture du mouvement tout en volume. L’affichage principal des heures et minutes se lit sur un cadran guilloché en émail grand feu translucide bleu. Une seconde rétrograde est positionnée entre 10 h et 11 h.

Abraham-Louis Breguet ou la naissance d’un réseau international

Au-delà de ses innovations techniques, A.‑L. Breguet œuvre sans cesse pour étendre l’accès à l’information temporelle. Il permet à une clientèle de plus en plus large et cosmopolite d’avoir une notion du temps à tout moment.

Son intuition, également inscrite dans une volonté de production de petites séries, le mène à proposer dès 1796 des montres de Souscription, soit des instruments sobres mono-aiguille. Le principe de Souscription repose sur un acompte : le client sélectionne son garde-temps grâce à un prospectus publicitaire, précurseur du premier catalogue commercial que Breguet créera par la suite. Un quart du prix est versé à la commande. En 1799, il introduit les montres à tact, basées sur les montres de Souscription. Elles permettent de repérer l’heure du bout des doigts grâce à la pointe de l’aiguille externe et de marquages placés sur le contour de la boîte.

Issue d’une symbiose entre ces deux types d’objets livrant l’heure en toute simplicité (apparente), la collection Tradition née en 2005 présente une structure architecturale unique, exposant les ponts et rouages mécaniques et formant d’un chef-d’œuvre miniature en mouvement. Cette configuration aisément reconnaissable inspirée des travaux d’A.-L. Breguet offre la même vue plongeante sur les organes techniques que celle d’un horloger ouvrant une boîte de montre.

"Breguet figure parmi les Maisons de haute horlogerie à avoir conservé leur identité visuelle depuis leur fondation jusqu’à aujourd’hui."

Gregory Kissling, CEO

Tradition 7035, le respect d’un savoir-faire

Tradition Seconde Rétrograde 7035 © Tradition
Mouvement Tradition Seconde Rétrograde 7035 © Breguet

Fidèle aux codes géométriques de la ligne, cette variation du modèle 7037, spécialement conçue pour les 250 ans de Breguet, conjugue un savoir-faire technique et esthétique qui met en exergue de méticuleuses finitions.

Or Breguet et bleu Breguet : deux codes “signature”

La collection Tradition introduit pour la première fois deux teintes “Maison“ : l’or Breguet et le bleu Breguet. Le premier est un alliage aurifère introduit plus tôt cette année avec la montre Classique Souscription 2025 qui combine or pur, argent, cuivre et palladium. Il façonne la boîte de 38 mm ainsi que par dorage la platine grenaillée qui accueille des ponts grenaillés et satinés, une première dans la famille Tradition.

Les rouages et les éléments gris permettent à l’or Breguet d’exprimer davantage son éclat. Les ponts de ce nouveau modèle anniversaire qui accueillent pour la première fois un satinage soyeux.

Le bleu Breguet est visible sur la trotteuse rétrograde en acier bleui et sur les vis. Il culmine à 12 h sur le cadran des heures et minutes finement guilloché selon le motif Quai de l’Horloge ; il est recouvert d’émail grand feu translucide bleu. Les chiffres arabes Breguet, la minuterie tels des fleurs de lys stylisées de couleur claire et le numéro unique à 4 h se détachent parfaitement de l’anneau azuré assorti.

Tradition Seconde Rétrograde 7035 © Tradition
Tradition Seconde Rétrograde 7035 © Breguet

Quai de l’Horloge : un guillochage inédit

Décoration destinée à délimiter les affichages sur un cadran, le guillochage est devenu un art à part entière et surtout une expertise artisanale de la Maison. Breguet détient actuellement le plus grand atelier de tours à guillocher.

Ces machines d’époque, rénovées avec soin, permettent de réaliser de nombreux motifs, des plus classiques comme le Clou de Paris aux plus inédits tels le nouveau dessin Quai de l’Horloge inscrit sur le cadran de cette nouvelle Tradition.

Cette tapisserie minutieusement sculptée reprend le tracé fluide des bras de la Seine vu du ciel. Ces derniers enserrent l’ île de la Cité, où se dressait jadis l’atelier d’A.-L. Breguet, et l’ île Saint-Louis, au cœur de Paris. Les contours précis de ce nouveau guillochage sont inspirés du plan Turgot réalisé au XVIIIe siècle, qui représente une vue détaillée et en perspective de la ville de Paris. Pour l’époque, il était particulièrement précis et figuratif puisqu’il montrait en détail la quasi-totalité des monuments.

Guillochage, Tradition Seconde Rétrograde 7035 © Tradition © Breguet
Guillochage, Tradition Seconde Rétrograde 7035 © Breguet

Masse oscillante en croissant de lune : un hommage au génie horloger

Le verso de la nouvelle Tradition 7035 révèle un paysage doré aussi fascinant que le recto. La masse oscillante virevolte au-dessus du fond grenaillé ainsi que des ponts grenaillés et satinés.

Réalisée en platine avec une terminaison brossée verticale, elle rappelle les masses conçues à l’époque d’A.-L. Breguet lui qui a été le premier à introduire le platine dans l’horlogerie, tout comme il l’a fait pour le guillochage. Loin de l’habituelle silhouette en demi-cercle de la majorité des rotors d’aujourd’hui, cette masse renoue avec les premières inventions du maître-horloger pour optimiser le remontage de ses montres dites perpétuelles, selon sa propre terminologie. Elle adopte la géométrie d’un épais croissant de lune.

L’œil aguerri remarquera la discrète gravure sur le flanc supérieur gauche de la mention Pt950.

Tradition Seconde Rétrograde 7035 © Breguet
Dos de la Tradition Seconde Rétrograde 7035 © Breguet

Entretien avec Gregory Kissling, CEO de Breguet

Quel élément préférez-vous sur cette nouveauté ?

Ce qui me séduit avant tout, c’est l’essence même de ce qui rend la collection Tradition si singulière : cette perspective plongeante au cœur du mouvement, offrant une lecture directe de la complexité et du raffinement que Breguet insuffle à chacun de ses garde-temps. Cette architecture audacieuse permet presque de se glisser dans la peau de l’horloger, tant elle reproduit fidèlement la vue qu’il a lors de l’assemblage d’une montre.

Pour moi, c’est là que réside l’ADN de Breguet : une identité visuelle forte, immédiatement reconnaissable, qui affirme son caractère même à distance. Cette seconde pièce anniversaire incarne d’ailleurs parfaitement cet esprit. Véritable hommage à l’héritage de Breguet, elle se distingue par l’usage de notre or Breguet, aussi bien sur le cadran que sur le fond, conférant à l’ensemble une allure majestueuse et résolument exclusive. Il s’agit également d’une continuité logique après la Souscription car la Tradition est basée sur la montre à tact.

Est-ce la première fois que Breguet propose un cadran guilloché émaillé translucide ?

Ce n’est pas une première pour nous : nous avions déjà présenté des garde-temps avec des cadrans émaillés et guillochés. Ce qui est nouveau en revanche, c’est d’avoir choisi d’intégrer dans le cadran notre tout nouveau motif dévoilé plus tôt dans l’année, nommé Quai de l’Horloge. Cette alliance inédite met en lumière l’excellence de ces deux métiers d’art propres aux codes de la marque et célèbre un savoir-faire séculaire.

Enamel dial of the Tradition Seconde Rétrograde 7035 © Breguet
Cadran de la Tradition Seconde Rétrograde 7035 © Breguet

Est-il courant d’avoir des aiguilles en or ?

À l’image de notre fondateur, nous nous efforçons d’utiliser des matières précieuses chaque fois que cela est possible. Abraham-Louis Breguet lui-même dotait certaines de ses montres les plus prestigieuses d’aiguilles d’or. Pour ces pièces anniversaire, notre volonté était de rendre un hommage particulier à notre or, spécialement développé à l’occasion des 250 ans de la Maison. Bien entendu, nous demeurons profondément attachés à nos aiguilles bleuies, véritables signatures esthétiques, mais ce type de décision relève toujours d’une cohérence esthétique et de lisibilité.

En quoi l’utilisation du platine pour la masse oscillante est-elle si intéressante sur ce modèle ?

A.-L. Breguet faisait partie de ces horlogers visionnaires qui repoussaient sans cesse les limites. Animé par un esprit d’innovation constant, il n’hésitait pas à expérimenter, y compris dans le choix des matériaux. Il fut d’ailleurs le premier à introduire le platine dans l’horlogerie, notamment sur la célèbre montre de poche dite “Marie-Antoinette“. Matériau dense et noble, le platine offrait alors l’avantage de conférer à la masse oscillante une grande efficacité de mouvement.

Dans la Tradition 7035, nous avons choisi de réintroduire cet élément, à la fois en hommage à l’audace de notre fondateur et à son esprit pionnier, mais aussi parce que la masse oscillante occupe une place emblématique dans l’esthétique de la collection Tradition.

Que représente la collection Tradition pour la maison Breguet ?

Voilà maintenant vingt ans que cette collection fait partie intégrante des lignes emblématiques de la maison. Lors de son lancement en 2005, elle représentait une véritable révolution dans le monde de l’horlogerie. Qui, sinon Breguet, aurait osé exposer les composants du mouvement à même la platine ?

Une audace qui n’est pas passée inaperçue, puisque plusieurs maisons s’en sont, depuis, largement inspirées. 250 ans après sa création, Breguet continue d’innover… et d’inspirer.

Entretien avec Emmanuel Breguet, Head of Patrimony

Pourquoi et comment A.-L. Breguet a-t-il créé un style aussi reconnaissable et nouveau ?

Replongeons-nous à l’époque de notre fondateur. À cette période, les montres étaient souvent surchargées d’ornements, comme si le prestige d’un garde-temps se mesurait à l’abondance et à la richesse de sa décoration. En fait, l’horlogerie s’attardait dans un style baroque assez lourd, sans doute par facilité.

À contre-courant de cela, A.-L. Breguet cherche depuis ses débuts à apurer, à supprimer tout décor superflu et surtout à rendre plus facile la lecture des indications fournies par la montre. Il fait donc le choix d’une sobriété radicale, en privilégiant notamment les cadrans en émail blanc : quoi de plus pur, de plus lisible, surtout avec de beaux chiffres, les chiffres que tout le monde appellera bientôt les “chiffres Breguet“ ?

Et le guillochage ?

Le guillochage s’impose rapidement à son tour. Cette technique existe et Breguet a l’idée de l’appliquer aux cadrans des montres. Il a toutes les qualités aux yeux de Breguet ; il permet, par ses variations, une lisibilité optimale, il donne un aspect mat et soyeux à la fois, et il est antireflet. Enfin, il répond à un critère essentiel du maître parce qu’il est … élégant. Chez Breguet, l’élégance et le raffinement sont au service de la fonctionnalité. Le génie d’A.-L. Breguet, c’est, comme le disait les observateurs de l’époque, de réunir le beau et l’utile ! On pourrait dire la même chose des aiguilles qu’il dessine dès les années 1780, les fameuses “aiguilles Breguet“. Une montre Breguet est toujours lisible, quand bien même elle fournit de nombreuses informations différentes : quantièmes divers, réserve de marche, équation du temps, phases de lune, parfois thermomètre etc.

Que peut-on dire sur cette forme de masse oscillante si particulière ?

La première apparition de cette masse dans l’œuvre de Breguet remonte à ses premières montres automatiques dites “Perpétuelles“ qui le font connaître à la cour de France dès 1780. Un exemple éloquent se trouve dans la montre N°160 imaginée pour la reine Marie-Antoinette. Il fallait alors un élément oscillant suffisamment efficace pour assurer le remontage d’un mouvement réunissant des centaines de composants et un nombre exceptionnel de complications. En même temps, Breguet voulait que le remontage se fasse naturellement, juste par les simples mouvements naturels du corps ; ses montres automatiques n’avaient nullement besoin d’être “secouées“, il suffisait de les porter avec naturel…

Quand le platine apparait-il chez Breguet ?

A.-L. Breguet introduit le platine dès ses débuts, entre 1775 et 1780. En bon scientifique, il comprend et anticipe les propriétés remarquables de ce métal lourd pas encore utilisé en horlogerie à l’époque. L’usage du platine est, en effet, peu répandu car sa fusion nécessite de très hautes températures – autour de 1800 degrés Celsius - et donc des équipements spéciaux. Mais Breguet sait que le platine fera la différence et lui permettra de produire des montres dotées d’un système de remontage automatique efficace. Ainsi nait le système Breguet d’automatisme avec masse oscillante en platine fixée latéralement. Ensuite, Breguet fera quelques montres avec boite en platine, mais cela restera l’exception.

Tradition Seconde Rétrograde 7035 © Breguet
Mouvement de la Tradition Seconde Rétrograde 7035 © Breguet

Le nouveau guillochage se nomme “Quai de l’Horloge“, en l’honneur de la voie sur l’ île de la Cité où A.-L. Breguet a établi son atelier. Pourquoi avoir choisi cet endroit à l’époque ?

Lorsque notre fondateur quitte sa Suisse natale pour s’installer à Versailles puis à Paris, il se forme et étudie pendant plus de dix ans. Ensuite, il décide d’ouvrir son propre atelier afin de répondre à son besoin d’entreprendre et de faire évoluer l’horlogerie selon ses goûts et ses aspirations. À cette époque, l’ île de la Cité est non seulement le cœur géographique de Paris, elle aussi un véritable carrefour d’artisanats et de métiers d’art utiles à l’horlogerie. On y trouve notamment des cadraniers, des orfèvres, des émailleurs, des fabricants de boites, et bien d’autres métiers essentiels à la fabrication d’un garde-temps. C’était tout simplement là qu’il fallait être. Enfin la proximité immédiate du Pont-Neuf, voie de passage majeure, en fait un endroit où il est très facile de se rendre. Breguet passera d’ailleurs toute sa vie dans cette maison qu’il finira par occuper totalement. Il y recevra un nombre incalculable de personnalités…

La maison de Breguet Quai de l’Horloge existe-t-elle toujours ?

Cette grande maison existe toujours, avec sa double façade, l’une donnant sur le Quai de l’Horloge, l’autre donnant sur la Place Dauphine. Elle a juste été agrandie par une surélévation dans la deuxième moitié du 19e siècle.

Cette maison construite au début du 17e siècle a une histoire considérable. Quatre générations de Breguet l’ont habité et y ont fait des inventions majeures. Dans ces murs, les plus extraordinaires montres du monde ont été construites ; ensuite d’innombrables instruments scientifiques y sont nés et y ont été construits : télégraphes électriques à cadrans, systèmes de sécurité pour les premiers chemins de fer, appareils pour mesurer la vitesse de la lumière. Et sait-on que c’est entre deux étages de cette maison, en 1877, qu’un téléphone fut expérimenté pour la première fois en France par Antoine Breguet (1851-1882) et son cousin Alfred Niaudet (1835-1883) ? Ensuite, ce sont des descendants d’Abraham-Louis Breguet par les femmes qui occuperont la maison, parmi lesquels des écrivains connus et des hommes politiques. Peu de maisons ont abrité à ce point deux siècles et demi de vie intellectuelle de haute intensité dans des disciplines aussi diverses !

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