« Sky is the limit ». S’il était doué de langage, l’Astronome humaniste dont la silhouette de bronze se dresse au centre de l’horloge La Quête du Temps nous murmurerait-il cette phrase ? Nul besoin de mots pour inviter quiconque aura la chance de pouvoir contempler le monument d’horlogerie dans lequel il prend place à se laisser gagner par une admiration infinie. En conjuguant la mécanique d’art, l’astronomie et l’intelligence de la main, Vacheron Constantin fait, avec cette horloge automate, une démonstration spectaculaire de la quête d’excellence technique et créative qui l’anime depuis sa fondation en 1755.
La Quête du Temps est tout simplement magistrale. Sept ans de développement, 6’293 composants mécaniques dont 2’370 pour l’horloge, 1’020 composants pour l’habillage, sept dépôts de brevets horlogers, 23 complications horlogères, 144 gestuelles réalisées par l’automate, 158 cames pour l’animer, huit brevets déposés pour sa mécanique… Sans équivoque, une énumération mathématique suffit à donner la mesure de la complexité de ce chef-d’œuvre d’horlogerie.
Au rythme du cosmos
La Quête du Temps est architecturée en trois parties. Le dôme de verre d’un diamètre de 40 cm qui abrite l’automate est décoré d’un Soleil doré gravé à la main et d’une représentation de la voûte céleste de l’hémisphère nord. Cette dernière révèle les constellations positionnées telles qu’elles apparaissaient dans le ciel de Genève, le 17 septembre 1755, date à laquelle Jean-Marc Vacheron a signé le contrat d’engagement de son premier apprenti. Aux pieds de l’Astronome humaniste, maintenue sur un plan semi-circulaire, se révèle une Lune rétrograde sculptée en trois dimensions. À ses côtés, comme flottant dans l’espace, des échelles courbes en titane portent les chiffres des heures et des minutes, par intervalles de cinq minutes, dans un ordre aléatoire. Pour lui permettre d’afficher le temps, l’automate a été doté de 144 mouvements différents. Un défi technique qui a nécessité le développement d’une mémoire temporelle mécanique en lien direct avec l’horloge. Un second mécanisme a également été créé pour accompagner la chorégraphie de l’automate d’une mélodie spécialement composée par le musicien Woodkid.
Née sous une bonne étoile
La partie centrale de La Quête du Temps accueille quant à elle l’horloge astronomique dont les indications sont présentées sur deux cadrans. Là encore, la prouesse technique de Vacheron Constantin impressionne. Côté face, sur deux secteurs arqués en cristal de roche, les heures et les minutes rétrogrades sont associées à l’affichage du calendrier perpétuel qui prend place dans trois guichets, auxquels s’ajoute un indicateur de réserve de marche de 15 jours. Les indications du lever et du coucher du soleil ainsi que la date rétrograde sur 31 jours complètent le spectacle avec, en majesté, un tourbillon surdimensionné surmonté d’une loupe et d’un affichage jour/nuit sur 24 heures. Au verso, un deuxième indicateur de réserve de marche ainsi qu’une voûte céleste, gravée dans du verre minéral et encrée à l’or, invitent à se plonger dans les mystères du cosmos, auquel font écho les délicates marqueteries de nacre et de pierres ornementales qui décorent le socle abritant le Calibre 2370 à remontage manuel.
Une symphonie de savoir-faire
Les faits et les chiffres, aussi impressionnants soient-ils, ne sauraient pourtant suffire à décrire la dimension merveilleuse de l’ouvrage. Avec cette horloge astronomique, Vacheron Constantin signe un manifeste de virtuosité et d’excellence humaine. Pour aller au bout de cette fantastique odyssée, la Maison a fait appel au talent de celles et ceux qui contribuent aujourd’hui à perpétuer la quête d’excellence initiée par Jean-Marc Vacheron il y a 270 ans. Designer, artisans d’art, horlogers, ingénieurs, musicien et astronomes se sont penchés sur son berceau. François Junod a conçu l’automate. L’Épée 1839 a apporté sa collaboration à la Manufacture dans la réalisation de l’horloge et de son habillage. Tous, avec passion et savoir-faire, ont apporté leur pierre à ce spectaculaire édifice horloger que Vacheron Constantin a dévoilé et exposé au Louvre cet automne. Du grand art !