Pékin aussi a son musée horloger

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Les horloges exposées dans le monde ont souvent une belle histoire à raconter. Celles de la Cité interdite de Pékin ne font pas exception.

Les horloges exposées dans le monde ont souvent une belle histoire à raconter. Celles de la Cité interdite de Pékin ne font pas exception.

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C'est au coeur de la Cité Interdite de Pékin, hors du circuit touristique habituel,
que se trouve la Salle de la Vénération des Ancêtres ou Salle des pendules.

Souhaitant profiter pleinement de la gastronomie chinoise et de son histoire, nous avions choisi le restaurant Fangshan à Pékin. Depuis 1925, cette table prestigieuse perpétue l'extraordinaire cuisine de la dynastie Qing (1644-1911), employant les recettes préférées de la cour impériale du XIXe siècle. Le décor est somptueux et le personnel revêt le costume impérial d'époque complet. Notre voisin de table, nous entendant parler français, nous adresse aimablement la parole, fier de pouvoir s'exprimer dans notre langue natale. Il évoque l'impératrice douairière qui employait 128 cuisiniers et, petit à petit, la conversation dérive sur la ville, ses splendeurs et bien entendu la Cité interdite. «Vous qui êtes Suisses, avez-vous visité la Salle de la Vénération des Ancêtres?» Quel rapport entre notre nationalité et cette salle? Notre interlocuteur éclaire alors notre lanterne en ajoutant: «certains l'appellent aussi la Salle des pendules»
C'est dans la Salle de la Vénération des Ancêtres qu'avaient lieu tous les sacrifices dédiés aux ancêtres impériaux. Les grandes cérémonies sacrificielles se tenaient dans la salle frontale, tandis que la salle postérieure servait aux cérémonies plus familiales, telles que les anniversaires de naissance ou de décès. Les châsses et les statues de ces temples furent détruites pendant la Révolution culturelle. Le vestibule fut agrandi, si bien qu'aujourd'hui, il occupe un espace de 1700 m2. Depuis 1925, l'édifice abrite le Musée des horloges et des automates et présente 185 pendules rares parmi la collection impériale d'horloges et de montres chinoises et étrangères des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.

La plus grande pendule de Chine
En entrant, on peut admirer une clepsydre immense datant de 1799 et comportant une inscription de l'empereur Jiaqing. Composée de quatre réservoirs en bronze disposés verticalement, elle est avec ses six mètres de hauteur, la plus grande pendule de Chine. Son fonctionnement est très simple: les trois premiers niveaux sont percés de trous à travers lesquels l'eau goutte jusqu'à atteindre le niveau inférieur: un petit flotteur y marque le temps. De l'autre côté de l'entrée se dresse une horloge à carillon mesurant 5,85 m de haut et reposant sur un socle de 2,6 m2. Elle fut fabriquée en 1797 par les horlogers de la cour. Une fois remontée, elle sonne les quarts d'heure et les heures pendant trois jours.

Toutes les autres pendules chinoises de la Salle des horloges ont été choisies pour leur conception unique: richesse des matériaux, beauté des formes, splendeur des couleurs… En outre, le musée expose 83 horloges et montres de fabrication anglaise datant du XVIIe siècle. Certaines sont équipées d'automates de personnes, d'animaux ou d'oiseaux remuant leurs membres, dansant sur l'eau ou jouant de la musique. Quant aux pendules françaises du XIXe siècle également exposées, elles se distinguent des autres horloges européennes par leur mécanisme et leurs formes: une locomotive, un vase ou un pavillon. Certaines sont équipées d'un thermomètre ou d'un baromètre, d'une boîte à musique ou d'une boussole. Enfin, dix-huit montres à gousset en or ou argent ayant appartenu aux empereurs ou impératrices sont aussi présentées.

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Le Musée des horloges et automates lové dans la Cité interdite
présente 185 pendules de la collection impériale, notamment
du règne de Kangxi (1661-1722), de la dynastie des Qing.

C'est une exposition riche et peu connue, même en Chine, que nous suggérons de glisser dans le programme d'une journée de visite de l'étonnante capitale chinoise. Toujours à la recherche du rare, de l'original, de la beauté et de l'histoire des pays, nous proposons constamment de nouvelles idées de voyages, agrémentons nos circuits de visites exclusives et de rencontres insolites. Disposant d'une représentation à Pékin depuis 1998 et d'une équipe hautement spécialisée sur cette destination, nous ne demandons qu'à combler vos désirs et vous surprendre…

Jean-Claude F. Fert
et Jean-Luc Delay

FERT, maison installée à Genève depuis 1871, spécialiste du voyage cousu main et de l'art de vivre (voyages, Asie, golf, yachting, croisières, vin…), propose chaque mois des réflexions ou destinations originales en rapport avec le thème de la «Tribune des Arts»

FERT & Cie Voyages
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Tribune des Arts - No360 - Avril 2008

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