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WorldTempus on Tour - Zermatt, aux pieds du Cervin

WorldTempus on Tour Zermatt, aux pieds du Cervin

Blotti aux pieds du Cervin, le village de Zermatt attire tout autant pour ses fabuleux panoramas et son vaste domaine skiable que pour son authenticité préservée. La rédaction de WorldTempus y a posé ses valises pour quelques jours

Ce n’est pas par sa hauteur qu’il rivalise avec le Mont-Blanc qui le dépasse allègrement de près de 400 mètres. Son aura est toute autre. Car le Cervin n’a pas besoin de chatouiller le ciel pour attirer tous les regards : sa silhouette se suffit à elle-même. Une pyramide de roche culminant à 4’478 mètres, un pic souverain, un roc théâtral et reconnaissable entre tous qui se dresse à la frontière italo-suisse, séparant le canton du Valais de la vallée d’Aoste, escorté par une ribambelle de 37 sommets alpins culminant à plus de 4’000 mètres. Le spectacle est grandiose. Et c’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles le petit village de Zermatt, niché à ses pieds, ne cesse d’attirer les touristes, les alpinistes et les amoureux de montagne du monde entier depuis la moitié du 19e siècle. 

Zermatt, aux pieds du Cervin

Cervin © WorldTempus/Jordy Bellido

L’alpinisme coule dans ses veines

Les premières références écrites relatives au village de Zermatt, alors cité sous le nom de « Pratobornum », remonteraient à 1280. Le nom de Zermatt est d’ailleurs un dérivé de la traduction allemande de son nom latin d’origine « Prato Borni ». Une longue histoire, donc, pour ce village qui a tout naturellement commencé à intéresser les touristes pour son accès privilégié au Cervin. Jusqu’au milieu du 19e siècle, nombreux sont ceux qui tenté de rejoindre sa cime sans y parvenir. Il aura pourtant fallu attendre le 14 juillet 1865 pour que le Cervin soit enfin vaincu par une cordée de sept alpinistes, emmenée par le britannique Edward Whymper. Un exploit teinté d’une certaine amertume, les quatre premiers de cordée ayant perdu la vie dans une chute lors de la descente. 

Zermatt sur les rails

A la suite de cette expédition qui aura coûté la vie à plusieurs de ses citoyens, la Reine Victoria décide d’interdire aux Anglais l’ascension du Cervin. Il n’en fallait pas plus pour accroître l’intérêt des alpinistes anglais et placer durablement Zermatt sur la carte des lieux à découvrir absolument. Alors que les voyageurs et alpinistes britanniques se pressent massivement pour voir et gravir le Cervin, deux projets ferroviaires sont sur les rails. Le premier visant à emmener les touristes au sommet de la montagne mythique sera finalement abandonné. Le second, le Gornergrat Bahn est mis en service en 1898. Aujourd’hui encore, ce train à crémaillère permet de monter à 3'100 mètres pour profiter d’une vue à couper le souffle sur le Cervin et les sommets environnants. 

Zermatt, aux pieds du Cervin

Zermatt © WorldTempus/Jordy Bellido

Paradis du ski, de la rando… et du fromage

Zermatt a la réputation de figurer parmi les domaines skiables les plus attractifs au monde avec 360 km de pistes, rien que ça, à cheval entre la Suisse et l’Italie. L’été, on ne compte pas non plus le nombre de randonnées entre forêts, alpages, hauts plateaux et lacs d’altitude. Il est possible de crapahuter pendant plusieurs jours sans jamais emprunter le même sentier. De retour au village, les plaisirs de la haute montagne restent intacts. Dans les ruelles, le calme et le silence sont rois – hormis des voiturettes électriques, aucune voiture ne circule à Zermatt. Y flâner en faisant un peu de lèche-vitrines est un vrai régal, entre boutiques de souvenirs et marques de luxe (Breitling, Hublot, Omega, etc.). A la hauteur de la renommée internationale de ce petit village aussi prisé par les touristes que les Suisses amoureux de grands espaces. 

Zermatt, aux pieds du Cervin

© Christopher Shand/Luxaltius

Un haut-lieu du cocooning et des gourmandises

Zermatt regorge de bonnes adresses pour se restaurer ou passer quelques nuits. Voici nos favorites : 

Hôtel Carina
Une vue imprenable sur le Cervin, un design épuré sans être totalement minimaliste, une cuisine « slow food » concoctée avec des produits régionaux, un spa pour se ressourcer, des chambres adaptées à toutes les envies (du lit individuel en dortoir cosy aux luxueuses penthouses)… sans oublier l’accueil simple et chaleureux de son équipe. Séjourner à l’hôtel Carina, c’est s’offrir une douce parenthèse. Pratique, l’hôtel se situe à quelques minutes à pied de la gare et est à peu près à la même distance de la station de départ du funiculaire Sunnegga-Rothorn. www.carinazermatt.ch 

Zermatt, aux pieds du Cervin

Hotel Carina © Hotel Carina

Chez Vrony
Pour une pause café ou un lunch en altitude, les yeux rivés sur sa Majesté le Cervin, direction Chez Vrony. La vue y est tout simplement époustouflante. Entre fromages d’alpage et mets régionaux traditionnels, la cuisine de Vrony a tout pour régaler les palais des gourmands et des fins gourmets. Situé au bord des pistes, à 2'100 mètres d’altitude, le restaurant est facilement accessible à pied ou à ski depuis la station Sunnegga. Un must à Zermatt. www.chezvrony.ch 

Restaurant Schäferstube
Difficile de choisir entre la raclette, la fondue au fromage et les spécialités d'agneau de Zermatt… La carte de ce petit restaurant décoré comme un confortable chalet a le don de mettre les papilles de ses hôtes en joie. Ici, tout est bon et local. A commencer par la viande des moutons à nez noir issue du propre élevage de Paul Julen, le propriétaire du restaurant. D’ailleurs, les peaux de mouton sur lesquelles les hôtes sont confortablement assis proviennent également de cet élevage que l’on peut apercevoir, l’été, dans les pâturages environnants, tous situés à plus de 2'400 mètres d’altitude. www.julen.ch