Lâcher de serpents

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Lâcher de serpents - Vacheron Constantin
Vacheron Constantin a puisé son inspiration dans un art ancestral venu d'ailleurs.
Tribune des Arts - Novembre 2012
Sylvie Guerreiro

Le tout nouvel opus de la Collection métiers d'Art s'inspire tant du zodiaque chinois que de l'art de découper le papier. Immersion dans un univers fascinant.

 

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En Suisse, nous connaissons tous cet art du découpage typique du Pays-d'Enhaut. Mais connaissez-vous le jianzhi, son “cousin” chinois? C'est un peu la même chose. Sauf qu'à la place des vaches montant aux alpages, on trouve plutôt des fleurs, des demoiselles en habit traditionnel, des divinités en tout genre et tout ce que l'astrologie chinoise compte d'animaux. Classé Patrimoine Culturel Immatériel de l'Unesco, cet art du papier découpé était déjà pratiqué par les Chinois bien avant qu'ils n'inventent le papier justement; ils découpaient du cuir et des fines feuilles de métaux précieux. Sous les dynasties Han (-206 à 220) et Tang (618-907), les femmes avaient l'habitude d'orner leur chevelure de feuilles d'or, d'argent et de morceaux de soie colorée. Mais on retrouve les prémisses du jianzhi sur d'anciennes peintures rupestres et poteries peintes, ou encore dans des bronzes des dynasties Shang (-1600 à -1050) et Zhou (-1050 à -256).

Dans les campagnes, c'était généralement les femmes qui cultivaient cet art. Sa maîtrise était même un critère de sélection pour les jeunes filles en âge de se marier! On s'en servait surtout pour décorer portes et fenêtres lors des festivités, en particulier au moment de la Fête du Printemps (Nouvel-An chinois). Ce qui est toujours valable aujourd'hui. Certains découpages sont d'ailleurs de véritables œuvres d'art. Et si les Chinois ont tant de plaisir à en offrir, c'est parce qu'ils sont devenus, au fil du temps, des porte-bonheur, exprimant toutes sortes de souhaits et d'espoirs. C'est pourquoi, ils sont le plus souvent façonnés dans du papier rouge, couleur du bonheur en Chine.


2013, année de clairvoyance?

Pourquoi est-ce que l'on vous parle de cela au fait? Parce qu'une fois de plus, Vacheron Constantin a puisé son inspiration dans un art ancestral venu d'ailleurs. Après les masques tribaux, la tradition japonaise de la laque et celle de la tesselation, typique des premiers siècles de l'Islam et réinterprétée par Escher, la maison horlogère s'est plongée dans La Légende du zodiaque chinois. Donnant ainsi naissance à un nouvel opus de la Collection Métiers d'Art. Décliné sur un cycle de douze ans (un animal par année), il débute tout naturellement par “2013 – L'Année du Serpent”.

 

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Taillées dans l'or rose ou le platine, ces montres au visage tantôt bleu, tantôt bronze, éditées en deux séries de douze pièces, arborent un cadran dont le motif végétal est non seulement typiquement chinois, mais aussi directement inspiré du jianzhi. À la différence qu'ici, il n'est pas question de papier découpé mais d'or sculpté et gravé, recouvert d'émail Grand Feu, une technique née à Genève. Ou quand la Chine et la Suisse fusionnent...

Vous l'aurez compris, le serpent, élément décoratif central, est issu du zodiaque chinois. Métaphore de la périodicité du temps, l'animal est également symbole de sagesse, de clairvoyance, de séduction et de détermination. Il est dit que les natifs du serpent sont perspicaces, dotés d'un intellectuel redoutable, d'un caractère fort mais qu'ils sont aussi des calculateurs indomptables et imprévisibles. Entièrement sculpté à la main, comme le cadran, ce reptile a demandé pas moins de trente heures de travail pour ne serait-ce qu'en graver les écailles. Mais quel réalisme! On le croit prêt à bondir...

Pour laisser toute son ampleur au décor, Vacheron Constantin a choisi d'afficher le temps par quatre guichets disposés à la circonférence du cadran. Ils s'ouvrent sur l'heure, les minutes, le jour et la date, de façon traînante pour les deux premières, sautante pour les autres. Chef d'orchestre de cette valse: un mouvement automatique haute précision, 100% Vacheron Constantin, dont on peut admirer les superbes finitions via le fond transparent du boîtier. C'est que ce petit chef-d'œuvre répond aux nouvelles exigences du Poinçon de Genève, lequel certifie non plus seulement le calibre mais la montre dans son entier. Très attendue par les collectionneurs, cette nouvelle collection a donc tout pour leur faire tourner la tête. Un peu comme s'en délecterait Kaa, le python hypnotiseur du Livre de la jungle!

 

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