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Technique - Une fixation sur les attaches

Technique Une fixation sur les attaches

Les bracelets en métal sont un élément de design distinctif*

Jamais il n’a eu autant d’importance. Le bracelet en acier fleurit, fertilisé par l’explosion du style sport chic. Mais il s’agit d’un art complexe, où il est difficile de bien faire et de se faire remarquer.

Une fixation sur les attaches

Réédition du bracelet Gay Frères pour la Zenith Revival A384 © Zenith

Le bracelet représente 70 % de la surface de contact entre montre et peau. Cette seule proportion pourrait suffire à résumer l’importance cruciale de la conception des bracelets en métal, mais voila : ils sont encore plus complexes et exigeants à réaliser. Cet art méconnu, qui passe au quatrième plan derrière l’esthétique générale, celle de la boite et la mécanique, est pourtant fondamental. Il est un déterminant essentiel souvent ignoré, de la qualité, du confort, du design de la montre. Et si on ne choisit pas un modèle pour son bracelet, celui-ci peut facilement déplaire, détourner un amateur d’une pièce qu’il trouve magnifique par ailleurs. Il s’agit donc ici de design, mais aussi, de logique souterraine et délicate à appréhender, d’ergonomie et de confort. Un bon bracelet s’apprécie autant avec la peau qu’avec l’oeil.

Définir

Les paramètres d’un bracelet en métal sont extrêmement nombreux. Tout d’abord, la forme du maillon : plat ou bombé ? Selon quelle courbure ? Large ou étroit ? Plein ou replié ? Poli, satiné, ou un peu des deux ? Comment sont traités ses bords, avec des arêtes vives ou très anglées ? Quel est leur degré d’articulation et surtout celui des premiers maillons, qui créent le rayon de courbure autour du poignet ? Combien en voulez-vous, 1, 3, 5, ou même 7 et parfois 9 ? Comment est sa boucle : à deux ou trois lames ? Avec un capot protecteur ou invisible ? Est-il intégré à la boite, ou en est-il visiblement séparé ? Enfin, dans le cas particulier de la maille milanaise, est-il fixé à la boite par une barre creuse et droite qui contient une barrette, ou avec un bord arrondi qui en épouse la courbe ?

Une fixation sur les attaches

Laureato Infinity, Royal Oak ref. 15202BC et Navitimer B01 Chronograph 43 © Girard-Perregaux, Audemars Piguet et Breitling

Exister

Créer un bracelet en métal, c’est répondre à toutes ces questions. A partir de cette matrice de choix, on peut décrypter ce qui sort de l’imagination des designers. Mais leur plus grande contrainte est ailleurs. Car en matière de bracelet, il faut innover pour exister. Et le champ a été déjà très largement balayé. On ne compte plus les créations reconnaissables, que les connaisseurs savent attribuer à la marque voire au modèle d’origine. L’immense classique Oyster de Rolex et le Jubilé, plus précieux avec ses petits maillons bombés au centre. Le Navitimer de Breitling et son alignement oblique. Le très large maillon unique des Octo, articulé grâce à un plus petit, inscrit dans la masse du premier. L’indétrônable plaquette des Royal Oak avec ses deux chevilles verticales. La plaque polie au milieu du grand maillon mat des Laureato de Girard-Perregaux, une variante sur le même thème que les Nautilus.

Une fixation sur les attaches

Le bracelet Jubilé de Rolex et Bulgari Octo Finissimo Steel © Rolex et Bulgari

Inventer

Cependant, les imaginations se sont débridées et les nouvelles formes ont fusé en ces temps où règnent le casual wear, le télétravail et la fusion des genres. Les enjeux n’ont jamais été aussi forts, car toute marque qui ne possède pas sa gamme sport chic est en danger de ringardisation. C’est ainsi qu’est née la forme organique qui tient les Streamliner d’H. Moser & Cie. au poignet. Des maillons complexes, arrondis, tridimensionnels, aux finitions terriblement difficiles à exécuter. Chez Vacheron Constantin, on a repris le principe initial des Overseas, dont le maillon est dérivé de son logo, une croix de Malte, aplati et affiné pour la nouvelle génération. Idem chez Tudor, qui a dédié un bracelet entièrement nouveau et intégré à la ligne Royal, mais qui puise ses racines dans des exécutions anciennes. C’est d’ailleurs un mouvement typique du style sportif, où les résurrections y sont nombreuses : Zenith a appuyé son El Primero Revival A384 sur un bracelet dit échelle, autrefois fabriqué par le spécialiste du genre Gay Frères.

Une fixation sur les attaches

H. Moser & Cie. Streamliner et Vacheron Constantin Overseas © H. Moser & Cie. et Vacheron Constantin

Toucher

Ainsi, les bracelets en métal sont un élément de design distinctif. Mais derrière la logique identitaire, l’essentiel reste le confort de porter. Et les plus connus ne sont pas toujours les mieux lotis. L’importance des degrés de rotation des maillons, des finitions de la face intérieure et du poids, est souvent sous-estimée. Ce sont eux qui parlent directement, secrètement, au client lors du premier contact qui compte vraiment, ce moment merveilleux où l’on enfile une montre pour la première fois.

*À l’occasion du 20ème anniversaire de GMT Magazine et de WorldTempus, nous nous sommes lancés dans le projet ambitieux de résumer les 20 dernières années en horlogerie dans The Millennium Watch Book, un grand et beau livre magnifiquement illustré. The Millennium Watch Book est disponible sur www.the-watch-book.com, en français et en anglais.

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