En découvrant au salon de Bâle, la Tondo By Night et son jeu de lumières colorées, il faut bien le dire, j'ai complètement flashé! Tout en ayant comme pensée à l'esprit, que cette montre-là, avait l'avantage rare d'avoir été conçue pour une femme qui rêve un peu de s'affranchir des obligations et s'évader! Déjà de son allure ludique jour/nuit se faisait-elle remarquer!

En totale adéquation avec la tendance Pop Art, cette Tondo By Night se joue en effet bien des convenances serties, des matières convenues et du code couleur de sa semblable version joaillère, en affichant avec espièglerie tout ce qui rend le temps plus amusant. On se plaît à la contempler et à essayer de percer les secrets de son fonctionnement.
Pour celles qui s'intéressent à la technique donc, la carrure de la belle est composée en fibre de verre luminescente, ce qui lui offre cette possibilité – oh combien magique, d'enthousiasme on applaudit! – de rendre la lumière en elle accumulée, lorsque la nuit est tombée, réveillant soudainement en nous l'enfant qui sourit en découvrant cette distrayante luciole. Une montre qui a trouvé le secret qu'on voudrait bien pouvoir insidieusement lui voler : celui de pouvoir briller en soirées!
Et puis, ce qui égaye encore cette réalisation, c'est bien sûr son mouvement inversé avec une masse oscillante qui balance ses chatoyants brillants de part et d'autre du cadran. Juste de quoi être émerveillées, les filles! C'est simple et ça fonctionne; esthétiquement parlant, c'est évident.

Et puis, il y a autre chose de vraiment intelligent, et toutes celles qui sont passionnées d'horlogerie comprendront aisément ce bienfait dont De Grisogono nous gratifie : c'est justement ce module intérieur placé à l'envers, qui évite d'avoir à retirer de son poignet ce garde-temps afin de pouvoir en montrer l'activité à ses amis, puisque tout ici se passe devant! Plus besoin de défaire sa montre pour lui permettre de se faire apprécier par le fond: la Tondo affiche au premier regard tout ce qu'elle a à montrer et ceci lui confère un caractère qu'on se plaît directement à admirer! Ce d'autant plus qu'avec de longs ongles, j'ai eu bien du mal à en fermer la boucle, si ergonomique, qu'elle en devient compliquée! Aussi la franchise de l'oeuvre en fait le plus heureux des accessoires de mode, une heure-minute automatique facile à porter.
Mode, dont on voudrait bien en revanche, qu'elle se sépare de cette matière tellement merveilleuse qu'est le galuchat, ce cuir de raie – ou de requin – devenu rare et, bien évidemment, nécessaire de protéger. Oui, on le sait que c'est mal, oui, on le sait qu'on ne devrait pas, mais comme tous les vices inavoués pour le chic animal – python ou renard dans la même catégorie décimée - il est des beautés terrestres tellement splendides, qu'on a grand peine à s'en séparer. Oh! convoitise de ce que le nature nous offre de plus beau! Problématique ou polémique irrésolue, où on se doit d'assumer, cette imperfection de nous-même qui nous attire irrémédiablement, comme un aimant, à tendre la main et le désir vers un objet aussi soigneusement manufacturé. Ce qui le rend, bien naturellement, plus précieux encore à nos yeux!

Alors voilà, on se moque, du temps, des convenances et de tout ce qui peut dans le luxe être arrogant. Pour s'éclairer, se maquiller, de lumières momentanées et de couleurs sucrées, qui reflètent notre humeur, notre candeur, notre saveur même, l'irrémédiable envie de toucher au plaisir, en devenant une femme Tondo, celle qui a retrouvé, en elle, toute son artistique créativité. Identifiée, donc forcément différente, et d'une authentique réalité, celle d'une vraie féminité affirmée.
Et ma préférée allez-vous demander? La verte, sportive et racée, une vraie personnalité!