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Parmigiani Fleurier  - Bugatti type 390

Parmigiani Fleurier Bugatti type 390

Un bloc moteur au poignet*

C’est une pièce de son temps, qui reprend des actifs passés et se projette dans l’avenir. La Bugatti Type 390 de Parmigiani, du nom du célèbre constructeur automobile accolé au numéro de calibre de la pièce, n’est peut-être pas une révolution en matière de tourbillon, mais une parfaite synthèse de son temps.

Les montres à mouvement incliné, il y en a déjà eu: on en trouve chez Girard-Perregaux, MB&F, David Candaux, Phenomen, Hublot, Greubel Forsey, Bovet. Les tourbillons cylindriques sont plus rares, c’est notamment l’une des marques de fabrique de Rebellion. Lier les deux reste un exercice de haut vol. Ici, le boîtier de la Bugatti Type 390 se compose de deux parties : un bloc moteur tubulaire, contenant le mouvement de la montre, et un cadran positionné perpendiculairement. La jonction entre les deux est articulée (inclinaison jusqu’à 12°) pour un confort de porter optimisé.
Si la collaboration entre Parmigiani et Bugatti est ancienne (2004), ce n’est qu’en janvier 2018, au SIHH, qu’apparaît la première pièce à tourbillon célébrant ce partenariat. Elle a été créée en référence à la Bugatti Chiron qui, avec ses 1500 chevaux, est alors la voiture la plus puissante et la plus rapide du monde. Il fallait donc que Parmigiani conçoive un garde-temps à la (dé)mesure du W16 quadri-turbo de la Chiron.

Multiples clins d'oeil

La Type 390 lui fait quelques clins d’œil, notamment à travers les deux barillets coaxiaux en série (pour 80 heures de réserve de marche) qui rappellent les deux réservoirs de la Chiron. En outre, ces deux barillets sont gravés de la signature de Louis Chiron pour l’un, de l’inscription «Le vieux renard» pour l’autre, clins d’œil au pilote légendaire et à son surnom.
Enfin, dans l’auto comme dans la montre, c’est le moteur qui détermine les proportions de la carrosserie. Dans le cas de la Type 390, elles sont calquées sur celles du régulateur à tourbillon. C’est à partir des dimensions de ce dernier qu’ont été calculées celles de la boîte et de la construction du mouvement, de manière à former un cylindre parfait. Et comme un moteur de bolide, celui de la Type 390 est transversal, lié par une vis sans fin au cadran principal, positionné perpendiculairement.

Bugatti type 390

Bugatti Type 390 © Parmigiani Fleurier

Une construction très complexe 

La construction cylindrique du calibre a posé de nombreux défis, inexistants dans les mouvements à plat avec transmission habituelle par jeu de roues et de pignons. Ici, tout est remplacé par des rouages planétaires. Ils ne sont plus à plat mais à la verticale et ils transmettent l’énergie de proche en proche, comme dans une boîte de vitesse. Leur fonctionnement est rendu possible par des roulements à billes qui sont les plus petits au monde : 1,28mm de diamètre pour 12 billes en céramique de 0,2mm de diamètre chacun!
Les 80 heures de réserve de marche sont indiquées grâce à un différentiel à denture conique. Ce mécanisme pivote sur deux bagues de guidage et permet, grâce à une aiguille fixe, la lecture de la réserve de marche sur un tube. Le principe de réserve de marche conique sera notamment repris, dans une version légèrement différente, par Ferdinand Berthoud. Au final, la construction du mouvement est passablement complexe. Au lieu du format plat habituel, avec une platine où se fixe des ponts, le calibre PF390 est composé de sept strates, comme autant de « tranches verticales », intégrant un total de 302 composants.

Rare et racée

Esthétiquement, la Type 390 se veut résolument moderne. Les tambours de barillet sont en titane. Le cadran noir est ajouré. Inspirée des courbes fluides de la Bugatti Chiron, la création a fait l’objet de trois versions initiales, en or gris, or rose ou titane, chacune avec fond gravé «EDITION LIMITEE 10 PIECES ».
Pour créer cette imposante pièce, Parmigiani Fleurier a fait appel à son propre écosystème de manufacture intégré. Le balancier à inertie variable et le spiral à courbe terminale Breguet sont notamment réalisés chez Atokalpa. Et comme l’avait annoncé Parmigiani en 2018, ce mouvement PF390 a servi de base aux tourbillons tubulaires développés ultérieurement. 

*Cette année GMT Magazine et de WorldTempus se sont lancés dans le projet ambitieux de résumer les 20 dernières années du tourbillon dans The Millennium Watch Book - Tourbillons, un grand et beau livre magnifiquement illustré. Cet article en est un extrait. The Millennium Watch Book - Tourbillons est disponible sur www.the-watch-book.com, en français et en anglais.

 

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L’un des plus récents exemples de réussite dans l’industrie horlogère suisse, Parmigiani Fleurier est né du lien étroit entre l’horloger Michel Parmigiani et la Fondation de Famille Sandoz

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