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Montblanc  - Villeret 1858 Tourbillon Bi-Cylindrique

Montblanc Villeret 1858 Tourbillon Bi-Cylindrique

Merveille de Minerva*

Un tourbillon bi-cylindrique ? Cela n’existait pas. Un tourbillon aux finitions aussi poussées? Non plus. Une boîte aussi étrange ? Pas vraiment. Pour son entrée dans le monde de la très haute horlogerie, Montblanc a frappé très fort.

Déjà active dans l’horlogerie depuis des années, Montblanc avait décidé de monter en gamme, très vite et surtout très haut, en avalant la manufacture Minerva en 2007. Quatre ans après, elle commençait à produire des montres sur un nouveau segment, celui de la haute horlogerie au sens le plus classique du terme. Plus encore que les autres pièces à grandes complications qui la suivront, la Villeret 1858 Tourbillon Bi-Cylindrique a servi à exposer au grand jour tout ce que la marque avait acquis : une manufacture historique, très autonome, inventive, capable de réaliser un tourbillon au sommet de l’échelle des finitions.

Mitigé

D’une certaine manière, cette montre imposante de 47mm de diamètre était d’une double nature. D’un côté, son esthétique générale était clivante. Est-il besoin de le mentionner: l’excroissance à 6 heures, qui donne à la boîte cette forme de goutte, n’était pas du goût de tout le monde. Sortir des clous pour se différencier est une chose délicate lorsque l’on parle d’une montre à plus de 200’000 €. Le fait que la série ait été limitée à 16 unités (plus quelques-unes en platine sur commande) ne permettait pas forcément de contourner le problème. De l’autre, toute la montre, et surtout la partie tourbillon, atteignait un niveau de sophistication et de finitions proprement ahurissant. Et pourtant, en 2011, les marques les plus soigneuses s’étaient lancées dans la réalisation de tourbillons tous plus beaux les uns que les autres. Mais celui-ci mérite sa place au panthéon de la bienfacture.

Double impact

La manufacture historique Minerva possède en son sein une variété de métiers tout simplement incroyable, et qui inclut la fabrication de spiraux. Pour bien montrer de quoi elle était capable, elle a donc décidé de pousser les curseurs sur la position maximum. En effet, au lieu d’un seul spiral, ce qui est la norme, le calibre MB M65.63 en a intégré deux sur un seul balancier. Montés en sens opposés, l’un pousse quand l’autre tire. Un art subtil, rare, qui demande un appairage de très grande finesse et qui apporte des bénéfices considérables en termes de concentricité. En clair, le centre de gravité du spiral/balancier est quasi-invariant, ce qui réduit les frictions et accroît encore la précision.

Villeret 1858 Tourbillon Bi-Cylindrique

Villeret 1858 Tourbillon Bi-Cylindrique © Montblanc

L’effet tube 

Mais ce n’est pas tout. Ces deux spiraux ne sont ni plats, ni à courbe terminale relevée de type Breguet, mais cylindriques. Enroulés comme des tubes, ils sont hauts et dotés d’une courbe terminale à chaque extrémité. Au lieu de s’ouvrir et de se fermer, ils effectuent un battement à la verticale. De plus, ils sont concentriques. Le premier, de petit diamètre, bat à l’intérieur de l’autre, plus grand. Du très grand art horloger, un travail de façon extraordinaire et un réglage qui a dû prendre un temps invraisemblable.

Tuyaux et épingle

Le tout est intégré dans une cage de tourbillon comme on n’en avait jamais vu auparavant. Elle est posée sur deux piliers au profil concave, parfaitement polis, y compris sur leur surface arrondie. Le pont de tourbillon est une longue épingle repliée en son milieu, de part et d’autre de l’axe du balancier. La marque revendique une forme de huit allongée… tellement allongée qu’on ne la distingue pas. Ces fils longs, ajourés et entrecroisés, ont été bercés (c’est-à-dire arrondis à la lime), polis miroir et satinés sur les flancs. Verdict: trois semaines de travail, du jamais vu à l’époque, et probablement pas depuis. Quant à la cage, elle présente trois bras façonnés de la même manière. Elle est de très grande taille, pour intégrer un vaste balancier de 14,5mm de diamètre, imposé par la très basse fréquence de 18’000 A/h du calibre.

Mystère et beauté

Par ailleurs, la Villeret 1858 Tourbillon Bi-Cylindrique possède un cadran ouvert, qui montre un splendide ressort à 9 heures. Platine et ponts sont en maillechort, un alliage proche du laiton, plus propice à mettre en valeur les finitions, mais aussi bien plus délicat à travailler. Heures et minutes sont affichées sur deux disques en saphir superposés, entraînés par leur périphérie dans un mode inconnu auparavant: les heures mystérieuses. C’est pour leur donner de la place que Montblanc a dessiné cette boîte au profil bombé, qui descend pour accompagner la fatidique excroissance à 6 heures. Avec elle, la lunette polie passe de concave à convexe dans un nouvel exploit de terminaison. Le tout montre l’étendue des savoir-faire et la qualité de finitions dont est capable Minerva. Si seulement il n’y avait pas cette goutte.

*Cette année GMT Magazine et de WorldTempus se sont lancés dans le projet ambitieux de résumer les 20 dernières années du tourbillon dans The Millennium Watch Book - Tourbillons, un grand et beau livre magnifiquement illustré. Cet article en est un extrait. The Millennium Watch Book - Tourbillons est disponible sur www.the-watch-book.com, en français et en anglais.

 

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