Le chrono quatre-en-un

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Le chrono quatre-en-un - Louis Vuitton
Avec la Tambour Twin Chrono, Louis Vuitton propose une des montres les plus étonnantes et innovantes de l’année 2013. Portrait d’un chronographe de régate bien plus fou qu’il n’y parait.

De loin, elle ne donne pas l’impression d’une montre inhabituelle. C’est en regardant de plus près le cadran de la Tambour Twin Chrono que l’on commence à suspecter son originalité. Trois compteurs. Est-ce un simple chronographe ? Deux couronnes. Est-ce un réveil ou une montre de plongée à réhaut intérieur ? Un poussoir. Permet-il un changement de date ou de fuseau horaire rapide ? Rien de tout cela. C’est l’appellation Match Racing, en rouge sur le cadran, qui désigne la vraie nature de cette grande montre de 45 mm de diamètre. Il s’agit du premier chronographe capable de mesurer le temps de deux concurrents séparément, et à donner le différentiel de leurs performances de manière immédiatement lisible. Derrière cette configuration étonnante, il faut se rappeler que Louis Vuitton est le chronométreur officiel de la Louis Vuitton Cup et de l’America’s Cup. Ces deux compétitions se déroulent cet été dans la baie de San Francisco et consistent en une série d’affrontements en face à face.
 

 
Séquence à quatre temps
Voila pour la raison d’être. Qu’en est-il du fonctionnement ? C’est là que Vuitton a frappé fort, car les solutions mises en œuvre sont franchement originales. La Twin Chrono n’est pas un chronographe à rattrapante, formule habituellement retenue pour mesurer des temps intermédiaires ou séparés. Les heures, minutes et secondes sont au centre, remontées par un rotor d’automatique tout ce qu’il y a d’habituel. Mais le reste des fonctions est à remontage manuel et s’actionne par un poussoir unique. Il commande une séquence d’évènements dictée par les règles de la compétition. Première pression, les deux chronographes du bas se lancent ensemble. Seconde pression, un de ces compteurs s’arrête pour donner le temps du premier concurrent arrivé alors qu’en parallèle, le troisième est lancé, à midi. Troisième pression, ces deux derniers compteurs s’arrêtent, donnant à la fois le temps du perdant de la course et l’écart qui le sépare du vainqueur, lisible très nettement dans le compteur le plus en haut. A la quatrième pression, le tout est remis à zéro. Cela consiste à ramener six aiguilles en position verticale d’un seul coup et ça, c’est du jamais vu.
 


Colocataires
En retournant la montre, on aperçoit quatre balanciers. Le secret du calibre LV175 réside dans cette multiplicité. La Twin Chrono est un conglomérat de quatre mouvements séparés. Le premier donne l’heure. Les trois autres colocataires gèrent chacun un des compteurs. La séquence de leur animation est centralisée par un système de double roue à colonne. La première est classique. Elle en pilote une seconde à quatre étages, bien plus complexe, qui répartit les instructions entre les chronographes. Ces mouvements sont donc arrêtés la plupart du temps. La roue à colonnes les réveille en cas de besoin avant de les remettre en sommeil. Ce bi-chronographe à différentiel, son appellation officielle, est le produit de La Fabrique du Temps, le fabricant de mouvements à complications que Louis Vuitton a acquis. Il permet à la maison parisienne de renforcer son offre haut de gamme sous un jour qui se confirme d’année en année : la marque a de grosses ambitions horlogères et se donne des moyens bien à lui pour les servir.
 

 

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