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Kerbedanz  - Kerbedanz Maximus

Kerbedanz Kerbedanz Maximus

Le tourbillon Version XXL*

Prendre le contre-pied. Viser l’inattendu. Oser la démesure. Voilà la partition jouée par Kerbedanz avec son tourbillon Maximus. Nul besoin d’être expert pour en comprendre la singularité – tout au plus d’avoir quelques notions de latin. Maximus? Le plus grand!

ll y a certaines réalisations qui se passent de commentaires. Quoi qu’il advienne, elles laissent bouche bée. C’est le cas de Maximus. L’objet a été présenté à Baselworld en 2017. Les allées de feu le plus grand salon horloger bruissaient d’un étrange écho: une petite maison 100% indépendante, nichée au milieu des exposants regroupés aux «Ateliers », venait de réaliser le plus grand tourbillon du monde. L’intérêt technique ? Aucun. L’art pour l’art. L’horlogerie est plutôt experte en la matière. Mesurer le 1/100e de seconde ou offrir un calendrier exact pendant deux siècles est une offense au bon sens. Mais l’art horloger – et l’art tout court – ne saurait se limiter à atteindre un objectif de sens commun. Là n’est pas son rôle. Il faut créer, inventer, innover, repousser les limites, faire progresser la science et faire rêver. À ce jeu, on peut dire que Maximus sort gagnant.

Une idée, des problèmes

Si l’idée de concevoir « le plus grand tourbillon du monde » peut sonner comme un défi auquel peu d’horlogers sauraient résister, le fabriquer en est un autre. Accroître son diamètre pose inévitablement des problèmes relatifs à sa fréquence, à sa précision, à son poids, à l’énergie requise pour le faire fonctionner, mais aussi à sa place dans le mouvement et donc à la construction même de ce dernier. Partir d’une feuille blanche était donc indispensable. C’est ce qu’a fait Concepto qui a œuvré aux côtés de Kerbedanz pour donner vie à Maximus. Rapidement, l’idée que le tourbillon devait être central s’est imposée. L’organe ne se déploie pas sur le cadran: il est le cadran!

Kerbedanz Maximus

Kerbedanz Maximus © Kerbedanz

Le diamètre d’un tourbillon est généralement compris entre 8mm et 12mm. Franck Muller fut l’homme d’un Giga Tourbillon de 20mm. Maximus règne avec 27mm de diamètre, insérés dans le diamètre total d’une montre de 49mm. Le mouvement comporte 415 composants, dont 73 pour le tourbillon – un chiffre relativement courant qui s’explique par le fait que, hormis son gigantisme, le tourbillon Maximus fonctionne suivant une architecture standard. Pour que la cage soit aussi légère que possible, elle est réalisée en titane. Le choix de ce matériau permet aussi à Maximus de réduire l’influence des champs magnétiques.

Plus grand, Plus lent

Au lieu d’effectuer une rotation en 60 secondes, Maximus tourne en six minutes. Pour que la bête puisse se mouvoir de manière harmonieuse et régulière, sa fréquence a été descendue à 2,5 Hz, soit 18’000 alternances par heure, le plancher le plus bas communément admis pour un mouvement mécanique contemporain. Naturellement, même à une si basse fréquence, le géant Maximus est gourmand, voire très gourmand. Quatre barillets en parallèle, menant une roue centrale montée sur un roulement à billes, fournissent le couple nécessaire à son alimentation. Plus de 48 heures de réserve de marche (avec indicateur) sont garanties par Kerbedanz. Il est toutefois inutile d’essayer de remonter la montre par la couronne visible à 2h: elle n’est utile que pour la mise à l’heure. Pour réarmer les quatre barillets de Maximus, il faudra utiliser une clé spécialement fournie à cet effet qui agira par le fond du boîtier. Quelle est la valeur ajoutée de Maximus ? Déjà, le plaisir visuel, l’admiration d’une performance technique improbable mais impressionnante. Ensuite, le didactisme : le tourbillon se dévoile en grandeur nature, en version XXL. Tout est visible sans loupe. La basse fréquence permet de saisir le moindre détail. Hypnotique, il remet sur le devant de la scène cette belle fréquence quelque peu oubliée des 18’000 alternances par heure, celle des premières montres de poche. Celle du temps où la performance ne prenait que la place que lui laissait l’art horloger.

Kerbedanz Maximus

Kerbedanz Maximus © Kerbedanz

*Cette année GMT Magazine et de WorldTempus se sont lancés dans le projet ambitieux de résumer les 20 dernières années du tourbillon dans The Millennium Watch Book - Tourbillons, un grand et beau livre magnifiquement illustré. Cet article en est un extrait. The Millennium Watch Book - Tourbillons est disponible sur www.the-watch-book.com, en français et en anglais.

 

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