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Girard-Perregaux - Néo-Tourbillon sous trois ponts

Girard-Perregaux Néo-Tourbillon sous trois ponts

À sa structure sous trois ponts, Girard-Perregaux a ajouté la troisième dimension*

En 2014, Girard-Perregaux sortait son premier Néo-Tourbillon sous Trois Ponts. Cette montre est issue de l’esprit de Stefano Macaluso. Tout comme son père Gino, ex-président et propriétaire de la marque, il a été formé comme architecte à l’université de Turin. Il en a gardé un sens aigu de la construction, du volume et, élément fondamental de tout bâtiment, du vide. La montre se distingue principalement par son mouvement. En l’absence totale de cadran, le calibre occupe tout l’espace visuel. La boîte en elle-même étant très simple (ronde, flancs cambrés, cornes courtes), et l’épaisseur largement occupée par l’une des premières glass box de l’histoire contemporaine, c’est véritablement la structure du calibre GP09400 qui fait toute cette montre.

Aux origines

Toute ? Pas tout à fait. Car le Néo est la version actualisée, modernisée, futuriste même, d’un des plus grands classiques de l’horlogerie. En 1991, Girard-Perregaux a adapté en montre de poignet un mouvement de montre de poche né vers 1860, d’une beauté rare, tout en préservant ses caractéristiques différenciantes : son régulateur à tourbillon et sa structure. Le Tourbillon sous trois Ponts d’or présente un rouage en ligne sous trois larges ponts traversants, un pour le barillet, un pour la roue de centre, un pour la cage de tourbillon. Les trois sont en or massif et, en l’absence totale de cadran, visibles sous la glace. En 1991, on compte à peine dix marques qui produisent des tourbillons. Ils ont peu de clients et aucun ne verse dans ce type d’exhibition. Qui plus est, le calibre GP9900S est truffé de détails horlogers sophistiqués. Le niveau de finitions est exceptionnel, en particulier le travail sur les vedettes de la structure, les ponts. Leur anglage, leur polissage, leur mise en forme, occupent des cohortes d’horlogers dans les ateliers de la place Girardet à La Chaux-de-Fonds.

Néo-Tourbillon sous trois ponts

© Girard-Perregaux

Fondateur

Avec de nombreuses variations esthétiques, l’ajout d’un remontage automatique par micro-rotor (encore une rareté et un geste pionnier), et la greffe de multiples modules de complication, le mouvement Trois Ponts est un des plus importants de sa génération, certainement un des plus beaux et, clairement, un incubateur d’idées. Il s’agit d’un précurseur, une espèce de matrice qui a modelé bien d’autres pièces. Il avait plus de quinze ans d’avance sur l’esthétique mécaniste qui allait venir, celle qui met en avant le mouvement par-dessus tout le reste. On ne parle même pas des nombreuses vocations qu’il a encouragées chez les horlogers qui le citent comme une référence absolue lors de leurs années de formation.

La version 2.0

Le Néo-Tourbillon sous Trois Ponts est la preuve qu’on peut partir d’un concept ancien, et le projeter dans son siècle avec la force du design. La structure horlogère, elle, a été préservée. Tout comme dans la version 1.0, elle est en réalité inversée. Tout ce que l’on devrait trouver côté fond a été passé côté cadran, directement sous l’aiguillage. Les ponts dominent, peut-être encore plus qu’avant. Le micro-rotor, en or gris massif, assure 72 heures de marche, ce qui est considérable, surtout avec un tourbillon à tracter, fut-il aussi léger (0,25 gramme grâce à une cage en titane). De plus, ce système de remontage est impossible à deviner car entièrement caché sous le barillet.

Néo-Tourbillon sous trois ponts

© Girard-Perregaux

Sublimer les ponts 

La transformation essentielle est donc esthétique et ce n’est pas un détail. C’est ici un fondement horloger. En premier lieu, les ponts, personnages centraux de cette histoire. Ils sont passés à la troisième dimension: arqués, cintrés et squelettés selon un ajourage complexe qui ajoute encore à la tension incroyable des lignes. Ensuite, la création d’un vide au centre de la montre, sous les ponts, comme s’il s’agissait d’une vallée que l’architecte devait enjamber par trois fois. Et au milieu coule une rivière, celle du rouage. Pour arriver à ce niveau de dépouillement, tous les organes, roues, tirettes, ressorts et autres, sont cachés dans les couches intermédiaires du calibre ou renvoyés au dos. Le côté fond, très plat et peu foisonnant, ne présente donc pas le même intérêt que d’autres calibres de cet acabit. Enfin, les couleurs, camaïeu du gris clair au quasi noir. Leurs textures mates, sablées, presque rugueuses, finissent par donner un grain minéral, proche du béton, à ce qui était peut-être, secrètement, la maquette d’un projet architectural fou, grimé en montre de poignet. 

*Cette année GMT Magazine et de WorldTempus se sont lancés dans le projet ambitieux de résumer les 20 dernières années du tourbillon dans The Millennium Watch Book - Tourbillons, un grand et beau livre magnifiquement illustré. Cet article en est un extrait. The Millennium Watch Book - Tourbillons est disponible sur www.the-watch-book.com, en français et en anglais.

 

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