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Fondation Hans Wilsdorf - Chacun selon ses moyens

Fondation Hans Wilsdorf Chacun selon ses moyens

Le spectre des actions philanthropiques horlogères va du plus modeste au gigantesque. Exemples variés, de Golay Spierer à l'acteur le plus puissant du secteur, la Fondation Hans Wilsdorf.

Le spectre de la philanthropie horlogère suisse est l'un des plus larges qu'on puisse imaginer. D'une certaine manière, il reflète la structure de cette industrie, constellation de centaines d'acteurs qui vont de la micro entreprise à la multinationale ultra connue. Tout le monde y va donc de son évènement caritatif, de sa série limitée aux bénéfices reversés, de sa fondation, de ses projets d'aide, chacun à la mesure de ses moyens. D'un côté, la Fondation Hans Wilsdorf, actionnaire unique et entier de rolex a une action d'ampleur sur la durée, depuis plus de 60 ans et aujourd'hui à hauteur de centaines de millions de francs. A l'autre bout du spectre, on peut mentionner des gestes plus modestes, comme celui de Golay-Spierer, qui a réservé une partie des profits de la vente de sa première pièce Heroïca Tempus à des oeuvres de charité.

Chacun selon ses moyens

Heroïca Tempus © Golay Spierer

Comme tout ce qui touche à Rolex, l'action de la Fondation Hans Wilsdorf intrigue et étonne par son ampleur. Lorsque Hans Wilsdorf a transféré l'intégralité de ses actions Rolex à la fondation qui porte son nom, il avait deux idées en tête. Ces deux idées sont devenues la raison d'être de ce très secret acteur genevois. La première était de sanctuariser la marque qu'il avait fondée et qu'il possédait seul. Dans le giron de cette fondation privée, Rolex ne peut être vendu, ne distribue pas de dividendes à des actionnaires extérieurs, ni d'informations financières, et est administrée dans un sens unique : sa perpétuation. Le second but de cet homme sans enfants, genevois d'adoption et très impliqué dans la vie sociale du bout du lac, était l'entretien et le financement d'un grand nombre d'associations à fins d'aide humanitaire, philanthropique et éducative.

Les buts de la fondation, bien qu'ils aient récemment été modifiés dans un sens plus vague, stipulent que cette entité a pour charge d'« allouer des dons à diverses œuvres de bienfaisance et à des patronages énumérés dans l'acte de fondation ainsi qu'à l'Ecole d'Horlogerie de Genève, à l'Ecole des Arts Décoratifs de Genève, section arts industriels, à la Faculté des sciences économiques et sociales de l'Université de Genève, au Laboratoire suisse de recherche horlogère à Neuchâtel et, enfin, fournir aux neveux et nièces du fondateur et à leurs descendants des allocations pour leur entretien, l'éducation et l'entretien de leurs enfants. »

Chacun selon ses moyens

Hans Wilsdorf 1945 © Rolex

Si lesdits actes de fondation ne sont pas accessibles, ces visées sont déjà bien détaillées. Par contre, sur le sujet de son fonctionnement, presque tout est secret, à part une adresse à Carouge, ses dirigeants et quelques unes de ses actions d'éclat. Son Président est un notaire genevois, Me Costin van Berchem. Il est secondé au conseil de fondation par d'importants responsables du monde associatif et industriel genevois. Ensemble, ils font tourner en toute discrétion une machine à distribuer des sommes qu'on ne peut que deviner, mais que l'on devine énormes.

En effet, la Fondation est l'actionnaire unique de Rolex. Les profits du leader mondial de l’horlogerie sont donc partagés entre investissements, réserves et dividendes distribués à son propriétaire. Si l'on part du chiffre communément accepté de 5 Mds de Francs de chiffre d'affaires et qu'on y applique un taux de rentabilité conservateur de 20%, cela donne 1 Md de francs de bénéfices par an à distribuer, un montant qui n'est pas obéré de taxes sur les bénéfices, dont sont exemptes les fondations. Ces sommes sont réparties dans des proportions elles aussi inconnues, mais qui font de toute manière de la Fondation Hans Wilsdorf un mastodonte du mécénat.

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Le Campus de la HEAD, financé à hauteur de 90% par la Fondation Hans Wilsdorf © HEAD – Genève, Michel Giesbrecht

Quelques unes de ses actions résument l'ampleur des dons dont elle est capable. En 2015, elle a sauvé de la faillite le club de football genevois Servette FC. Elle avait financé, mais aussi dessiné et fait construire, un spectaculaire pont sur l'Arve voisin du siège de Rolex, baptisé Pont Hans Wilsdorf. En 2017, elle a offert à la HEAD, la principale école d'arts appliqués genevoise, 90% des fonds nécessaires à l'acquisition d'un campus entier dans une transaction évaluée à 100 millions de Francs. Un de ses derniers coup d'éclat est le rachat d'un immeuble célèbre du centre-ville de Genève qui abrite un cinéma qui semblait condamné, et qui sera ainsi préservé.

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Pont Hans-Wilsdorf © Geneve.com

Mais en parallèle de ces actions dont on entend parler dans la presse, l'essentiel est plus discret, continu et du ressort direct de la philanthropie. La fondation finance ainsi tout ou partie de banques alimentaires et d’œuvres à destination des personnes âgées, des bourses d’études, des récompenses d'écoles diverses, des associations actives dans la réduction du sur-endettement et des dons directs...

Si toutes ces actions sont à dessein circonscrites à l'Etat de Genève, elles ne sont pas les seules à émaner de la Fondation Hans Wilsdorf. Parce qu'en parallèle, sa filiale Rolex, en tant que marque, a les mêmes racines. Elle est active dans le domaine des arts, de la science, de la culture, de l'environnement, de la recherche et du sport, et cette fois, à l'échelle planétaire.

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